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Abbé Arnaud FERRAND, curé de Baurech (20.04.1849 – 04.02.1907), poète aquitain du Médoc, premier Félibrige girondin en Bazadais
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Biographie, bibliographie, composition musicale de l’abbé Arnaud Ferrand. [Télécharger sa bibliographie complète]

Appel à contributions : toute personne qui aurait copie des peintures d’oiseaux, dessins, études ornithologiques, homélies, cours de rhétorique, partitions ou poèmes absents de cet article, est cordialement invitée à m’en transmettre un scan, une copie ou simplement à m’informer de son existence. SVP contactez moi via ce formulaire de Contact.

Portrait-de-l-Abbe-Arnaud-FERRAND
Portrait-de-l-Abbe-Arnaud-FERRAND

Biographie 

L’abbé Ferrand est né à St Pierre de Mons le 20 avril 1849, et mort le 4 février 1907. Il termine ses études au grand séminaire de Bordeaux en 1873 [Voir Sources : « Statistique générale… »], puis enseigne la rhétorique en classe de seconde au petit séminaire de Bordeaux de 1873 à 1883 [Revue illustrée du Tout-Sud-Ouest, mars 1907, pp. 85-86]. Agé de 33 ans, il abandonne l’enseignement et devient curé de la paroisse de Baurech, qu’il ne quittera pas. Les revues qui le publient le désignent le plus souvent comme l’abbé A. Ferrand, plus rarement comme chanoine [Actes 1901 ; Revue de Comminges 1893] ou chanoine honoraire [revue catholique de Bordeaux, 1895]. Sa renommée en tant que poète et que « diseur » traverse l’Occitanie : de Bordeaux à Maillane en passant par Saint Bertrand de Comminges.

Fin août 1879, l’abbé Ferrand rencontre pour la première fois Frédéric Mistral et Joseph Roumanille, à Avignon dans la librairie de ce dernier. Il en évoque le souvenir dans « Une soirée à Maillane », Revue catholique de Bordeaux, 1891, parlant de F. Mistral en des termes élogieux : « le Maître », ou encore « lou bèu Frederi ». C’est là que l’abbé s’entend qualifier de « Félibre d’Aquitaine » par Mistral, dont l’épouse comprend parfaitement l’occitan et demande lecture d’extraits de « La Rabagassade ». Ferrand exprime quelque gêne relative à l’écriture de La Rabagassade, un texte burlesque, une œuvre de jeunesse, satire politique virulente et burlesque qui dresse des républicains qui renversèrent le second empire en 1870, le portrait d’hommes lâches (« Il s’arme d’un couteau… à couper le papier / d’un double canon… de culotte ») et méprisants pour le peuple. Ainsi à la quatrième veillée : « Le peuple est une bonne bête / Qui aime le son de la cymbale. ; / Le bâton ne lui fait aucun mal : / un peu de son, et il avale tout (…) / Oh la bonne vache à lait.  »

Un texte dont Mistral loue « la verve endiablée » et dont « quelques fragments ont l’honneur de représenter la Gironde dans lou Trésor dou Félibrige ». Le propos de l’abbé Ferrand quant aux répercussions de son œuvre chez Mistral – « quelques fragments » – est ici bien modeste comme à son habitude. Car Mistral, dans Lou Trésor dóu Félibrige, cite entre 97 et 112 fois l’abbé A. Ferrand [source : Lou Trésor dóu Félibrige numérique]. A la demande de Mme Mistral, l’abbé donne lecture au couple de « lous casse-cans dou Pape – les héros de Patay » (les suisses du Pape), sixième veillée de sa croustillante Rabagassade.

A noter que pour l’abbé Ferrand, Mesté Verdie est un « rimailleur poissard », dont la langue est aussi incorrecte que grasse et qui ne passera jamais pour un poète.

En 1880, l’abbé Ferrand devient mainteneur de la société des Félibres du Midi [Revue illustrée du Tout-Sud-Ouest, mars 1907, pp. 85-86]

En décembre 1883, le Préfet de Bordeaux appuie la demande de mutation de l’abbé Ferrand adressée au « Ministre de la Justice et des cultes », sauf erreur il s’agit alors de Félix Martin Feuillée. L’abbé souhaite mettre un terme à 8 années d’enseignement au Petit séminaire de Bordeaux pour devenir simple curé de Beaurech, « ce qui ne devrait pas nuire à la poésie », écrit-il à son ami Frédéric Mistral. On appréciera que cette demande de mutation, signée pour le compte du Commissaire central et contresignée par le Préfet, mentionne au sujet de Ferrand, qui a publié plus de 3 000 pamphlets en vers contre Gambetta et son gouvernement : « on le dit très instruit (…) il n’a pas manifesté d’opinions politiques » ! [MS 6875 – Archives de la Gironde]

Début 1889 (le 3 janvier ? le 1er Février ? ou le 7 mars selon Monnier en 1910 ?), l’abbé Ferrand, curé de Baurech, 8 rue Saint-James est admis à la majorité des suffrages comme membre résidant de l’Académie de Bordeaux [Actes de l’A. 1889], en est élu secrétaire pour l’année 1890 [Actes de l’A. 1890] et se trouve adjoint à la Commission Linguistique de la fondation La Grange la même année [Actes, 1890]. La revue catholique de Bordeaux s’en réjouit d’autant plus qu’elle « a fait connaitre les poèmes vivants, énergiques et chevaleresques » de l’abbé (Revue catholique de Bordeaux, 1889, p. 99). Lors de son discours (reproduit in extenso par la revue catholique de Bordeaux, 1889, pp. 229-236.), l’abbé déclare sa passion pour l’art et son amour pour la poésie.

Lors de la séance du 8 juin 1899, l’abbé reçoit des condoléances concernant un deuil de famille qui l’a récemment frappé [Actes 1899].

En septembre 1893, l’abbé A. Ferrand devient membre libre de la Société des Etudes de Comminges [Revue de Comminges, T.8, 1893, p. 40]. Cet événement est consécutif au récit très apprécié du poème « Un rêve de Gascon sous le cloître de St Bertrand de Comminges – A M. le Président A. Couget« .

L’abbé Ferrand écrit une seconde lettre de démission à l’Académie pour « raisons intimes » en 1907. L’Académie refuse cette démission [Actes, 1907], mais l’abbé décède peu après. Son décès est signalé en 1907 par les Actes de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux [Actes, 1907, p 72 et page 78] : « (…) le chanoine Ferrand n’était pas seulement le diseur inimitable de nos solennités académiques, mais encore le porte-drapeau de la littérature félibréenne dans notre compagnie. » La date de son décès est précisée au mois de février 1907 [Actes, séance du 19 mars 1908, page 25].

La Revue illustrée du Tout-Sud-Ouest, en mars 1907, indique que l’abbé Ferrand étudiait les oiseaux, qu’il peignait en couleurs.

Suite à son décès, plusieurs candidats demanderont à lui succéder : M. Celles, puis l’abbé Leglise, curé de Gensac, le Dr Régis, professeur de psychiatrie à l’université de Bordeaux, Maurice Laffont, professeur de première au lycée. Mais en 1909 le fauteuil du chanoine Ferrand est cédé à Henry Monnier, romaniste, doyen de la faculté de droit, qui lui rend hommage dans un discours publié aux Actes de l’Académie [Actes, 1909, pp. 44-49]. Monnier retrace notamment les grandes lignes de son œuvre poétique, citant : La Rabagassade ; Paladins et Gascons ; Le confiteor du poète ; Pour la veuve Polycarpe ; Le dentiste pour dames ; Autour de mon clocher ; Aveugle et pauvre.

La société archéologique de Tarn et Garonne lui rend également hommage le 6 février 1907, rappelant les moments forts de leur collaboration et précisant les circonstances de ses obsèques [Bulletin archéologique et historique de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne, 1907, pp. 197-198].

Travail au sein de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux

Il soutient l’admission à l’Académie du poète Gaston David [Actes, 1890] qui la quittera le 13 décembre 1894 [Actes, 1894]. En 1893, la candidature de l’abbé G. Pailhès à l’Académie est rejetée au prétexte que le clergé est déjà suffisamment représenté puisqu’il compte deux membres au sein de l’Académie (l’abbé Gaussens et l’abbé Ferrand). Ce malgré un rapport favorable de la commission en charge d’examiner ses titres, commission composée de deux membres dont l’abbé Ferrand [Actes, 1893]. Considérant que ces observations confèrent au vote le caractère d’un procès de tendance, l’abbé Arnaud Ferrand démissionne de l’Académie [Actes, 1893], démission qu’il retire suite à une lettre du Président de l’Académie [Actes 1893]. L’abbé Pailhès sera proclamé membre résident lors de la séance du 10 mai 1894, mais il présente sa démission à la séance du 21 juin la même année [Actes 1894].

L’abbé Ferrand rédige un rapport salué sur les 12 recueils totalisant 12 000 vers reçus par l’Académie dans le cadre de son concours de poésie de 1890 [Actes, 1890, p. 415]. Il rédige à nouveau le rapport sur le concours de poésie de l’Académie en 1892 [Actes, 1893], 1894 [Actes 1895], 1896 [Actes 1896]

Membre de la Commission linguistique de la fondation La Grange, il propose une médaille d’or pour Edouard Bourciez (Etude sur le dialecte gascon parlé à Bordeaux vers 1400 d’après le Livre des Bouillons, les Registres de la Jurade et les chartes de l’époque. – « N’ajos hounto d’augi toun fray, Parla la lengoiio de ta may (d’Astros) ». – Cahier, 21 x 27 cm, Manuscrit, sans date, soumis en 1889 et primé en 1890, 120 feuillets – voir François PIC in RlR ) et une médaille d’argent pour l’ouvrage de Félix Arnaudin « Contes populaires recueillis dans la Grande-Lande, le Born, les Petites-Landes et le Marensin » [Actes, 1890, p. 6], puis en 1895; une médaille d’or pour  « Anthologie populaire de l’Albret » de l’abbé Léopold Dardy [Actes, 1895]

En 1896, l’abbé Ferrand propose la médaille de bronze – Reinholdt Dezeimeris propose l’argent – pour l’anthologie ausonienne de J. Hovyn de Tranchère [Actes, 1897], qui sera publiée en 1897 avec en avant-propos, des remerciements adressés personnellement à l’abbé et à d’autres membres adhérents sans citer l’Académie.

En 1899, il est membre de la Commission de Littérature et de Poésie [Actes 1899], ainsi qu’en 1901 [Actes 1901].

Le 12 décembre 1901, H. Minier lui dédie le poème Quo Vadis [Actes, 1901]. La même année, l’abbé Ferrand prend fait et causes en faveur de la climathérapie en Méditerranée [Actes 1901, p. 123].

Récompenses obtenues par l’abbé Arnaud Ferrand pour sa poésie :

Nécrologies

Bibliographie

Sources : 

Portrait-de-l-Abbe-Arnaud-FERRAND-2
Portrait-de-l-Abbe-Arnaud-FERRAND-2

Références secondaires / Récensions : 


Bio-bibliographie de l’abbé Théobald LALANNE (10.02.1880 – 25.11.1952)

Je dédie cet article à Guylaine BrunTrigaud, ingénieure CNRS, et au professeur Jean-Léo Léonard qui le premier, m’a donné de lire « l’indépendance des aires linguistiques… », à la famille de l’abbé Théobald, que je remercie vivement pour les photos, les textes, le contact. J’attends avec impatience la publication des travaux de Guylaine Brun-Trigaud et de Jean-Léo Léonard, assurément un regard neuf sur les travaux précurseurs de Lalanne. Un regard éclairé par un demi-siècle de dialectométrie et de dialectologie, des analyses étayées grâce aux outils informatiques modernes et aux données des 6 volumes de l’ALG dont Lalanne n’a connu que les 3 premiers.

Crédit Photo : famille Lalanne à Nouste 40300 Labatut

L’Abbé Théobald Lalanne est né le 10 février 1880 à Labatut-Pouillon (Landes). Il entre dans la Congrégation de la Mission le 30 septembre 1899, à Dax où il sera ordonné prêtre le 17 juin 1905. Il est placé au Chili en 1905 puis au Pérou en 1909 avant d’être mobilisé en 1915. En 1919, il est placé au Berceau de Saint Vincent de Paul, où il enseigne la rhétorique et le latin. Il décède le 29 novembre 1952.

Il côtoie Henri Petitmangin : Le vocabulaire latin que publie Lalanne en 1934 est établi d’après les exercices latins de Petitmangin. Ce dernier publiera une récension des Exercices sur le vocabulaire hispano-latin de Lalanne, en 1936 dans Enseignement Chrétien et Studia, revue où l’un et l’autre publient.

Lalanne côtoie également Jean Bouzet qui le recommande à Dauzat e qualité d’enquêteur pour le NALF. Albert Dauzat dira n’avoir jamais vu d’homme plus doué, plus intuitif, plus ingénieux et plus travailleur que l’abbé Lalanne [1].

Lalanne, enquêteur linguistique en Gascogne Maritime, n’a pas trouvé les limites dialectales qu’il recherchait. Se fiant à ses relevés d’enquête plus qu’à sa propre culture, il développe les fondements conceptuels et théoriques de la dialectométrie, un outil d’aréologie linguistique quantitative que Séguy développera dans l’ALG VI jusqu’à produire la carte des gradients de gasconité.

Sur le plan linguistique et peut-être du roman policier, Lalanne publie en 1959 l’ « indépendance des aires linguistiques en Gascogne maritime ». Au volant de sa Simca, généreusement doté en alcools et cigares à délier les langues locales, il sillonne sa Gascogne Maritime pour recueillir des faits de langue. La compilation de ses notes sous forme de cartes géolinguistiques, confond tout ce qu’il tenait pour acquis : les zones dialectales homogènes ne correspondent ni aux « pays » ni d’ailleurs… à rien ou presque. Aucun ne se manifeste sous la forme d’une aire confirmée par de confortables bourrelets d’isoglosses. Ni le lexique, ni la phonologie en renfort ne lui permettent d’établir une carte des dialectes. L’enquêteur-inspecteur prend grand soin de ne pas altérer les indices collectés sur la scène linguistique. N’ayant pas réussi à partir de l’amoncellement de traits communs à faire émerger quelque région connue, il inverse l’approche. Ayant sélectionné quelques traits caractéristiques du béarnais, il trace à partir des réponses à son questionnaire, la carte de ce dialecte. Mais c’est l’échec, certaines caractéristiques ne recouvrent pas la totalité de l’aire, tandis que d’autres la débordent. Lalanne opère alors un ultime renversement de perspective : il compte les différences entre les points d’enquête consécutifs sur son territoire… un nombre sensiblement constant apparait ! Formé aux mathématiques, il comprend qu’il a enfin saisi une « fonction » linguistique, le graal de la mise en équation, la pierre philosophale qui transformera la science molle – qualitative – en science dure et quantitative. Des chiffres ! Enfin !

Jean-Louis Fossat attribue à Lalanne l’invention de la dialectométrie, en avance sur Séguy. Pour appuyer encore le propos, on peut constater dans ces deux pages inédites des carnets de Lalanne – carte 161 et  carte 162 et Carte 163  empruntée sur Occiton, le site du même Fosssat – l’idée originelle d’un coefficient de pureté du dialecte, étrangement similaire au gradient de gasconité de l’ALG VI.

 

Pour l’anecdote et pour l’ami des animaux, les enquêtes de Lalanne ont révélé la présence d’un auzèt tin̲’ùs (graphie approximative) à Labastide-Clairence sont des trouvailles qui contribuent à l’enquête de Séguy sur les noms pré-latins des animaux en Gascogne ( 7° Congrès International de Linguistique Romane, Barcelone, 1953).

Sur le plan littéraire et peut-être pédagogique, c’est avec « Theophraste à Lilliput » que Lalanne signe un second chef d’œuvre, primé par l’Académie Française (prix Monthyon). Ce recueil de portraits d’élèves est une satire joyeuse, sans concessions mais emplie de bienveillance.

Crédit Photo : famille Lalanne à Nouste 40300 Labatut

 

Références secondaires :

 

 

Principales sources d’information :

  • Vie de Théobald Lalanne et photos portraits : famille Lalanne à Nouste 40300 Labatut
  • Texte de M. Pédelucq : association Trait d’Union Histoire, Mairie de Labatut 40300, avec l’autorisation de la famille d’Albert Pédelucq à Lahire 40300 Labatut
  • Louis Brunet in Mission et Charité du 15 juillet 1964
  • Articles divers de Albert Dauzat et Jean Séguy
  • Archives des Lazaristes, à Paris
  • Site Occiton de JL Fossat
  • Intervention du professeur Jean Léo Léonard – Université Paul Valéry / Montpellier 3 (UPVM), le 23 mars 2021 lors du colloque international VariaR à Montpellier

Bibliographie de l’abbé Théobald Lalanne :


HAMAYON, R. BASSANOFF, N. De la difficulté d’être une belle-fille. 1973, études mongoles, cahier n° 4
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En territoire mongol, ethnolinguistique de la langue des femmes, des mots du pouvoir et de sa limitation, à partir du conte de la bru sensée : « De la difficulté d’être une belle-fille » par R. Hamayon et N. Bassanoff. Etudes mongoles, cahier n° 4, 1973.

 


Ethnolinguistique, dialectologie et terroirs gascons

Abeilles, ruches et apiculture

Le Gascon

Les Landes de Gascogne 

Les Landes, avant leur boisement Napoléonien, ont été ethnographiées pendant plusieurs décennies par Félix Arnaudin qui nous laisse une bibliothèque entière de notes ainsi que de vastes recueil de proverbes et contes. Arnaudin a consacré sa vie à révéler la beauté de la Grande-Lande et la dignité des hommes et des femmes qui vivaient sur ce territoire avant sa colonisation forestière à marche forcée décidée par Napoléon III, à une époque où le gemmage constitue une source de revenus significatifs et où l’on gemme les pins à mort avant de les abattre.

Certains scientifiques contemporains « de salon » déjugent son travail, il convient d’une part de rappeler que son niveau élevé d’exigences l’a amené à ne publier que deux textes et que le patrimoine qu’il nous laisse constitue un fonds réparti dans au moins deux musées de Nouvelle Aquitaine et que la seule restauration de ses photographies mobilise une personne à temps plein. Pour mieux connaitre son œuvre, lire les deux ouvrages de Marc LARGE aux éditions Passiflore.  Le 30 septembre 1902, Arnaudin reçoit la médaille en vermeil des jeux floraux de l’Escole Gastou-Fébus37.

Sur la linguistique et la phonologie, concernant les dialectes parlés dans les Landes, l’ouvrage méconnu et pourtant de référence est à nouveau accessible grâce au travail des éditions FeniXX :

30 ans plus tard, Mme Lotte Elly Maria BEYER effectue une enquête ethnographique aboutissant à la soutenance de sa thèse. Elle n’a pas croisé Félix Arnaudin et n’a pas été reçue par la société de Borda dont il était membre, à une époque où la défiance vis-à-vis du pays d’origine de Lotte Beyer s’inscrit dans un contexte historique très spécifique. Son travail, étudié par MM. Bromberger, Chiva et Beitl, fût partiellement traduit en français et publié par les éditions du Cairn (ouvrage épuisé).

C’est au tour de l’ethnographe d’être – modestement – ethnographiée ! Je n’ai pas pu trouver de photo de Lotte Beyer mais son inscription au registre de l’Université de Hamburg et sa fiche signalétique sur le site de cette Université, ainsi que ses 3 cartes d’étudiante [Source : Université de Hamburg] : Philosophische Fakultät, Sommersmester 1932 :  carte 3.1carte 3.2, Philosophische Fakultät, Sommersemester 1927 : carte 1.1carte 1.2, Rechts- und Staatswissenschaftliche Fakultät, Sommersemester 1923 : carte 2.1 – carte 2.2.

BEYER LUCAS, Lotte. Der Waldbauer in den Landes der Gascogne – Haus, Arbeit und Familie 1937, 1939, 1944 :

Toulouse

Pyrénées 

Camargue et Saintes Marie

  • Décembre 2020

Wörter und sachen

Depuis peut-être la révolution jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle, le dogme linguistique en vigueur en France, formalisé par le discours de Gaston Paris « Les parlers de France« , nie la réalité linguistique, identitaire et culturelle de nos terroirs, de l’Occitanie en particulier (Lieutard et al.) à l’exception relative de la Provence depuis Miréio de Mistral. La mobilisation pour l’unité patriotique contre la Prusse a cristallisé ce discours, alors que la diversité et l’enracinement culturel irrigue la puissance de la nation, y-compris de longue date en capitaines et mousquetaires gascons. Dans un tel contexte, l’école Hambourgeoise des mots et des choses, qui ethnographie et donc révèle nos différences locales et régionales, n’avait aucune chance de s’épanouir sur notre territoire.

Beitl, Bromberger et Chiva nous rappellent que 16 des 53 études ethnographiques et dialectologiques menées dans les années 1930 sous l’égide de Fritz Krüger avaient la France pour terrain d’enquête. Précisons que plusieurs d’entre elles se sont déroulées en Gascogne, comme « Les Hautes-Pyrénées » de Krüger, ou en Gascogne maritime comme « Le paysan de la forêt » de Lotte Lucas-Beyer. Plusieurs de ces travaux, regroupés au sein d’un article dédié, sont proposés sur ce site.

Derrière ce lien, une récension du copieux hommage au professeur Krüger a été publié en 2 volumes : Homenaje a Fritz Krüger. Facultad de Filosofía y Letras, Universidad Nacional de Cuyo, Mendoza (República Argentina), 1952 y 1954; 2 vols.: xxx + 464 y [xvi] + 690 pp., con gran número de ilustraciones. September 1958. Nueva Revista de Filología Hispánica (NRFH) 12(3/4):434
DOI: 10.24201/nrfh.v12i3/4.3077.

Les articles mis en ligne sont principalement issus de deux revues :

La croisade des Albigeois, illustrée par Gil Chevalier, Régent de Catachimie au Collège de ‘Pataphysique

Patois

L’abbé Théobald LALANNE, gascon landais & inventeur de la dialectométrie 

  • Théobald Lalanne, enquêteur principal de l’Atlas linguistique et ethnographique de la Gascogne jusqu’à son décès, pour la moitié de l’œuvre, accumulait plusieurs compétences : linguistiques et mathématiques. Au creuset des enquêtes de terrain et aux côtés du « maître » Jean Séguy, il meurt à ses certitudes et à sa conception de sa propre identité linguistique et culturelle. Cette œuvre alchimique engendre une nouvelle science : la dialectométrie. Si les 2 volumes qui en témoignent sont introuvables et ne seront lires de droits que dans quelques années, on peut en lire une synthèse par Lalanne lui-même publiée par l’Institut des Etudes Occitanes.

L’abbé FERRAND et la revue catholique de Bordeaux.

Portrait-de-l-Abbe-Arnaud-FERRAND

 

 

Le Trésor du Périgord :

Bibliographie (autres)


Les mots et les choses : « Folklore et culture des peuples romans : langue, poésie, coutumes. » Hambourg, 1928-1944

Wörter und sachen. L’école Hambourgeoise de Fritz Krüger : ethnolinguistique et dialectologie variationniste avant l’heure ?

L’introduction au premier opus de sa revue Volkstum und Kultur der Romanen [traduction libre depuis la version originale en allemand] comprend une invitation à se départir de ses opinions et partis pris. C’est donc je crois lui rendre pleinement hommage que d’inviter ici, à suivre ses recommandations dans la lecture des travaux dont il est l’auteur, l’instigateur ou le coordonnateur.  

Fritz Otto Krüger, linguiste allemand de la première moitié du 20° siècle, fût initialement formé à l’école néo-grammairienne (phonétique) par Bernhard Schädel. Ses deux premières thèses portent fièrement l’étendard de cette théorie linguistique pourtant alors déjà très critiquée tandis qu’émerge le structuralisme.
Mais Fritz Krüger est avant tout un dialectologue de l’espace Roman qui aime marcher sac au dos, parcourir de vastes territoires alors inaccessibles sauf à pieds ou à cheval et tout particulièrement en montagne. Son goût personnel pour la découverte sur le terrain des spécificités locales propres à chaque communauté d’une part, sa rencontre avec le linguiste Wagner d’autre part, seront d’une influence décisive dans l’orientation de ses travaux. Wagner, qui partage avec Krüger le goût du terrain, lui donne une nouvelle clé : ethnographier des communautés peu affectées par le développement industriel  (« archaïsantes » ou « très conservatrices »)  et les analyser pour comprendre l’évolution des sociétés romanes méditerranéennes.
Ainsi, dans les années 30, il pose les bases d’une nouvelle méthode de travail qui s’inscrit dans l’héritage intellectuel des pères fondateurs des « mots et des choses » de 1909 : Meringer, Meyer-Lübcke et Schuchardt. Krüger fait école à Hambourg et fonde la revue « Volkstum und Kultur der Romanen » qu’il introduit en ces termes : « Notre objectif est de contribuer à leur exploration et à leur découverte dans la multiplicité de leurs manifestations individuelles et collectives. Nous ne prétendons pas du tout exposer dans des formules conceptuelles la richesse des caractéristiques particulières de chaque peuple, car nous sommes convaincus que l’essence ultime et profonde d’un peuple est quelque chose d’irrationnel qui peut difficilement être mis en équationet que toute tentative d’expliquer l’individu ou l’individu en tant qu’expression d’une essence, doit nécessairement s’arrêter là où la possibilité de pénétrer par la connaissance disparait, enveloppée par le secret de la vie elle-même »

Walter Küchler, romaniste, professeur à l’université de Hambourg, codirigea avec Fritz Krüger la revue jusqu’en 1933, époque à laquelle il fut limogé de l’Université au nom des « lois de purification » d’avril 1933 (Gesetz zur Wiederherstellung des Berufsbeamtentums), car marié à une femme juive.

MM. Bromberger, Beitl et Chiva nous ont heureusement mis en attention sur l’œuvre considérable d’ethnographie et de géographie culturelle dont cette école a gratifié l’espace roman en général et la France en particulier. Voir à ce sujet la préface de Christian Bromberger publiée dans la version française de « BEYER-LUCAS, Lotte, Le paysan de la forêt dans les landes de Gascogne ». (version complète en allemand et en trois partie ci-après).

VKR compte 16 volumes annuels dont voici déjà la table des matières des 15 premières années.

Cette école des « mots et des choses » verse une abondance de matériaux ethnolinguistique dans la revue VKR et dans celle presque homonyme, « Hamburger Studien zu Volkstum und Kultur der Romanen » (HSVKR), dont voici la Table des numéros parus.

MM. Bromberger, Beitl et Chiva nous apprennent ceci. Des mots, des techniques, des constructions, des objets et leurs composants sont minutieusement décrits et représentés. Ces travaux sont par conséquent cités au sein de bibliographies relevant de disciplines aussi diverses que la dialectologie et l’architecture. Les mots et les choses, comme l’ethnolinguistique autochtone, est une école dont on mésestime l’apport. Cela s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, leur multidisciplinarité, leur transversalité, n’intéresse pas les expertises en silo validées par l’administration et récipiendaires de budgets. Ensuite, leur description des réalités du terrain dérange en cela qu’elle révèle des variations et des réalités qui n’entrent ni dans les catégories de l’Université ni dans celles de l’administration centrale. Pire : ses constats factuels et étayés, invalident le dogme de l’uniformité culturelle nationale pour qui diversité et spécificité confinent à la haute trahison. Enfin, dans son approche pragmatique, ascendante, l’école des mots et des choses ne valide pas l’approche descendante des néologismes & théories de ces grands penseurs.

C’est ainsi qu’un pan considérable de notre patrimoine immatériel nous échappe : parce qu’il est à la fois allemand, variationniste, procède de l’enquête de terrain, échappe à l’enfermement des expertises et des spécialités.

Fritz Krüger à l’issue de la seconde guerre mondiale, dut s’exiler à l’université de Cuyo en Argentine, d’où il poursuivit son œuvre jusqu’à ses derniers jours.

Quelques études :

 




Arrous, Bernat. Homogénéisation de l’ensemble des paradigmes du prétérit sur la base du -R étymologique de la troisième personne du pluriel

En Comminges, l’homogénéisation de l’ensemble des paradigmes du prétérit sur la base du -R étymologique de la troisième personne du pluriel (CANTAUERUNT > cantèren => cantèri, cantères, cantèrem, cantèretz) a été fatale à cet autre temps, issu du plus-que-parfait latin, que les provençalistes connaissent généralement sous le nom de « conditionnel II » (CANTAUERANT > cantèran), dont nous avons quelques traces dans la Séquence de sainte Eulalie (auret < HABUERAT) et qui a subsisté jusqu’à nos jours dans les hautes vallées vaudoises, en Val d’Azun  et —  en qualité de « futur de passé » — en béarnais classique.
Dans les Pyrénées centrales, seuls, à ma connaissance, ont survécu, à la faveur d’un « accident » vocalique, dans une petite aire située aux confins du Haut Comminges et du Couserans — à Salies-du-Salat, par exemple —, les paradigmes des deux auxiliaires (auura < HABUERAT).
En défrichant la haute montagne, en direction de l’est, les cadets de Ger-de-Boutx ont donc bien mis en contact le prétérit de type « luchonnais » hu, hores, hoc, hórem, hóretz, horen  qu’ils amenaient avec eux dans leurs bagages, et le conditionnel hura (< FUERAM), huras, hura, húram, húratz, huran, en usage de l’autre côté des crêtes. Sans grand dommage, apparemment !

1975 – Ethnolinguistique de la haute vallée du Ger, Thèse d’Etat
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Village Ger-de-Boutx. Crédit photo : Marie-Thérèse VERGARA

Ethnolinguistique de la haute vallée du Ger, Thèse d’Etat soutenue par Jean-Claude Dinguirard, sous la direction du professeur Jacques Allières, à l’université de Toulouse le Mirail. pdf simple, 52 Mo, OCR 336 Mo.

Les questions liées aux noms de maison ou à l’enseignement du gascon comme langue maternelle notamment, qui font l’objet de travaux d’approfondissement publiés par ailleurs.

L’ethnolinguiste Dinguirard, agrégé de lettres modernes, est par ailleurs expert en matière de roman policier populaire. Il cultive le goût pour le spécifique non-seulement dans sa pratique de la discipline qu’il définit en début d’ouvrage, où il se méfie des généralités hâtives, mais également comme régent au sein du Collège de ‘Pataphysique, science des particularités par excellence.

Pour parler de cette thèse, donnons la parole à ceux qui sont le mieux susceptibles de nous en donner un avant-goût savoureux tout en y associant la notoriété de leur signature. Marguerite Gonon, honneur aux dames, commence ainsi son compte-rendu : « C’est un plaisir rare de lire une thèse en gardant le sourire :  rendons-en grâce, de prime abord, au style comme au sujet. ». Nul besoin en effet d’être linguiste ou littéraire, pour goûter aux plaisirs de sa lecture quitte à faire l’impasse sur les passages les plus ardus. Kurt Baldinger précise « Ce que Dinguirard rassemble ensuite dans l’essentiel des faits et textes historico-culturels, économiques, folkloriques et linguistiques de ce « territoire minuscule » [395], c’est-à-dire une vallée montagneuse de quelques kilomètres de long et escarpée à la frontière de l’Ariège, est d’une étonnante variété. »

Méthode. Gonon comme Baldinger, voient dans la méthode de Dinguirard l’empreinte laissée par le maître – Jean Séguy – à qui l’auteur rend un hommage appuyé tout en prenant ses distances et développant ses propres interprétations en diverses occasions. Cette empreinte se remarque en cela que Dinguirard ne néglige aucun fait, aucune source, que tous les éléments ethnographiques accessibles, avec un chapitre spécifiquement consacré à l’histoire, sont collectés et examinés pour éclairer les faits linguistiques. Baldinger précise que l’importance accordée par Dinguirard à une documentation solide relie cette thèse à la démarche de l’école « des « mots et choses » : d’abord les faits en détail, ensuite seulement l’interprétation prudente ; il est contre les généralisations hâtives, les « brumes métaphysiques ». Et de fait, on trouve à la bibliographie de la thèse, des ouvrages méconnus relatifs aux Pyrénées des maîtres de cette école : Krüger, Schröder, Schönthaler, Schmolke, Brelie, Meyer-Lübke, Löffler, voire l’anthropologue-historien-linguiste Julio Caro-Baroja.

Son ethnolinguistique de la haute-vallée du Ger prend ainsi une tournure de scène de vie passée au crible jubilatoire d’une police scientifique plus descriptive qu’interprétative, pour notre plus grand bonheur puisque nous voilà transportés sur place. La lecture est immersive, on rit de bon cœur avec les formulettes et ethnotextes recueillis, on est ému par les croyances relatives à la faune populaire comme celles relatives aux fées et autres présences de l’invisible qui enveloppent de mystères nos belles Pyrénées.

Apports scientifiques, innovation, découvertes. Gonon et Baldinger soulignent l’apport du lexique cadastral du XVIIe siècle. Baldinger indique en note son intention de reprendre ce lexique dans son dictionnaire onomasiologique de l’ancien gascon (DAG). Baldinger souligne le fait que Dinguirard innove, en abordant la métalinguistique populaire, encore peu étudiée. Il relève également quelques découvertes : Sahorgue < ipsa fabrica dans le cadastre de 1698, aujourd’hui Eth Sahörga avec ILLE supplémentaire [75], ou encore le pouvoir de la tradition et des conventions, dans l’attribution des prénoms et diminutifs. Je voudrais ajouter l’imposant travail, rigoureux et exhaustif, réalisé sur les noms de maison et qui a fait l’objet, avant la thèse, d’un mémoire de maîtrise qui a reçu le prix JISTA en 1963. Enfin, Dinguirard analyse en diachronie l’évolution d’un bilinguisme entre gascon du Couserans et gascon du Comminges, auquel se surajoute plus récemment un bilinguisme gascon-français.

Si Baldinger appelle de ses vœux que cette thèse fasse école, Margueritte Gonon avant lui, conclue ainsi sa lecture : « Outre le plaisir constant qu’on prend à  lire ces pages qui font découvrir un pays très typé, l’adhésion de l’esprit est totale devant la méthode. Il s’agit d’une monographie totale, au meilleur sens  du mot, Et les monographies sont indispensables pour connaître et pour comprendre «  la linguistique ».  C’était une idée chère à la fois à Séguy et à Gardette que la linguistique n’est pas  «  une fin en soi ».  Elle n’est qu’un témoin, mais le plus vivant et le plus indiscutable pour saisir la mentalité des  hommes dans l’espace et dans le temps. M. Dinguirard en a fait une éclatante démonstration. ».

Principales sources :

BALDINGER, Kurt. Récension. Jean-Claude Dinguirard, Ethnolinguistique de la haute vallée du Ger. Zeitschrift für Romanische Philologie, pp. 434-436. 1977

GONON, Marguerite, « Bibliographie – Ethnolinguistique de la Haute vallée du Ger », Revue de littérature Romane, vol. 40, nos 157-158,‎ 1976, p. 474-475. 1976

Frédéric DINGUIRARD, le 21 Février 2021

 

Références secondaires


1983 – L’Epopée perdue de l’occitan : Guillaume d’Orange
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Plusieurs linguistes ont démontré l’existence d’une littérature épique occitane : Claude Fauriel, Gaston Paris, Robert Lafont et notamment pour la Chanson de Roland, Rita Lejeune.

Les travaux de Jean-Claude Dinguirard relatifs à L’épopée perdue de l’Occitan agrègent en faisceaux de nombreux indices qui renforcent la thèse de l’existence d’un prototype occitan de l’épopée de Guillaume d’Orange, au moins pour le nucléus Aliscans-Larchant, antérieur à la seconde moitié du Xe siècle, rédigé en languedocien de l’Aude principalement, voire aussi en occitan du Roussillon.

Parmi ces indices qui empruntent à la linguistique, à la philologie, à l’histoire et à l’ethnographie, à la phonologie, sont abordés les faits démarcatifs du récit qui attestent de l’existence d’un prototype écrit en occitan : l’omniprésence de l’olivier, l’envergure des personnages féminins ou les systèmes successoraux, ainsi que plusieurs démonstrations linguistiques. Sept mots ou expressions y sont étudiés : alcorbitanas, Commarchis, jovens, descunorted, mecresdi, nape, et comebut.

Ce texte alimente entre autres, l’enquête onomastique sur le toponyme « Commarchis » que Jean-Claude Dinguirard attribue à la lecture, par un poète d’oïl, de la forme écrite languedocienne du toponyme gascon « Comminges ». Il aborde à nouveau cette enquête quelques mois avant son décès, lors du colloque de la société française d’onomastique qui s’est tenu à Montpellier du 26 au 28 mai 1983.

Ce texte propose de nouvelles pistes d’investigations dans la quête des littératures d’Oc et plus particulièrement, de Gascogne. Il invite à rouvrir le chantier de la quête des méridionalismes, et ouvre la perspective d’une mentalité pré-indo-européenne réminiscente au sein des peuples des Pyrénées, un thème cher à J.-C. D. que l’on retrouve par exemple, au sujet du serpent galactophage dans son émission radiophonique sur le folklore du serpent.

Cette démonstration ethnolinguistique d’un prototype occitan à l’épopée de Guillaume d’Orange est intégrée, en 2004, aux travaux des historiens (article mis en ligne avec l’autorisation de l’auteur G. Brunel-Lobrichon et de l’éditeur Laurent Macé).

Initialement publié dans Via Domitia n°30, cet article de plus de 100 pages est parue en 2020 aux éditions Lambert Lucas.

Dessins de J.-C. Dinguirard
Dessins de J.-C. Dinguirard

Avec cette réédition, nous partageons les espoirs exprimés par Pierre Berges dans son compte-rendu publié à la fois dans folklore (lien ci-après) et, en 1985, dans le n° 105 de la Revue des études cathares, page 91) « La route était longue, la mort est arrivée avant. L’originalité de Dinguirard était grande certes. Mais il m’apparaît qu’elle relevait aussi de quelque chose de collectif, forgé à Toulouse autour de Jean Séguy, de sorte qu’il n’est peut-être pas improbable d’espérer qu’un jour la quête soit reprise… »

L’ouvrage est axé sur la démonstration d’une thèse, longtemps réfutée, qui est l’antériorité du texte occitan dans l’épopée « française ». L’auteur traite de l’ensemble occitan : et l’enquête glisse du domaine audois (languedocien) vers le domaine commingeois (gascon).
Quant à l’illustration de couverture, nous avons été depuis longtemps en contact avec Georges Puchal qui a référencé les plafonds peints de cette maison de Lagrasse, et qui travaille également sur un problème d’identification d’une scène peinte dans un hôtel privé de Montpellier : il s’agit d’une scène d’épopée, probablement issue du cycle de Guillaume.
La réédition de la « thèse » de Jean-Claude Dinguirard permet de relever un coin du voile, lourdement tombé depuis presque deux siècles sur l’origine occitane du cycle époque de Guillaume – et de son père, Aymeric. Cette réédition permet de tresser des liens assez forts entre historiens, ethnolinguistes, linguistes et autres découvreurs.

Nota : l’ouvrage de J.H. GRISWARD cité à la bibliographie de l’article, fait l’objet d’un compte rendu par Jean-Claude Dinguirard disponible ici (voir page 8).

Nota : le manuscrit de l’épopée proposé sur Gallica, titre encore « Guillaume au court nez » au lieu de Guillaume au nez busqué.

Nota : avec l’autorisation de la Société de Mythologie Française, que nous remercions, ci-après un article de 1967 par A. Simula, nous rappelle qu’il faut lire Guillaume au nez busqué et non pas au court-nez !

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1983 – Les suffixes en onomastique : Commarchis = Comminges
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Lignage de Guillaume d'Orange
Lignage de Guillaume d’Orange

À propos de la forme Commarchis, nom du domaine de Bovon suite à son mariage avec la fille du roi Eudes de Gascogne, fils d’Aymeri de Narbonne, Jean-Claude Dinguirard propose de reconnaître dans « Commarchis », la « forme francisée de l’adaptation languedocienne d’un nom de lieu gascon (…) la lecture par un poète d’oïl de cette même forme languedocienne du nom Gascon».

« (…) personne ne pourrait nier l’intérêt stratégique du Commarchis-Comminges. J’entends du point de vue narbonocentrique qui, comme l’a bien montré Joël H. Grisward (15), constitue une norme originelle dans le cycle de Guillaume d’Orange : point de vue qui impose de considérer la Gascogne comme un pays étranger (16), contre l’agressivité duquel il convient de se prémunir. Comment le vieil Aymeri de Narbonne y parviendrait-il plus efficacement qu’en régnant sur elle, grâce à l’un de ses fils ? Ou plus exactement – car Bovon n’est que le gendre du roi Yon de Gascogne, et n’accèdera pas immédiatement au trône – en rendant ce fils maître d’un glacis propre à s’interposer entre la plus sauvage Gascogne et la province de Narbonne ? Or – et c’est là que l’évidence géographique rejoint la vraisemblance linguistique – un tel glacis ne peut être constitué que par le Comminges : mais un Comminges, il faut le souligner, qui n’aurait pas encore été amputé de son annexe couseranaise, puisque c’est elle, proprement, qui fait la frontière avec les terres languedociennes.
Ceci nous ramène avant l’an mille, et cette haute date rend inacceptable l’exigence, que certains pourraient avoir, d’une attestation d’occitan *Commarques et non de français Commargis. En effet l’occitan d’avant l’an mille n’est guère documenté, et il est à peu près vain d’espérer rencontrer une forme aussi dialectale que *Comergues ’Comminges’ ! »

« Les remanieurs français, au talent de qui l’on doit le succès européen de la geste de Guillaume, ont traduit une épopée occitane qui, dès le Xlle siècle, était déjà complètement oubliée dans son pays d’origine. »

Cornebut proviendrait de la collusion de deux vers : fiz Boeve (de) Commarchis / Nebut al marchis.

Pour citer cet article proposé ici avec l’aimable autorisation de la Société française d’onomastique :

« Les suffixes en onomastique, Actes du Colloque de Montpellier (26-28 mai 1983, Université Paul Valéry, Montpellier III – Société française d’onomastique, sous la présidence de M. Jacques CHAURAND), publiés par Paul FABRE, Édition du Centre d’études occitanes, Montpellier 1985. »

Une version ressaisie par un profane est proposée ci-après, en complément de l’original qui seul fait foi. et qu’on trouve désormais sur l’indispensable Persée.

Nota : l’ouvrage de J.H. GRISWARD cité à la bibliographie de l’article, fait l’objet d’un compte rendu par Jean-Claude Dinguirard disponible ici (voir page 8).

 

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Textes en ancien Occitan
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Ce document contient plusieurs extraits de textes en ancien occitan :

  1.  « Conau lomendix pudolentz (…) « 
  2.  « Zo diz David que li mal ome son atrestal con es aspis (…) »
  3. Boeci – Onze versets d’une adaptation très libre du De consolatione Philosophiae de Boèce en occitan
  4.  Prière à la Vierge en patois du Limousin, XIe siècle, voir texte complet sur Gallica
  5. et 6. : deux versions distinctes (possiblement celles des ms P et O) de la chanson de Girart de Roussillon, 1884 versets 1 à 18
    • 7. traduction française, en regard.

8. Extrait d’une ancienne charte, voir plus d’info ici : MS. Paris, B.N., Collection de Languedoc (Bénédictins), ms. 195, pc. 1, 1180-1200

9. Chanson de Guillaume IX de Poitiers, vv. 1-39. Version complète sur Wikisource.

10. Marcabru, A la fontaine du verger vv. 1-86… Voir traduction ici

 


1982 – So ditz la gens anciana, proverbes et troubadours
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Les proverbes dans les textes des troubadours.

Voltoire
Le marchand Voltoire

p. 13 : Lous areproues gascous, de Bertrand Larade, ici remis au jour, avec notes comparatives avec les mimes de Baïf,
p. 53 : Les proverbes de Voltoire,
p. 58 : Lous moutets guascous deou marchan De Voltoire,
p. 109 : La culture parémiologique d’un troubadour : Marcabru,
p. 123-125 : Parémiologie de Gascogne, reclasse et met à jour Van Gennep, Manuel 4. Pour une approche plus complète, voir 1979-1980 – Bibliographie critique des proverbes des Pyrénées gasconnes.

So ditz la gens anciana. Via Domitia n° 28, pp. 1-126

Voir aussi sur Gallica et sur le site de Tolosana, la bibliothèque numérique patrimoniale des universités toulousaines :

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II – Marcabru


1981 – Une lecture de Marcabru – au ras des mots
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1981, J.-C. Dinguirard, Une lecture de Marcabru, Via Domitia 26

1. Du bon usage du contre-sens (avec une référence à Pour une sémantique du silence, 1980)

La traduction de Marcabru par le Docteur Dejeanne est ici corrigée et son auteur vertement repris, pour sa « courte vue linguistique » et son « manque d’intérêt (…) pour la culture médiévale et occitane » tout en lui reconnaissant le mérite d’avoir publié Marcabru intact.

2. Marcabru, y-es-tu ?

L’auteur enquête sur les indices permettant d’identifier Marcabru ou son entourage. Il propose l’identification d’Audric d’Auvillar, et fait naître Marcabru à l’occident de l’actuel département du Gers.

3. Perpaus deu Gascon

L’enquête se poursuit sur le plan linguistique, et circonscrit plus précisément le lieu de naissance de Marcabru : entre Pagus Aturensis et Pagus Armaniacus.

4. Vers del Lavador, VI

Où l’auteur traduit Crup-en-cami par matous au coin du feu, ce que validera ailleurs André SOUTOU. Il interroge aussi le mot folpidor.

5. En lisant la pastourelle

L’auteur nous distille ici un de ses décryptages de certains vers de la pastourelle, riche de sa culture gasconne propre et de son érudition parémiologique.

6. La structure des rimes dans la pièce II

L’auteur fait crédit à Marcabru, d’être un versificateur rigoureux. En rétablissant la structure des rimes, il identifie et corrige des erreurs de transcription et de traduction.

On pourra lire aussi : Lejeune Rita. Pour le commentaire du troubadour Marcabru : une allusion à Waïfre, roi d’Aquitaine . In: Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 76, N°68-69, 1964. pp. 363-370.

 

 

 

 

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1981 – Pour le texte d’Aujatz de Chan
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Pour le texte d’Aujatz de Chan (Marcabru IX). Annales du Midi, n° 154 (1981), pp ; 439-442

Mme Linda PATERSON indique en 1981 « J.-C. Dinguirard, ‘Pour le texte d’Aujatz de Chan (Marcabru. IX)’, AdM, 93:439-42, seems to have been working without a library. » (source : The Year’s Work in Modern Language Studies, Vol. 43 (1981), pp. 265-270.). Cette méprise prête à sourire pour qui a lu l’article en question. A la décharge de Mme PATERSON, les références bibliographiques ne sont pas reprises à la fin de l’article mais citées au fil des pages, ce qui ne facilite pas la tâche du bibliographe.

Nous reprenons donc ici les références bibliographiques citées dans cet article de 5 pages :

BIBLIOGRAPHIE

DE RIQUER, Martin. Los trovadores: Historia literaria y textos (Espagnol) Broché – 4 octobre 2012. 1760 pages.

DEJEANNE, J.-M.-L. Poésies complètes du troubadour Marcabru ([Reprod. en fac-sim.]) / publ. avec trad., notes et glossaire par le Dr J.-M.-L. Dejeanne.

LEVY, Emil. Provenzalisches Supplementwörterbuch. Berichtigungen und Ergänzungen zu M. François Raynouards Lexique roman, Leipzig, 1892-1924 : A-C – D-Engr – Engr-F – G-L – M-O – P-Q – R-S

MISTRAL, Frédéric. Lou Tresor dóu Felibrige ou Dictionnaire provençal-français embrassant les divers dialectes de la langue d’oc moderne (1878)

SEGUY, J. et al. Atlas Linguistique et Ethnographique de la Gascogne.

WARTBURG, W. V. : Franzosisches etymologisches Worterbuch. Leipzig puis Basel, 1922 ssq.

 

 

 

 

 

 

Références secondaires


III – Marcoat


1981 – Des rimes gasconnes ?
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Une lecture du premier sirventes de Marcoat où l’auteur décèle des rimes gasconnes.

Via Domitia n° 26, pp ; 47-48. Article signé Marin Levesque

 

 

 

 


1981 – Pour le commentaire de Marcoat
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Une proposition de traduction librement adaptée du second sirventes de Marcoat, lu comme un texte grivois.

1981, J.-C. Dinguirard (signé Marin Levesque), Pour le commentaire de Marcoat, Via Domitia n° 26, pp. 52-61.

 

 

 

 

 


IV – Guillaume IX Duc d’Aquitaine


1981 – Marrababelio Riben
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Marrababelio Riben
Marrababelio Riben

Une proposition iconoclaste pour expliquer le mystérieux couplet de Guillaume IX d’Aquitaine :

Tarrababart
Marrababelio riben
Saramahart.

 

 

 

 

 

 

 


V – Larade


1980 – Enfin Larade !
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Margalide Gascoue de Bertran Larade
Margalide Gascoue de Bertran Larade

Enfin Larade ! La Revue de Comminges n° 1980-1, pp. 149-150.

Avec l’aimable autorisation de la Société des Etudes de Comminges, et de la BnF pour Gallica.

Dans un premier article, J.-C. Dinguirard fait l’éloge de la publication par le CIDO de photographies du texte original de La Margalide Gascoue, et signale au passage quelques erreurs dans l’édition de 1932 de Bernard Sarrieu.

Ce signalement a pu déplaire et des preuves ont été – bien légitimement – exigées – et donc fournies. Le lecteur voudra bien se référer à la seconde version de ce C.R. paru dans Via Domitia, plus complète et qui signale précisément une soixantaine d’erreurs chez Sarrieu.

 

 

 

 

 

 

 

 



1983 – Les vers de M. de Pérez, poète gascon
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Jean-Claude Dinguirard a mis au jour un corpus de près de 200 pages manuscrites d’un poète-musicien gascon du XVIe siècle jusqu’alors inconnu : M. de Pérez, précepteur de Monluc et dont le duc d’Épernon était le protecteur.

Il publie en 1983 les textes et les musiques de M. de Pérez, traduits, analysés et annotés. Ces textes mettent en évidence la circulation des langues, du gascon au français et inversement.

L’ouvrage intégral, épuisé, est disponible en téléchargement gratuit ci-après, ainsi qu’un article :

  • 1983, J.-C. Dinguirard, Pérez poète gascon, l’inédit occitan aux XVI, XVII et XVIII siècle, Revue des Langues Romanes 87
  • 1983, J.-C. Dinguirard, Les vers de M. de Pérez, N° ISBN : 2-85816-037-6, 16*24 cm, 122 pages. Collection sud, Presses universitaires du Mirail. EAN 9782858160372

 

 

« Consequitur quodcumque petit » [Elle atteint tout ce qu’elle vise]

Armes du Duc d’Epernon, protecteur de Pérez – d’après un cliché de Patric Lasseube.

Références secondaires


1970-1975 – Toponymes de la haute vallée du Ger
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Ces enregistrements sonores font état de l’étymologie de quelques toponymes de Ger-de-Boutx et de ses environs, d’après les habitants du Ger. On y apprend notamment que :

  • Le col du Mourtis (le col des morts ?), en amont du col de Mente, pourrait être le lieu par où autrefois les corps des défunts étaient convoyés du Ger, alors démuni de cimetière, vers Boutx (voir article de M. Alain Assezat ci-après, dont la source probable est le numéro de la Revue de Comminges de 1968, pp. 44-46, « D’une monographie inédite de Boutx », notes de A. Sarramon mis en ligne sur Gallica).
  • Coulédoux cristallise une expression émerveillée devant le son de l’eau qui s’y écoule
  • Couéou désignerait un lieu de rassemblement du bétail de quelques familles aisées
  • Aspet : te reste t’il de la peau sur le dos ?
  • Le lacus aurait été une écluse créant une retenue d’eau, pour augmenter le débit du Ger lorsqu’on y voulait convoyer des roules.
  • Sur le Plan do Rey, un article Paru dans Pyrénées n° 491 (2012), p. 47 et ssq. qui confirme la thèse de J.-C. Dinguirard nous est gracieusement communiqué par M. Michel Bartoli, que nous remercions vivement ici,
  • Les mines de blende de Pale de Raze
  • La mine d’or oubliée de l’époque romaine

Et bien d’autres découvertes.

Interviews menées par Jean-Claude Dinguirard entre 1970 et 1975, principalement auprès de Juliette et Théophile Mothe, ainsi que de Théophile Noguès.

50 Toponymes Cubouch, Mourtis et Moncubere

49 Toponyme Plan du Rey et digressions diverses

45 Les Aouirandès et autres toponymes

Foudre annuelle, Topographie et toponymie

Légende onomastique - Toponyme Lacus Lac d'Us

Légende onomastique - toponyme Coulédoux

Légende toponymique - Aspet As peth

Légende toponymique - Aspet As peth

Le nom de lieu Coueou lieu de rassemblement du bétail des familles riches

Noms de lieux et situation courret deth chou

Origine des noms de lieux, Le Mourtis

La mine de Pale de Raze 1

La mine de Pale de Raze 2

La légende de la mine d'or de l'époque romaine


1963 – 1965 Les noms de maisons dans la haute vallée du Ger
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En Haute-Gascogne, les gens ont un double état-civil : prénom et nom patronymique constituent celui des événements officiels, tandis que le prénom ou surnom, auquel on adjoint « De » puis le nom de maison, réalise un état civil de proximité, d’usage quotidien.
Dans ce mémoire – ethnolinguistique – pour le D.E.S. de 223 pages, le terrain étudié est celui de la haute vallée du Ger.

Un article d’une trentaine de pages, paru dans Via Domitia en 1965, est tiré de ce mémoire, également disponible ci-après.

6 enregistrements audio datés de 1970-1975, qui ont servi à l’élaboration de ces articles.

 

 

 

Références secondaires


1962 – 1970 Note sur une folklorisation : le processus de folklorisation de l’abbé Paul Mothe, poète commingeois (de Ger-de-Boutx)
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L’abbé Paul Mothe a choisi de vivre à Ger-de-Boutx, alors que le Cardinal de Clermont-Tonnerre lui proposait un autre avenir. Il y a prospéré, suscitant bien des jalousies et il a notamment fondé la maison De Camarade.

Jean-Claude Dinguirard met en évidence un processus de folklorisation dans la revue Arts et Traditions populaires.
– Notes sur une folklorisation, Arts et traditions populaires, 18e Année, No. 1/3 (Janvier-Septembre 1970), pp. 159-181. Possible influence Quenienne, cf. Subsidia Pataphysica 12-13, p 24.
– Voir aussi : quelques éléments bibliographique de l’abbé Paul Mothe parus dans la presse (ci-après) ainsi que les œuvres de l’abbé Paul Mothe 

 

 

Références secondaires


1965 – La vie et l’œuvre de l’abbé Paul Mothe (1765-1855), poète Commingeois
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Cet ensemble de textes reconstitue la biographie et l’œuvre poétique de l’abbé Paul Mothe (de Hilline), prêtre et poète Commingeois.

Il a préféré au doyenné proposé par le Cardinal de Clermont-Tonnerre, une retraite à Ger-de-Boutx où il embrasse un destin anthume et posthume extraordinaire.

Il fonde la maison Camarade en la donnant à son neveu – qu’il appelait « mon petit camarade » – Jean-Bernard Mothe (1816-1871), époux de Marie-Jeanne Nogues, de l’Espounille. Ils sont les parents de Célestin né en 1848 et Pierre-Lucien né en 1850. Peut-être ont ils eu d’autres enfants. Célestin Mothe épouse Sylvie Noguès et enfantent Célestin (décédé à la guerre de 14), Célestine (1873-1859), et Virginie (1878-1859). Célestine Mothe épouse Alexandre Dinguirard, ils enfantent Juliette et Henri. Juliette épouse Théodore Mothe, de Coulédoux le Couéou. De leur union naît Henri Mothe, actuel gardien & conservateur de la maison de Camarade, époux de Jo Zanusso, parents de Valérie et Céline. Valérie, comme Emmanuel et Frédéric, sont les aînés de la maison de camarade à qui la thèse de J.-C. Dinguirard est dédicacée. Les cadets sont Nathalie, Marie-Julie et Céline. La dernière génération en date de la maison de camarade, sont Salomé, Aaron, Noé, Eliott, Valentine et Charlotte.

Voir aussi Note sur une folklorisation.

 

 

 

 


1983 – Glanées, Via Domitia n° 30
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          • Vales Islonde (Chanson de Roland 2331) = Vales, Islonde (Galles, Irlande) ;
          • Manchac (biographie du troubadour Savaric de Malleo) = Magnoac ;
          • Un gasconisme méconnu : gadget < gàdje « outil, ustensile », en Haute-Bigorre », attesté par le dictionnaire de Simin Palay

Glanées, Via Domitia n° 30, pp. 149-150.

 

 

 


1972 – Contribution Ethnolinguistique à l’enseignement du Gascon langue maternelle
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Cette contribution rend compte d’une enquête menée dans la haute vallée du Ger entre 1968 et 1971, pour comprendre comment un jeune Pyrénéen apprend le gascon. Plusieurs comptines et textes ou chansons utilisé dans l’enseignement du gascon comme langue maternelle y sont présentés. Les enregistrements audio correspondant, sont réalisés à Ger de Boutx par Jean-Claude Dinguirard dans le cadre d’interviews de sa tante paternelle Madame Juliette MOTHE, et publiés avec l’autorisation de tous les membres de sa famille sur 3 générations :

  • Sarra bagueta, p. 47,
  • Motin, motin, montaina, p. 49,
  • Per aquera carreretta, p. 51,
  • Tin-tan, p. 52,
  • Quéquéréqué, p. 54, voir aussi les articles proposés sur ce site relatifs aux formulettes et autres « quéquéréqué »,
  • Saba-saba, p. 56,
  • Eth drolle dera codina, p. 58,
  • Harri harri, p. 59,
  • Bernat d’Esclopetas, p. 60, voir l’article et l’audio dédiés, sur ce site,
  • Cinq légendes topographiques : Coulédoux, le Couéou, Plan du Rey, Lacus, Aspet, pp. 64-65,
  • Histoire de Niais, p. 66,
  • La Fée au tison, p. 67,
  • La Fée capturée, p. 68,
  • La Fée brûlée, p. 70,
  • Santot Merdot, p. 76.

1972, J.-C. Dinguirard, Contribution Ethnolinguistique à l’enseignement du Gascon langue maternelle. Via Domitia n° XVI, pp. 43-90

1973, Mothe, Juliette. Sarra bagueta

1973, Mothe, Juliette. Motin, motin, motaina

1973, Mothe, Juliette. Motin, motin, motaina 2 : en situation

1973, Mothe, Juliette. Per aquera Carreretta

1973, Mothe Juliette. Tin-tan, Campana de Solan

1973, Mothe, Juliette. Quéquéréqué

1973, artiste inconnu, Saba-saba

1973, Mothe Juliette. Saba-saba

1973, Mothe, Théo - Saba saba

1973, Mothe Juliette. Légende onomastique - Étymologie du toponyme d'Aspet

1973, Mothe Théo. Légende onomastique - toponyme Coulédoux

1973, Mothe, Théo. Légende onomastique - Toponyme Lacus Lac d'Us

1973, Mothe, Juliette. Histoires de fées

1973, Mothe, Juliette. Nosta Dama de Pomèr : Santot Merdot

Références secondaires


1973 – 1975 : Ethnographie des formulettes « Quéquéréqué » en Comminges
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Une série d’articles ethnographiques sur les textes enfantins et formulettes du folklore commingeois, ou « Quéquéréqué ».

– Le Comminges : un affreux désert [folklorique] ? Revue de Comminges, 1973, LXXXVI, pp. 199-201
– Un texte surréaliste. Revue de Comminges, 1973, LXXXVI, pp. 405-406
– Quéquéréqué ! (suite). Revue de Comminges, 1975, n° LXXXVIII-3, pp. 327-330

Articles mis en ligne extraits de Gallica, avec l’aimable autorisation de la BnF et de la Société des Etudes de Comminges.

Voir aussi Quéquéréqué dans l’article : 1972 – Contribution Ethnolinguistique à l’enseignement du Gascon langue maternelle

Références secondaires


1977 – Français et gascon dans les Pyrénées centrales
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A propos du bilinguisme gascon-gascon entre Coulédoux (Couserans) et Ger-de-Boutx (Comminges) et de l’influence de l’arrivée du français sur cette situation linguistique particulière.

Les enregistrements effectués par Jean-Claude Dinguirard dans les années 1970 de la plupart des chansons transcrites dans cet article, ont pu être retrouvés, numérisés depuis bandes magnétiques et sont mis en ligne ci-après.

De plus, un enregistrement de locuteur natif de Ger-de-Boutx indique que prières et berceuses étaient, dans sa jeunesse, déjà dites en français.

 

 

Références secondaires


1970-1975 – Identités : démarcations linguistiques et rattachement administratif

Abbé Théobald LALANNE
Abbé Théobald LALANNE

Ressources audio qui illustrent les éléments constitutifs du sentiment d’identité des habitants du Ger. Une identité inclusive, puisque on fréquente voire se marie avec « alter ». Une identité plurielle, constituée d’éléments de démarcation et d’éléments communs, de faits linguistiques – phonologie et lexique donnant lieu à divers calembours et traits d’humour – comme d’enjeux économiques liés notamment à l’exploitation forestière, ou de rattachement administratif.

Sont également proposés ici sous le titre « Wörter und sachen« , une collection d’enregistrements de locuteurs habitant Ger-de-Boutx : les descriptions qu’ils procurent de leur lexique familier, phonologie comprise, sont autant d’éléments constitutifs de leur communauté langagière.

 

 

Les batailles de la haute vallée du Ger

Blessejar ou le fait de prononcer SH les S / ç

Différences entre patois de la haute vallée du Ger

Le double N - Nati et Vati tot es parenti

30sub Nati et Vati

Différences entre patois voisins - la pelle à feu etc.

Patois, différentes prononciations

Patois, mariage et métissage

Patois, les surnoms patronymiques

Patois, différenciation lexique onomastique phonologie

52 Les uns disent des autres (en gascon)

Enquête en démarcation géographique, procès avorté.

Cartographie linguistique et démarcation du patois de l'Ariège

Démarcation géog. et affinités électives

28 Spécificités du patois du Soulegna

30 Différences entre patois

28 Différences entre patois

Patois, différenciation lexique onomastique phonologie

Patois, différentes prononciations

Différences entre patois voisins - la pelle à feu etc.

Différences entre patois voisins - Venir etc

Jou vs Jo

Détresse de rattachement administratif 2

Détresse de rattachement administratif 1

31 Explic. diff. patois Couserans Comminges par l'influence des eveques Pamiers St B de C

Jurons commingeois de Ger de Boutx

Wôrter und sachen bols, lait et couteaux

Wôrter und sachen et procédés artisanaux - Baratte, bidon de lait, mastic étanche

Wörter und Sachen - Cuisine et fromage

Wörter und Sachen - Autour de la cheminée

Wörter und Sachen - Autour de la cheminée

Wörter und Sachen - la maison (suite)

Wörter und sachen autour du saucisson

Wörter und Sachen - Ger de Boutx - Thème de la maison

Wörter und Sachen - Ger de Boutx - Thème du grenier à foin

Wörter und Sachen - Ger de Boutx - Thème de la maison (suite)

Patois, Wörter und Sachen 1

Patois, Wörter und Sachen 2

Patois, Wörter und Sachen 3

Wörter und Sachen 4 - Alphonse XIII


1970-1975 Proverbes et expressions populaires de Ger de Boutx
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Proverbes de Ger de Boutx, Comminges.

  • Si août sèche quelques gouttes, septembre séchera jusqu’à la dernière (traduction très libre)
  • La lessive du gascon
  • Formule que l’on prononce en tenant le cochon à l’écart
  • Autre expression gasc.
  • Nati e Vati toti parenti…
  • Jurons
  • Le chant de la grive…
  • Notes manuscrites : proverbes, recettes de cuisine et de pharmacopée

Ailleurs sur ce site, on entendra aussi : « vèrd et blu : me foti de tu », voire la ronde enfantine : « vèrd et blu et jaune, vòs dansar Guilhaumes ? – Arrog e vèrd et blu me foti de tu ».

« La haute vallée du Ger est pourtant un pays où d’immenses forêts de conifères et de vastes prairies rejoignent le ciel ».


1971 – La « Montagne » dans les contes de Bladé
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La montagne : un monde à l’envers pour les peuples des plaines. Ici dans les Pyrénées gasconnes.

Bladé - Contes populaires de Gascogne
Bladé – Contes populaires de Gascogne

La « Montagne » dans les contes de Bladé, revue de Comminges, 1971, LXXXIV, pp. 141-147.

Articles publiés avec l’aimable autorisation de la Société des Etudes de Comminges et de la BnF pour Gallica.

 

 

 

 

 

 

 

 

Références secondaires


1976-1983 – Faune populaire et proverbes de Gascogne
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Du 15 septembre 1976 à – probablement – mi-1983, Jean-Claude Dinguirard alimentait un index de la faune populaire de Gascogne. Ce sont environ 1 755 traces et pas moins de 137 animaux qui sont ainsi suivies, à travers une vingtaine d’ouvrages, principalement parémiologiques, de quinze auteurs. Cet index a été ressaisi et une première analyse quantitative en est proposée ci-après.

20% (27) des animaux les plus représentés, totalisent 80% des occurrences soit 1 414 apparitions. Félix Arnaudin est l’auteur chez qui l’on trouve le plus d’occurrences (37%). Cinq auteurs totalisent 80% des occurrences de l’index.

S’agissant non plus du nombre d’animaux, mais du nombre d’entrées c’est-à-dire du nombre d’animaux distincts par auteur, le classement est sensiblement inchangé notamment avec Arnaudin et Dardy en tête toutefois l’écart entre eux est très réduit : si Arnaudin a sans doute réalisé une compilation bien plus volumineuse, la biodiversité est sensiblement la même entre Arnaudin et Dardy. De plus, quand 5 des auteurs du panel totalisent 80% du nombre de mentions à un animal, il en faut 7 pour totaliser 80% de la biodiversité du panel et Lespy passe devant Dambielle et Bernat.

Enfin, sur les 137 animaux du panel, 38 – dont la sirène et le « Trote-camin », chez Arnaudin – ne sont cités que par un et un seul auteur. Le classement des auteurs uniques pour chacun de ces 38 animaux est sensiblement comparable au classement des auteurs par la biodiversité inventoriée dans le panel.

 

Lo Trote-camin (Pipit farlouze)
Lo Trote-camin (pipit-farlouze)

Ces éléments mériteraient peut-être une analyse en lien avec l’érosion de la biodiversité en Gascogne maritime, car parmi les animaux les plus cités, le chat arrive en troisième position après le chien et l’âne. Or, d’après Henri POLGE (Le franchissement des fleuves, Via Domitia n° XIX, 1976, p. 83), le chat ne se manifeste en Gaule que vers le début de l’ère chrétienne où il « capte la place et peut-être même le nom de la Genette », totalement absente de ce lexique. Les proverbes, comme les thèmes légendaires, se survivent à eux-mêmes en s’adaptant.

 

 

Constitution du panel :

Auteur Ouvrages
Abbé CASTET (a) Prov. Biros (1889) : page et n° du proverbe
(b) Prov. Couserans (1971) : n° du prov. Souligné

Nota. Voir aussi avec traduction en français l’édition du syndicat d’initiatives de Sentein en Biros :

Vastin LESPY Prov. Pays de Béarn (1876) : p. et n° du proverbe
Léopold DARDY Anthologie Albret, vol.I : p. et n° du prov. Vol II : souligné
Abbé Eugène BERNAT (a) Prov. Lang. Montagnard
(b) Prov. Pyr. Centr.
N° du prov. Seul, cas nom. Continue : (a) = 1-309 ; (b) = 310.588
Jean SEGUY Articles de J. Séguy, références diverses. Dont : Les noms pré-latins des animaux et des plantes en Gascogne
Henri POLGE Articles de H. Polge, références diverses
Pierre BEC Informations secondaires et motivations dans quelques noms d’animaux en gascon, RLiR 95-96 (1960) pp. 296-352
Charles JOISTEN Le folklore des êtres fantastiques en Ariège, Via Domitia 9 (1962)
Jean BOURDETTE Reproues det Labeda (1893) = n° du proverbe dans la copie de J.-C. Dinguirard
Jean-Auguste HATOULET et Emile PICOT Proverbes Béarnais (1862), n° de proverbe dans la copie de J.-C. Dinguirard
Félix ARNAUDIN Recueil de proverbes de la Grande-Lande : n° du proverbe
Honoré DAMBIELLE Nos proverbes gascons (1914 – 1927, 7 séries) : n° de la série, n° du thème, n° du proverbe

Série 1 : les 12 mois de l’année ; Série 2 : météorologie ; Série 3 : l’homme et la femme ; Série 4  : le mariage ; Série 5 : l’homme et son travail Série 6 : l’homme et les animaux domestiques ; Série 7 : l’homme social et religieux

Gerhard ROHLFS Divers
Hans Dieter BORK Neu Beiträge zur romanischen Etymologie (1975)
Félix LECOY Romania 1976-1

 


1978 – Folklore gascon du serpent
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Le folklore du serpent relève d’un bestiaire populaire non-validé par la science, fascinant à découvrir.

La femme aux serpents, muse des Augustins, Toulouse
La femme aux serpents, musée des Augustins, Toulouse

Le mythe du serpent galactophage en particulier, très présent en Gascogne, puise t’il ses origines à la préhistoire ? Un indice de plus, relatif aux origines pré-indo-européennes de la culture gasconne.

  • Folklore gascon du serpent. Revue de Comminges, 1978, XCI, pp. 277-283
  • Emission radiophonique « Panorama méridional », avec nos remerciements à France Culture (nous sommes preneurs des autres épisodes de la série)

A noter qu’en note 81,16 p. 112, dans « Les vers de M. de Pérez« , poète commingeois, J.-C. Dinguirard rappelle que dans la zoologie préscientifique, les petits de la vipère passent pour tuer leur mère à la naissance, condamnés qu’ils sont à lui dévorer le ventre pour parvenir au jour ; et de citer un autre poète gascon, Du Bartas : « L’ingrate Vipère | Naissant, rompt les flancs de sa mourante mère (DU BARTAS, sepmaine VI, 224 s.).

Parmi les traces de serpent dans le folklore gascon, Henri Polge (Le franchissement des fleuves, Via Domitia XIX, 1978, p. 87 note 52) signale un basilic habitant le puits sous la sacristie de la paroissiale de Castelnau-Barbarens jusqu’au XVIIe siècle, d’après Chroniques ecclésiastiques du diocèse d’Auch, 1746, p. 391.

On entend dans l’enregistrement, J.-C. Dinguirard reprendre une formulette enfantine dont j’ai retrouvé le texte complet chez Pierre BEC dans RLiR 1960, page 314. Il s’agirait donc de la « formule enfantine de Bethmale signalée par Rohlfs (Le gascon, p. 40) :
Panquèra, bèra, bèra, Qu’as pan enà taulèra, Hormatge enà ‘scudera, E leit enà caudèra.
(Belette, belle, belle — tu as du pain sur la table — du fromage dans l’écuelle — et du lait dans le chaudron).
La forme type est panlèit ; var. [pal’èit, pal’et] et parfois au plur. [pa(n)l’è(i)ts]. »

Le dernier mot de l’interview fait référence à un article de Henri POLGE sur le nom du lézard dont voici peut-être la référence : Le lézard assassin et le domaine euskarien prélatin, dans Archistra, automne 1973, p. 85-87.

Nota : avec l’autorisation de la Société de Mythologie Française, ci-après également en téléchargement un article du professeur Henri FROMAGE contenant un paragraphe dédié au folklore du serpent.

J.C. Dinguirard, émission radiophonique dédiée au folklore gascon du serpent

Références secondaires


1975 – Bernât d’Esclopetas
8 téléchargement(s)

Conte populaire de Ger de Boutx. Enregistrement diffusé avec l’aimable autorisation de la famille Mothe que nous remercions ici vivement : Madame Josiane Mothe, Monsieur Henri Mothe, Madame Valérie Mothe Iéni, Madame Céline Mothe, Mademoiselle Salomé Iéni.

Bernat d’Esclopetas est l’hybride de deux contes populaires :
– Le Charbonnier , à qui il emprunte son début jusqu’au moment où tout le monde s’endort dans la cabane (le nom du héros apparaît, sous la forme Bernach Ascloupé, dans une version de ce conte publiée par l’Almanac Patouès de l’Arièjo, 1901, p. 31) ; et
– Le Renard Parrain, à qui il emprunte le vol alimentaire, la ruse du renard et l’enquête policière avec sa conclusion.

Ce conte fait également partie de l’article suivant : 1972 – Contribution Ethnolinguistique à l’enseignement du Gascon langue maternelle.

 

 

1975. Juliette Mothe, interview par Jean-Claude Dinguirard, réalisée entre 1970 et 1975, à Ger de Boutx.

Références secondaires


1965 – Le croquemitaine de Verlaine
6 téléchargement(s)

Etude Verlainienne de mythologie comparée ouverte à la psycholinguistique du folklore, en l’état inachevée.

 

 

 

 

 


1970-1975 – Contes, histoires et anecdotes de Ger-de-Boutx

41 enregistrements sonores relatifs au folklore de Ger-de-Boutx.

Pour Bernat d’Esclopettes, voir aussi :

Pour l’histoire de « ceux qui voulaient couper la cime d’un arbre comptant l’un sur l’autre pour amener une hache », un conte similaire nous est signalé à Biscarosse par M. Jean Léo Léonard que nous remercions vivement Contes populaires de la Grande Lande N°4 : « Lou hilat »

Trophée de licorne siamoise

Plusieurs de ces histoires ou formulettes sont retranscrites et étudiées dans 1975 – Ethnolinguistique de la haute vallée du Ger, Thèse d’Etat

  • L’ours et le taureau
  • Les œufs de jument
  • Le dernier loup de Portet d’Aspet
  • Buhali et alendali
  • Caulet maulet
  • L’homme rouge
  • Récits de Ger-de-Boutx : La dispute de Cubouch –  « Vive Con ! » – Les bourgeoises de Luchon – Les sorcières de Peire Neire
  • Notre-Dame de Pomèr et le bouc perdu
  • Etc.

Interviews de Juliette et Théo Mothe, principalement, réalisées par J.-C. Dinguirard, vers 1973, à Ger-de-Boutx.

Bernat d'Esclopetas

Le colporteur affamé et la vache aux 5 veaux

Les œufs de jument en gascon v1

Les œufs de jument en gascon v2

Les œufs de jument v3

Le dernier loup de Portet

Buhali et alendali

Caulet Maulet

L'homme rouge

v1 - Ceux qui partirent couper la cime d'un arbre, chacun comptant sur l'autre pour amener une hache

v2 - Ceux qui partirent couper la cime d'un arbre, chacun comptant sur l'autre pour amener une hache

Notre-Dame de Pomèr et le bouc perdu

Rencontre avec le Bouc

L'ours et le taureau

Légende toponymique - Aspet

Historiettes de Ger de Boutx

Historiettes de Ger de Boutx 2

Contes de Ger de Boutx

Madame de Coarraze ou la dame à la patte d'oie

Le bouc perdu - Le livre "Joan de Paris"

Autres anecdotes de Pècs des Pyrénées

Autres histoires de pècs des Pyrénées

Pècs- Nuit de noce d'Amélie et autres anecdotes

Le fou du Soulegna et autres anecdotes

Autres histoires de pècs des Pyrénées

L'homme qui dessinait des croix sur les pierres

Claire et Angélique

Autres anecdotes de Pècs des Pyrénées

Autres anecdotes de Pècs des Pyrénées

Bernàt de Coma Granda

Batistou l'Ariégeois

Jean de bordasse, gravure sur ardoise

Pèc, Couq, Crétin des Pyrénées

Pèc - Long récit personnel

Le crétin en Francitan

Recits de Ger de Boutx

Un avion au Mourtis - un homme de papier

L'homme absenté 25 ans et ses chats

46 Le portefeuille retrouvé

47 Une aventure de Shapaï à la Henne Morte et de Tantougne au pont de l'Oule

48 Dehors, il y a toutes sortes de gens



2016 – La fête du cochon
3 téléchargement(s)

Dans ce récit autobiographique de 2016, Alain Assezat (Boutx-le-Mourtis) évoque la fête du cochon dans nos montagnes pyrénéennes.


1970-1975 Chansons populaires de Ger de Boutx

 Cuba, Johannes von
Cuba, Johannes von
  • L’ivrogne et le pénitent

« Tu vois, je ne peux la contenir » : capturé au passage, ce délicieux gasconisme local de l’interprète hésitant avant de se remémorer le couplet final (« la finale »).

  • Mangez et buvez et priez le Bon Dieu pour nous
  • Hirondelle, pars mais ne me dis pas adieu
  • L’eau et le vin : un dialogue enchanteur
  • Une vie à boire
  • Le riche et le pauvre – « A tout mendiant j’ouvrirai ma maison »
  • La chanson de Pujolles
  • La chanson de Luchon
  • Un couplet

 

L'ivrogne et le pénitent version partielle ultérieure

L'ivrogne et le pénitent, version complète

Mangez et buvez et priez le Bon Dieu pour nous

Hirondelle, pars mais ne me dis pas adieu

Dialogue entre l'eau et le vin

Une vie à boire

Le riche et le pauvre

18 Chanson de Pujolles à ne pas chanter à Eup (courte)

19 Chanson de Boutx Pujolles à ne pas chanter à Eup (longue)

20 Chanson de Luchon

21 Un couplet



1970-1975 – Artisanat, unités de mesure, vêtements

Enregistrements sonores liés à la prestance sociale héritée du port de la canne et du chapeau, aux procédés artisanaux, qui ne sont pas la principale caractéristique de Ger-de-Boutx, et à la canne comme unité de mesure.

 

 




1970-1975 – Récit audiophonique d’une vie d’un berger, en gascon de Ger de Boutx

Hortus sanitatis

Le locuteur, Théophile Noguès, s’exprime tantôt en français, francitan et gascon.

Enregistrements de Jean-Claude Dinguirard, dans les années 1970 à Ger-de-Boutx : un berger gascon, en 6 épisodes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


1970-1975 – Récit audiophonique d’une vie de colporteur Boutarel (Boutx le Mourtis)

Parti vers l’âge de 11 ans de Boutx pour la Normandie avec son oncle, ce colporteur Pyrénéen reviendra au pays pour une année de service militaire à Toulouse, puis chaque année quelques jours avant la Noël. Dans son fourbis, chapelets, blague à tabac, livres sur l’art d’aimer et d’alchimie. Les colporteurs mariés, voyagent avec leur épouse mais celles-ci viennent toujours donner naissance à leurs enfants au village, auprès de leurs parents.

Plus tard, il emploie des commis de Fos ou de Melles, mais pas de Boutx (ça n’allait pas).

Vers l’âge de 26 ans, il épouse une fille Redonnet, et reprend la route avec ses enfants après qu’ils aient atteint l’âge de la première communion, pour « faire le bazar », vendre des couvertures et couvre-lits de la maison Delannoy, des mouchoirs de Cholet « pliés par douze » qu’il faisait venir par lots de 500 ou 600 des maisons Ferté-Macé ou Guybet-Milet. La technique de vente repose sur mille et une ruses : on mouille les mouchoirs et comprenez, je ne vous les fait qu’à 5 francs puisque c’est vous : 3 francs ; on maquille les imperfections ; on se fait passer pour peintre, on affiche des prix dits de liquidation ; on fait passer le fil pour de la soie ; on apitoie en inventant des mésaventures…

Les Boutarels étaient nombreux dans le colportage, dans le bazar – couvertures, flanelles, bas, tricots, miroirs, gravures, cadres- les commis – couvertures, mouchoirs, tapis- ou les bonnes.

Vendre de tout, n’importe quoi, à n’importe quel prétexte. La jeunesse de Boutx s’y emploie, mobilisant jusqu’à 200 chevaux tandis que les vieux restent au village avec les plus jeunes enfants. Si bien que le recensement annuel des chevaux ne trouvait à Boutx qu’un pauvre mulet du Ger.

Sur un chaud-et-froid d’un soir de bal, il manque y rester. Mais c’est compter sans le remède miracle : le vin Picot !

Puis vient la guerre et ses aventures, où sa connaissance de tant de villes et de chemins de campagne, acquise par des années de travail comme colporteur, lui sauveront la vie et arrangeront son avancement, de téléphoniste jusqu’à divers postes à l’arsenal. Il manque tout de même périr électrocuté.

Évoquant Boutx, l’hydrogéologie locale, les cultures vivrières – blé, maïs, sarrasin et pommes de terres – et les métiers d’ouvrier agricole et de taupier, les souvenirs du colporteurs reviennent bien vite. Il est vrai que l’enquêteur, ethnolinguiste de déformation, s’intéresse manifestement aux livres que vendait le colporteur et tout particulièrement à ceux du grand et du petit Albert. Il y avait aussi ce livre dont le nom m’échappe et que mon père avait vendu fort cher, qui donnait la recette d’un philtre d’amour à un vieil homme amoureux d’une jeunette…

1 Une vie de colporteur

2 Faire le bazar

3 Vendre de tout et n'importe quoi

4 Jusqu'à 200 chevaux sur les routes

5 Conter fleurette par temps froid...

6 C'est risquer sa vie sur un chaud-et-froid

7 Mais le vin picot fait des miracles

8 Téléphoniste sous les drapeaux

9 Quand le gascon et les bretons arrivent sur Paris

10 Factotum à l'Arsenal

11 Jusqu'à rendre ses effets (sauf la capote !) et rentrer

12 Les cultures vivrières à Boutx

13 Le taupier de Boutx et du Ger

14 Colporteur-libraire et le philtre d'amour

15 Encore des amours impossibles

16 Travaux des champs

17 Quand Boutx cultivait des vignes et des pêches


1970-1975 – Propos libres

Récits de vie : enregistrements sonores sous la forme de propos libres, récits de voyages, de jeunesse…

 

 

 

 

Récit de vie - jeux courtisans, voyage

Récit de voyage

Récit de vie - le repas et le chien (gasc)

Théo Mothe et un ex facteur de St Béat - Récit de vie 1

Récit de vie - Le facteur de St Béat - Le repas

Pèc - Long récit personnel

Contact avec l'électricité en Francitan

Quand le jeune curé de Hilhine vous traite de crétin

Francitan - remède constipation

Recits de Ger de Boutx

Recits de Ger de Boutx

Recits de Ger de Boutx

Récit de vie - Le facteur de St Béat - Le repas

51 Y'avait pas pire braconnier pour les morilles que votre père


1979 – Être ethnolinguiste, en Gascogne, aujourd’hui
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Intervention de J.-C. Dinguirard au colloque international d’Ivry de 1979.
Ethnolinguistique : contributions théoriques et méthodologiques : actes de la Réunion internationale Théorie en ethnolinguistique, Ivry, 29 mai-1er juin 1979, SELAF, 1981, pp. 69-79.
Voir aussi les interventions de J.-C. Dinguirard dans les débats, retranscrits aux pages : pp. 80-82 ; pp. 124-125 ; p. 142 ; pp. 172-173 ; p. 175 ; p. 187 ; p. 208 ; p. 210 ; p. 257-258 ; p. 273-274.

L’ensemble de ce colloque et de son compte rendu est le fruit du travail de Franck Alvarez-Pereyre.

Les actes complets peuvent être obtenus par prêt interbibliothèques, ils méritent définitivement d’être lus et partagés. Parmi les interventions, celles de G. Calame-Griaule, J. Fribourg, F. Alvarez-Pereyre, M.P. Ferry, S. Aroutiounov et tant d’autres. On lira aussi les débats retranscrits.

Cet article évoque les spécificités de l’ethnolinguiste, notamment son ouverture démarcative de fait, aux disciplines non-exclusivement linguistiques (sémantique, histoire, etc.). Parce qu’il multiplie les terrains d’investigations, il ne relève d’aucune exclusivité de chaire et peine à s’intégrer à quelque groupe savant que ce soit faute d’exclusive. Tous rejettent l’ethnolinguiste ? Non ! Il existe un « village » ami, celui des dialectologues, et certaines revues telles que la revue des linguistique romane. Linguistique, dialectologie, sémantique, histoire ont tout à gagner à tisser entre elles des liens de collaboration étroits. Cela reste difficile comme le montre le livre hommage à Claudie Amado qui compile des articles d’historiens et de linguiste qui convergent dans leurs conclusions sur l’origine occitane de l’épopée de Guillaume d’Orange, mais s’ignorent les uns l’autre (Laurent Macé, éd., Entre histoire et épopée : Les Guillaume d’Orange, IXe-XIIIe siècles – Hommage à Claudie Amado, Toulouse, CNRS / Université de Toulouse-Le Mirail, 

Nota : Au lecteur qui s’étonnerait de la réaction aux propos de J.-C. Dinguirard autour du terme de « terrorisme » dans le débat entre théorie et pratique ethnolinguistique, nous renvoyons à la lecture en pages 6 et 7 de l’introduction de Charles Camproux à l’ouvrage « Les noms de lieux et de personnes » par Christian Baylon et Paul Fabre, lien Gallica ci-après.

Article publié avec l’autorisation du Lacito que nous remercions vivement.

Bibliographie citée, outre les atlas Linguistiques (en cours de rédaction) : 

  • 1891, Maxime Lanusse. De l’influence du dialecte gascon sur la langue française, de la fin du quinzième siècle à la seconde moitié du dix-septième. Thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris. Grenoble, imprimerie Allier, 1891
  • 1932-1936, Palay, Simin. Dictionnaire du béarnais et du gascon modernes (bassin de l’Adour) embrassant les dialectes du Béarn, de la Bigorre, du Gers, des Landes et de la Gascogne maritimeA-E & F-Z
  • 1934, La Terminologie pastorale dans les Pyrénées centrales, thèse de doctorat présentée à la Faculté des lettres de l’Université de Tübingen, par Alfons Th. Schmitt.
  • 1937, V.-D. Elcock, De quelques affinités phonétiques entre l’Aragonais et le Béarnais.
  • 1943, Dauzat, Albert. Essais de géographie linguistique: Deuxième série. Problèmes phonétiques
  • 1947, Febvre, Lucien. Le problème de l’incroyance au XVIe siècle
  • 1952, Revue Orbis, langue des hommes – langue des femmes
  • 1953, Seguy, Jean : Les noms populaires des plantes dans les Pyrénées centrales. Barcelona, 1953.
  • 1954, Séguy, Jean. Accommodements avec une loi d’accommodation. Via Domitia n°1.
  • 1958, Kelkel, Lothar. Monde et langage: Réflexions sur la philosophie du langage de Wilhelm Von Humboldt. Etudes Philosophiques, 1958.
  • 1959-1960, Chants folkloriques gascons, de X. Ravier et J. Seguy. Via Domitia 6 et 7, 1959 et 1960, réédités en 1978 sous le titre de Poèmes chantés des Pyrénées gasconnes
  • 1962, Carrascal Sanchez, J. ; La penetracion de la lengua catalana en el dominio gascon. Barcelona, 1962.
  • 1962, Joisten, Charles. Les êtres fantastiques dans le folklore de l’Ariège. Via Domitia n° 9, pp. 16-78
  • 1964, Straka, Georges. Théorie des famines. Revue des travaux de linguistique littérature n° 2, 1964
  • 1965, Ravier, X. : Le traitement des données négatives dans l’ALG. RLiR 115-116 (1965), pp. 262-274.
  • 1965, Geneviève CalameGriaule. — Ethnologie et langage : La parole : chez les Dogon, [Paris], Gallimard [1965], 589 p.
  • 1965, Hubschmid, Johannes. Thesaurus praeromanicus.
  • 1965, Heger, Klaus. Travaux de Linguistique et de Littérature
  • 1967, Contes populaires de la Grande Lande. Arnaudin, Félix, Boisgontier, Jacques, Latry, Guy
  • 1968, BEC, P. : Les interférences linguistiques entre gascon et languedocien dans les parlers du Comminges et du Couserans. P., 1968.
  • 1969, Guiter, Henri. Concordances linguistiques et anthropologiques. Revue de Linguistique Romane, n° 33.
  • 1970, Rohlfs, Gerhard. Le gascon. Étude de philologie pyrénéenne. 2e éd., entièrement refondue. Tübingen, Max Niemeyer, et Pau, Marrimpouey jeune, 1970.
  • 1971, Fossat, J.-L. : La formation du vocabulaire gascon de la boucherie et de la charcuterie. Toulouse, 1971.
  • 1972, Séguy Jean. Fossat (J. L.), La formation du vocabulaire gascon de la boucherie et de la charcuterie. Etude de lexicologie historique et descriptive, Toulouse ; 1971. In: Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 84, N°106, 1972. pp. 95-97.
  • 1973, Ravier, X. : L’incidence maximale du fait dialectal. Les dialectes romans de France à la lumière des Atlas régionaux, P., 1973, pp. 43-59.
  • 1973, Pottier Bernard. Le domaine de l’ethnolinguistique. In: Langages, 5ᵉ année, n°18, 1970. L’ethnolinguistique, sous la direction de Bernard Pottier. pp. 3-11.
  • 1973, « Pluralité des parlers en France », Ethnologie française, n° 3, Paris, 1973
  • 1974, Freche Georges. — Toulouse et la région Midi-Pyrénées au siècle des lumières (vers 1670-1789). — [Paris], Cujas
  • 1979, Ravier, Xavier. Le récit mythologique dans les Pyrénées bigourdanes, essai d’ethnolinguistique
  • 1983, André Leroi-Gourhan. — Les religions de la Préhistoire (Paléolithique), Paris, Presses Universitaires de France

Références secondaires


1978 – Vocabulaire gynécologique gascon
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Note sur le vocabulaire gynécologique du texte gascon, article paru dans « Statut du texte occitan dans un traité de médecine du XVIe siècle », Via Domitia n° 20-21, pp. 11-12.

 

 

 

 

 


1979 – Observations sur le gascon des plus anciennes chartes
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Cet article traite du gascon médiéval, écrit entre 1160 et 1200 dans l’arrondissement de Saint-Gaudens concernant la Maison du Temple de Montsaunès. Il est ici beaucoup question de morphologie, mais aussi de lexique, d’onomastique, de sémantique (avec une référence, page 10, à 1980 ; Pour une sémantique du silence), d’ethnolinguistique.

Observations sur le gascon des plus anciennes chartes, Via Domitia 22, T 15, pp. 9-46

 

Références secondaires



1982 – Notes aquitaines
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Convenae et Couserans, Raymond LIZOP
Convenae et Couserans, Raymond LIZOP

Notes aquitaines. Via Domitia n° 27, pp. 55-70

Au sommaire de cet article :

1- Virgile de Toulouse et l’état linguistique de l’Aquitaine au VI° siècle
2- Le nom Comminges < Convenae et la phonologie de la langue des aquitains
3- Des basques au Val d’Aran ?

Résumé en version française plus bas, ici en occitan.

Convenae

Per jutjar de l’autenticitat de la forma latina CONVENAE, lo punt decisiu es dins los grops –nv- vs –mb-, saber se son tractats identicament o pas. Jean-Pierre Chambon e Yan Greub considèran que la confusion de –v- e de –b- (lo “betacisme” gascon) es precòça (Chambon & Greub 2002 p. 480) en s’apiejant justament sus las formas CONBENAS / COMBENAS portadas per de monedas merovingianas, qu’atestarián d’un passatge de v a b al sègle 6. E la forma CUMMONIGO d’una moneda del sègle 7 mostrariá que –mb- segondari (çò es eissit de –nv-) es tractat coma –mb- primari.

Lo lexic general del gascon suggerís lo contrari, çò es a saber que lo grop –nv- latin es tractat diferentament del grop –mb- ancian. Aital COMBA dona ben “coma”, e CAMBA dona “cama”, mas “invidia” dona “enveja” [embˈejo] (present tanben en toponimia) …Coneissi pas de formas gasconas del tipe *[emˈejo] ni “*comidar” per “convidar” o « *emèrs » per « envèrs »etc.

Lo lexic general del gascon suggerís doncas puslèu que lo betacisme es posterior a la reduccion de « mb » a « m » … e doncas relativement recent. Carolingian benlèu. Almens dins l’èst gascon (ont es pas generalizat : s’aplica pas entre vocalas « lavar » [lawˈa] e pas [labˈa] coma en Bearn, e mai qualque còp s’aplica pas après consonanta « mauva » < MALVA se pronóncia [mawwo] dins de punts ALF de Gerç, Òut e Garona e Tarn e Garona) .

Invèrsament, l’idèa d’un betacisme (relativament) recent plaideja per considerar que CONVENAE es una aproximacion/interpretacion latina coma o pausava Jean-Claude Dinguirard e que la forma reala èra COMBENAE. Explica dirèctament las notacions merovingianas ancianas qu’an –b-, e explica mai lo tractament per simplificacion –mb > -m- coma dins CUMBA > “comba”… e non pas la conservacion coma dins INVIDIA > “enveja”. E explica doncas perqué avèm “Comenge” e non pas “*Convenge”).

CHAMBON Jean-Pierre et Yan GREUB 2002 Note sur l’Age du (proto)gascon. Revue de lingüistique romane 263-64, 473-49

ALF = Jules Gilliéron et Edmond Edmont 1902-1920 Atlas Linguistique de la France, Macon: Protat.

Pour accepter ou non l’authenticité de la forma latine CONVENAE,  le point décisif se trouve dans le traitement des groupes –nv- vs –mb-. Il s’agit de savoir s’ils sont traités identiquement ou pas. Jean-Pierre Chambon et Yan Greub considèrent que la confusion de –v- e de –b- (le fameux “bétacisme” gascon) est précoce (Chambon & Greub 2002 p. 480). Il s’appuient pour cela justement sur les formes CONBENAS / COMBENAS que portent des monnaies mérovingiennes, et qui attesteraient d’un passage de v à b au 6e siècle. Ils s’appuient aussi sur la forme CUMMONIGO qu’on lit sur une monnaie du 7e et qui montrerait elle que –mb- secondaire (c’est-à-dire issu de –nv-) est traité comme –mb- primari.

Le lexique général du gascon suggère le contraire, à savoir que lo grop –nv- latin es traité différemment du groupe –mb- ancien. Ainsi CUMBA donne bien “coma” ‘vallon’, et CAMBA “cama” ‘jambe, mais INVIDIA donne “enveja” [embˈejo] ‘envie’ (présent aussi en toponymie) … Je ne connais pas de formes gasconnes du type *[emˈejo] ni “*comidar” pour “convidar” ‘inviter’ ou « *emèrs » pour « envèrs » ‘inverse, contraire’ etc.

Le lexique général du gascon suggère donc plutôt que le bétacisme est posterieur à la réduction de « mb » a « m » … et de ce fait relativement récent. Carolingien peutèêtre. Du moins dans l’est gascon (où il n’est pas généralisé : il ne s’applique pas entre voyelles « lavar » ‘laver’ est [lawˈa] et non [laβˈa] coma en Bearn, et même parfois non plus après consonne : « mauva » ‘mauve’ < MALVA se prononce [mˈawwo] dans quelques points ALF du Gers, du Lot-et-Garonne et du Tarn-et-Garonne.

Inversement, l’idée d’un bétacisme (relativement) récent plaide pour considérer que CONVENAE est bien une approximation/interprétation latine pour COMBENAE comme le posait Jean-Claude Dinguirard et que la forme réelle était COMBENAE. Cette hypothèse explique directement les notations merovingiennes anciennes qui ont –b-, ainsi que le traitement par simplification –mb > -m- coma dins CUMBA > “comba”… au lieu de la conservation suivie de bétacisme comme dins INVIDIA > “enveja”. Cela explique donc que jous avons une forme  “Comenge” ‘Comminges’ et non pas “*Convenge”).

Références

CHAMBON Jean-Pierre et Yan GREUB 2002 Note sur l’Age du (proto)gascon. Revue de lingüistique romane 263-64, 473-495.

Patrick SAUZET, linguiste Occitan

 

Note de l’éditeur : L’auteur nous révèle en marge de cet article de fond, quelques éléments fondateurs de sa manière de travailler :  « Une fois de plus, il convient sans doute d’humilier la linguistique aux faits » (p. 62) qui nous renvoie à l’ars difficilima nesciendi cher aux disciples de Jean Séguy et « (…) par le langage, on se fait déjà une idée de l’homme. On ne sort jamais de l’ethnolinguistique… ».

Références secondaires


1979-1980 – Bibliographie critique des proverbes des Pyrénées gasconnes
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Une trentaine d’ouvrages consacrés à la parémiologie gasconne, pour moitié d’entre eux : la Gascogne pyrénéenne.
Paru en 1980 dans Recherches Pyrénéennes n° 0, pp. 103-108

 

 



1981 – L’article eth, era du gascon pyrénéen : archaïsme ou innovation ?
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L’article et, era du gascon pyrénéen : archaïsme ou innovation ? Lengas n° 12, pp. 37-61, 1981.

Carte linguistique des articles Eth Era Lo la le ALG
Carte linguistique des articles Eth Era Lo la le ALG

Jean Séguy (Les cartes auxiliaires de l’ALG – essai d’aréologie méthodique, Via Domitia n°3, p. 50, 1956), précisant que « L’article eth, era s’accroche s’accroche aux relief pyrénéens et subpyrénéens, au plateau de Lannemezan, tout le long de la cordillère gasconne », nous renvoie pour comprendre cette mystérieuse enclave ossaloise, à L’origine des ossalois, Passy, Jean, pp. 37 ; 122-127, etc. On se fera une idée des enseignements de cet ouvrage grâce au C.R. de Antoine Thomas publié en 1905 par La Romania pp. 474 sqq. : pour Jean Passy, la forme et, era caractérise la patois de la montagne quand le/lo, la celui de la plaine et il affirme que la population de la vallée d’Ossau sauf 3 villages, a été remplacée par une population venue de la plaine.

Jean-Claude Dinguirard, qui signale une erreur de source chez Jean Passy puisque Luchaire n’a trouvé l’article et, era que dans le cartulaire de Bigorre et non dans celui de Lézat, relance l’enquête et développe ici l’amorce de rupture avec la pensée communément admise – Luchaire, Rohlfs, Bec – qu’il évoquait déjà en note infrapaginale dans Via Domitia n° 28 (note n° 20, page 12, article So ditz la gens anciana) : l’attestation la plus ancienne de l’article montagnard, ne remonte pas avant le XVIIe siècle : une innovation, donc et non un archaïsme. Jusqu’à preuve du contraire…

 

Références secondaires


1981 – Ethnophonologie du h gascon
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Pour l’auteur, le h gascon, « Rastignac phonologique », présente tous les syndromes du phonème non-intégré, occupe tous les espaces laissés vacants, se substitue à n’importe quelle consonne. En Gascon, le h joue le rôle de degré zéro de la Consonne, et ce de manière persistante voire démarcative du dialecte.

  • « Lo no es bon Guasconet
  • se no sabe dezi
  • Higue, hogue, hagasset »

Proverbe cité par Leroux de Lincy, I, p. 349

Pour une ethno-phonologie : le cas du h gascon. Via Domitia n° 23, pp. 41-54

Lire aussi  1976 ; Note sur le [Ɛ-] / ts gascon et 1978 : La désinence [-w] de la 5° personne en gascon.

Références secondaires



1976 – Note sur le [Ɛ-] / ts gascon
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Cet article procède à une analyse phonologique comparative des lexiques Allibert (Dictionnaire occitan-français. Toulouse, 1966) et Palay (Dictionnaire du béarnais et du gascon modernes. Paris, 1961.) pour ce qui concerne les mots commençant par [Ɛ-] et dont la réalisation dans le dia-système gascon, peut être en [Ɛ], [éƐ] ou [iƐ], voire [aƐ].

Ce trait démarcatif du gascon par rapport à l’occitan, qui offre au [Ɛ-] de s’épauler d’une prothèse vocalique, éclaire peut-être la forme canonique de la syllabe initiale en aquitain pré-roman.

Lire aussi 1978 : La désinence [-w] de la 5° personne en gascon  et 1981 : Ethnophonologie du h gascon

 

 

 

 


1969 – NUbú Rei, virada gascona
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Virada gascona de J.-C. D., Audidor Enfiteoticari, Comandator Causit deth Orde dera Gran Caracòla.

Véritable portrait de Monsieuye Ubu
Véritable portrait de Monsieuye Ubu

Documents à télécharger ci-après :

Bonus audio en français, artistes non-identifiés.

(Traduction en gascon par Jean-Claude Dinguirard, auditeur emphytéotique, Commandeur de l’ordre de la Grande Gidouille.)

 

 

 

 


1984 – Simples réflexions sur « Le moyen de parvenir » de Béroalde de Verville
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François Brouard est-il Béroalde de Verville ?J.-C. Dinguirard date « Le Moyen de Parvenir » entre 1602 et 1611, puis présente des éléments de nature à remettre en cause son attribution au chanoine François Béroalde de Verville. Enfin, il souligne que le quatrain sur lequel s’ouvre « Le Moyen de Parvenir » pastiche le dernier quatrain de la franciade, de Ronsard.

 

Simples réflexions sur Le moyen de parvenir et sur son auteur, Revue Littératures, n° 9-10, ISSN 0563-9751, in Mélanges offerts au Professeur Fromilhague.

 

 

De Ronsard à Béroalde ?
De Ronsard à Béroalde ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Références secondaires


1983 – Étymologie du mot « Gadget », un emprunt de la langue britannique au gascon de Haute-Bigorre
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Simin Palay
Simin Palay

« Un gasconisme méconnu. Le dernier volume du Trésor de la Langue Française aura considérablement déçu le patriotisme local, dans nos régions, en méconnaissant les lointaines, mais pourtant évidentes origines gasconnes de l’anglicisme gadget : sur la foi du Petit Robert peut-être, mais en tout cas sans l’ombre d’une vraisemblance, on l’y ramène au français gâchette ! »

Extrait du Trésor de la Langue Française :

GADGET, subst. masc.
A.  Petit objet qui plaît plus par sa nouveauté et son originalité que par son utilité. Le gadget c’est le truc, le machin, le bidule : un objet qui ne vise à aucune recherche esthétique, qui ne prétend à nul service, qui ne sert à rien ou dont la fonction est si futile qu’on devine bien que sa création n’a pas été dictée par un besoin (Le Monde, 10 avr. 1966 ds GILB. 1971).
B.  P. ext. Solution miracle. Aucun gadget ne sera suffisant pour freiner le développement du chômage si nous ne soignons pas en même temps les conséquences apparentes et la cause du mal (L’Express, 24 avr. 1967 ds GILB. 1971).
Rem. Gadget peut servir de deuxième élément de subst. composé. Avion-gadget, robe-gadget (cf. GILB. 1971).
Prononc. : []. Étymol. et Hist. 1955 (Ch. Bruneau in Le Figaro litt., in Chroniques lang., I, 130 ds QUEM. DDL t. 4); 1962 des gadgets de luxe (L’Express, no 598, 44, ibid.). Angl. gadget « id. » attesté dep. 1886 (ds NED Suppl.) en usage dep. prob. 1870; d’orig. incertaine, peut-être à rapprocher du fr. gâchette*. Bbg. Gadgétomanie (La). Actual. terminol. 1975, t. 8, no 3, pp. 1-2. – GIRAUD (J.), PAMART (P.), RIVERAIN (J.) Mots ds le vent. Vie Lang. 1970, pp. 50-51.

« Je rappelle que les terres gasconnes, longtemps restées britanniques, ont enrichi l’anglais d’un petit contingent de mots. Pour celui qui nous occupe, il suffisait de consulter le dictionnaire de Simin Palay pour y trouver « gàdje (…) outil, ustensile, en Hts-Big. » (…) personne sans grande valeur. »

Gàdje-Simin-Palay
Gàdje-Simin-Palay p. 40 / 677

Jean-Claude Dinguirard. Via Domitia n° 30, 1983.

 


1983 – Les dates de la chronique d’Uzès
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La Chronique d'Uzes
La Chronique d’Uzes

« Anno Domini DCCLXXIX obiit Guillermus monachus, qui antea fueat comes » demande tout bonnement à être rectifiée Anno Domini DCCLXXIV

1983, J.-C. Dinguirard, Les dates de la chronique d’Uzes, Via Domitia 29, p. 145

 

 

 

 

 

 

 

 


1983 – Je parol françois, cours d’ancien français
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Ballade des pendus, Villon
Ballade des pendus, Villon

Je parol françois est un cours d’ancien français, qui comprend des exercices corrigés, des conseils méthodologiques et un premier lexique.

 

 

 

 

 

 

 

Références secondaires


1978 Fantomin et Lupinas
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Article sous pseudonyme Géo Vadieu


1982 – Glanées, Via Domitia n° 27
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Roman de renart, la pêche à la queue (BnF)
Alléché par l’odeur des anguilles grillées, Ysengrin vient frapper à la porte de Renart qui lui fait croire qu’il reçoit des moines. Le loup crédule se ferait bien moine pour en goûter lui aussi. Renart l’ébouillante sous le prétexte d’une nécessaire tonsure, puis le mène au trou creusé dans l’étang gelé où il l’assure avoir pêché le poisson. Un seau avait été laissé là. Renart le noue à la queue du loup et l’invite à pêcher sans bouger. Mais la queue se prend dans la glace ! Avec l’aube viennent des chasseurs qui se jettent sur le loup. Un coup d’épée maladroit lui tranche la queue. Ysengrin prendra la fuite sans demander son reste.

Glanée : Renart, Daduocas, Poindre sur le dart, joyeuses recherches de la langue tolosaine, Via Domitia n° 27, pp. 88-94.

Le texte des joyeuses recherches de la langue tolosaine est disponible en ligne sur le site de la Bibliothèque de l’Arsenal, Toulouse I

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


1982 – Heur et malheur d’une définition de la grammaire
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Heur et malheur d’une définition de la grammaire. Grammatica n° 8 (1980), pp. 1-8

 

 

 

Parmi les références bibliographiques de l’article, on trouvera en ligne :

Références secondaires


1982 – Chroniques et illustrations, Via Domitia n° 26
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Ex libris Dinguirard
Ex libris Dinguirard

Chroniques et illustration de Via Domitia n° 26

 

 

 

 

 


1983 – Récensions d’ouvrages
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Gonon, Marguerite
Gonon, Marguerite

Ce tapuscrit comporte plusieurs comptes rendus, publiés dans Via Domitia n° 29 :

  • GOSSEN, Th. et al., Französisches etymologisches wörterbuch, von W.F. Wartbuch, 143. Bâle, 1982
  • GONON, Marguerite, et al. Enfance en Forez, Feurs, 1982
  • BAYLON, Christian et FABRE, Paul. Les noms de lieux et de personnes. Nathan, 1982. Préface de Charles Camproux (l’ouvrage est disponible sur Gallica ici, l’introduction de Charles Camproux est à lire absolument)
  • MORLET, Marie-Thérèse et MULON, Marianne. Les études d’onomastique en France de 1938 à 1970. Paris 1981, Ed. SELAF, 294 pages.
  • FABRE-VASSAS, Claudine. Adrienne Soulié, couturière et conteuse à Saint-Couat d’Aude. Coll. Terre d’Aude n°12,  Atelier du Gué, Ed. Villelongue d’Aude. 1982, 132 p.
  • VIGNEAU Bernard, Lexique du gascon parlé dans le Bazadais. p.p. J. Boisgontier et J.B. Marquette. Les cahiers du Bazadais. Ed. Bazas, 1982. XVI + 346 pages.
  • GRISWARD Joël, Archéologie de l’épopée médiévale. Préface de G. Dumézil. Bibliothèque historique, Payot Ed. Paris, 1981, 382 pages.
  • ALVAREZ-PEREYRE, Franck. Ethnolinguistique : contributions théoriques et méthodologiques. Coll. LACITO Documents. SELAF, Paris, 1981. 314 pages.

 

J.H. Grisward, Archéologie de l'épopée médiévale
J.H. Grisward, Archéologie de l’épopée médiévale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Références secondaires


1982 – Compte-rendu : L’ours, l’autre de l’homme
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Dualité de natures - Jean de l'Ours
Dualité de natures – Jean de l’Ours

Compte-rendu : L’ours, l’autre de l’homme, n° 11 d’Etudes Mongoles (et sibériennes). Centre d’Etudes Mongoles, Université de Paris X.

Via Domitia n° 27, pp. 83-84.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


1982 – Compte rendu : Jeanine Fribourg, fêtes à Saragosse
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In memoriam Jeanine Fribourg
In memoriam Jeanine Fribourg

Compte rendu : J. Fribourg, Fêtes à Saragosse. Via Domitia n° 26, pp. 102-103

 

 

 

 

 

 

 

 


1982 – Compte rendu : Bens, Jacques. Ou. Li. Po. 1960 – 1963
1 téléchargement(s)

Oulipo
Oulipo

1981, J.-C. Dinguirard, CR Bens oulipopo 1960 1963, Via Domitia 26

 

 

 

 

 

 


1982 – Compte rendu : François George, Souvenirs de la maison Marx
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« Un spectre hante l’Europe… »

Compte-rendu : François George, Souvenirs de la maison Marx.

Via Domitia n° 26, pp. 99-100. Article signé Marin Levesque

 

 

 

 

 

 

 

 

 


1981 – Compte rendu : Théâtre populaire à Béziers : L’antiquité du triomphe de Besiers au jour de l’Ascension
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L'antiquité du Triomphe de Bésiers au jour de l'Ascension
L’antiquité du Triomphe de Bésiers au jour de l’Ascension

1983, J.-C. Dinguirard, Compte-rendu, Ph. Gardy, L’antiquité du triomphe de Besiers au jour de l’ascension. Annales du Midi n° 161, pp. 113-114

Compte rendu sur les huit pièce du théâtre de Caritats (de l’Ascension), dont les amours de la guimbarde.

Voir aussi :

 

 

 

 

 

 


1981 – Compte-rendu : P. Ourliac et M. Gilles, Les coutumes de l’Agenais
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Compte-rendu : P. Ourliac et M. Gilles, Les coutumes de l’Agenais, 2. Lengas n° 12, pp. 95-96.

(Voir, outre le livre dont il est ici rendu compte, le manuscrit numérisé des statuts et coutumes de l’Agenais)

 

 

 

 

 

 

 


1980 – Compte-rendu : Horst Steinmetz, Galloromanische Bezeichnungen für ‘betrunken/sich betrinken’, ‘Trunkenbold ‘
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Compte-rendu : Horst Steinmetz, Galloromanische Bezeichnungen für ‘betrunken/sich betrinken’, ‘ Trunkenbold ‘. Inaug. Diss., Bonn, 1978, 316 p. Revue de Linguistique Romane, n° 175-176.

 

 

 

 

 

 

 

 


1980 – Compte rendu : Lothar Wolf, Terminologische Untersuchungen zur Einführung des Buchdrucks im französischen sprachgebiet
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Compte-rendu : Lothar Wolf, Terminologische Untersuchungen zur Einführung des Buchdrucks im französischen sprachgebiet.
Revue de Linguistique Romane, n° 175-176, pp. 411-412

 

 

 

 

 


1980 – Compte-rendu : Q.I.M. Mok, Manuel pratique de morphologie d’ancien occitan
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Compte-rendu Q.I.M. Mok, Manuel pratique de morphologie d’ancien occitan. Revue de Linguistique Romane n° 175-176, pp. 418-419

 

 

 

 


1983 – Compte-rendu : X. Ravier, Atlas Linguistique et ethnographique du Languedoc vol. 2
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Compte rendu de l’Atlas Linguistique et ethnographique du Languedoc (Alloc) Volume 2.

Voir le CR du volume 1 ici

 

 

 

 

 

 

 

 

Références secondaires


1980 – Compte rendu : Alfred Jarry, Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien suivi de L’amour absolu, édition établie, présentée et annotée par Noël Arnaud et Henri Bordillon
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Dr Faustroll
Dr Faustroll, le dessin perdu d’Aubrey Beardsley d’après Gil

J.-C. Dinguirard est l’un des contributeurs aux commentaires des œuvres d’Alfred Jarry, notamment Ubu et Faustroll. Ses articles, parfois sous pseudonymes, sont parus dans les revues littérature et Europe. Ses commentaires, parmi ceux d’autres érudits, sont publiés pour Ubu Roi aux éditions Bordas, et pour Faustroll dans toutes les éditions commentées, jusqu’à la plus complète et la plus récente éditée par le Collège de ‘Pataphysique.

Le lien ci-après ne constitue donc qu’un mince aperçu de ce travail.

 

 

 

 

 

 

 

Références secondaires


1979 – Compte rendu : Michel Arrivé, la réduction de peine (Ma il diavolo lo sa), Spirali
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Compte rendu : Michel Arrivé, la réduction de peine, 1978.


1978 – Compte rendu : Ravier, Xavier. Atlas linguistique et ethnographique du Languedoc occidental, volume I
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Comptes rendus : Ravier (Xavier), Atlas linguistique et ethnographique du Languedoc occidental, volume I (cartes 1 à 264 plus trois cartes hors foliotage), Éditions du Centre National de la Recherche Scientifique, Paris, 1978.

Voir le CR du volume 2 ici

 

 

 


1978 – Compte-rendu : R. Penny, Estudio estructural del habla de Tudanca
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Compte-rendu : R. Penny, Estudio estructural del habla de Tudanca. Revue de Linguistique Romane, 1978, vol. 42 cahiers 167-168, p. 421.

 

 

 

 


1977 – Compte-rendu : G. de Granda, Estudios sobre un área dialectal hispanoamericana de población negra. Las tierras bajas occidentales de Colombia
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Compte-rendu : G. de Granda, Estudios sobre un área dialectal hispanoamericana de población negra. Las tierras bajas occidentales de Colombia. Revue de Linguistique Romane, n° 167-168, p. 469-470.

 

 

 

 


1975 – Comptes rendus, J. Aboucaya : A. Paraz, le Gala des vaches ; A. Martinet et H. Walter, Dictionnaire de la prononciation française dans son usage réel
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1975, J.-C. Dinguirard, Comptes rendus

  • Jacques ABOUCAYA, A. Paraz, le Gala des vaches
  • A. Martinet et H. Walter, Dictionnaire de la prononciation française dans son usage réel

 

 

 


1977 – Deux comptes rendus, M. Arrivé, Les remembrances d’un vieillard idiot (Grammatica & Art Press International)
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1977, J.-C. Dinguirard, Compte rendu M. Arrivé, Les remembrances d’un vieillard idiot, Grammatica n° 6, pp 77-78

et

Compte rendu sur les remembrances d’un vieillard idiot, Michel Arrivé.
Article paru dans Art Press International no 13, le 1er Décembre 1977, page 20.

 

 

 


1981 – Bibliographie des monographies consacrées au français régional du Midi
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Essai de bibliographie des monographies consacrées au français régional du Midi, et plus spécialement à celui de la Gascogne, surtout Pyrénéennes. Via Domitia n° 26, pp ; 87-96.

Cet inventaire qui concerne les Pyrénées gasconnes jusqu’à la fin du XIXe siècle, est enrichi d’extraits et traits saillants des ouvrages cités.

Si certains ouvrages mentionnés sont totalement absents sur internet, d’autres sont numérisés et disponibles en ligne :

  • 1756 – Pierre-Augustin Boissier de Sauvages, Dictionnaire languedocien-français : contenant un Recueil des principales fautes…

Volume 1 : A – G

Volume 2 : H-Z

Egalement cité, comme référence méthodologique :

Références secondaires


1973 – Compte-rendu M. Cami
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1973, J.-C. Dinguirard, Compte-rendu M. Cami, Œuvres, éditions M. Laclos. Grammatica n° 2, p. 132

 

 

 

 

 


1973 – Compte-rendu : F. Baby, La Guerre des Demoiselles en Ariège
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Compte-rendu : F. Baby, La Guerre des Demoiselles en Ariège. Revue de Comminges LXXXVI, pp. 89-91.

Note : pour Jean-Claude Dinguirard, François Baby est « l’homme au monde qui connait le mieux les vieux papiers de l’Ariège » (1978 &#8211; La désinence [-w] de la 5° personne en gascon, p. 33).

Avec l’aimable autorisation de la Société des Etudes de Comminges et de la BnF pour Gallica.

 

 

 


1970, CR La bibliothèque idéale des littératures d’évasion
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1970, J.-C. Dinguirard, la bibliothèque idéale des littératures d’évasion, magazine littéraire 37_ocr


1976 – Les décrets de Pluviôse, an II
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Et si l’appât du gain avait accéléré la défaveur de certaines classes sociales envers le  » Patois  » ?

Les décrets de Pluviôse an II. Revue de Comminges, 1976, n°89-3, pp. 353-5.

Article mis en ligne avec l’aimable autorisation de la Société des Etudes de Comminges et de la BnF pour Gallica.

 

 

 

 


1981 – L’adjectif Panal : l’énigme persiste
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 Le Hall du Livre NANCY Les plus anciennes chartes en langue provençale ; recueil des pièces originales antérieures au XIII siècle

Les plus anciennes chartes en langue provençale ; recueil des pièces originales antérieures au XIII siècle. Cl. BRUNEL

Articles jumelés de André Soutou et Jean-Claude Dinguirard, sur l’unique trace écrite de « panal » comme adjectif.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


1981 – Gargantua, entre les Celtes et Lefranc
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Mme Gargantua par Daumier
Mme Gargantua par Daumier

1980, J.-C. Dinguirard, Gargantua entre les Celtes et Lefranc, Via Domitia 23.

L’auteur mène ici une enquête littéraire et linguistique sur les origines de Gargantua et ses liens avec les traditions populaires. Il montre qu’une pluralité de chroniques gargantuines ont précédé les Grandes et inestimables cronicques, qui n’est probablement pas l’édition originale, mais une édition revue et augmentée qui par inadvertance conserve la table des matières d’une édition antérieure puisqu’elle ne lui correspond pas.

L’auteur souligne ensuite le fait que les chroniques gargantuines se rattachent fort explicitement, par Merlin et par Artus, à la matière de Bretagne sans pour autant que celle-ci fasse apparemment état de Gargantua. Toutefois, il peut ne s’agir que d’un pur artefact de littérateur, comme cela s’est observé ailleurs.

L’auteur nous livre une analyse linguistique du nom « Gargantua », un nom d’origine occitane et qui n’a pu naître que dans une région où l’amuïssement de -t fut précoce : la Provence.

L’auteur enfin salue les travaux de la Société de Mythologie française, notamment ceux de H. Dontenville et du professeur Henri FROMAGE , qui ont mis au jour dans le légendaire gargantuin la présence d’une sorte de palimpseste rousselien grâce aux syllabes obsédantes Moul- et Borb- que l’on retrouve dans le nom même de Mulat-Barbe : le Gargantua de H. Dontenville se superposent tout à fait au Mulat-Barbe gédrois (et à Millaris, de Lesponne).

Si l’auteur conclue à l’improbable celtité de Gargantua mais se réjouir de l’existence de cette hypothèse, puisque « Métamythiquement parlant, la prolifération du sens est signe de vie et preuve de santé ».

Quelques liens et documents d’intérêt :

Parmi les références bibliographiques de cet article :

 

« Rabelais est-il mort ? Voicy encore un livre.

Non, sa meilleure part a repris ses esprits,

Pour nous faire présent de l’un de ses escrits

Qui le rend entre tous immortel et fait vivre.

Nature Quite »

Références secondaires




1980 – Meurtre à l’université
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Une nouvelle à énigme policière de Jean-Claude Dinguirard, membre correspondant de l’Ou.Li.Po.Po, écrite sous le pseudonyme de Jean-Louis Girard e parue dans la revue Aenigmatologie.

 

 

 

 


1979 – Chroniques, Via Domitia n° 22
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Nécrologie de Henri Polge, publication de Jacques Boisgontier, écho des deux tomes volumineux de Via Domitia dédiés à Jean Séguy.

 

 

 



1979 – Un lustre d’études lupiniennes / Five years of Lupinian studies
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Un lustre d’études lupiniennes, article de 1972 version anglaise dans Baker Street Miscellanea, 1979. Traduction avec introduction, par Anne Byerly.

Cet article constitue un excellent point d’entrée dans la lupinologie.

 

 

 

 



1978 – La revue Via Domitia et le Comminges
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Cet article présente la revue Via Domitia.

La revue Via Domitia et le Comminges, la revue de Comminges, n° 1978-2, p. 289.

 

 

 

 

 



1978 – Projet d’orthographe d’apparat – Brrhüsgë gd Ürrhghtücrrhigtph gd igtbigtrrhigt
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Le sujet de la réforme de l’orthographe a fait couler beaucoup d’encre. J.-C. Dinguirard propose ici un projet qui réconcilie réforme et préservation des formes spécifiques.

Ce projet date de l’époque de l’occultation du Cymbalum Pataphysicum : aucun article ne paraissait alors avec signature, mais sous l’égide d’une Sous-Commission, ici la Co-commission de Vêture.

La paternité de J.-C. Dinguirard est formellement révélée en 2020, page 59 de « Collège de ‘Pataphysique – Anthologie Pataphysique de l’Antiquité à nos jours », aux éditions du Sandre.

André Martinet, à qui J.-C. Dinguirard a communiqué son projet d’orthographe d’apparat, propose en retour dans une lettre de décembre 1978 de pousser l’exercice un cran plus loin en faisant varier la graphie de chaque phonème selon un rythme régulier.

 

 

 

 

Références secondaires


1974 – Comptes rendus J. Allières, J.-L. Fossat, F. Séguy, C. Costes, A. Castet, le Monde Alpin et Rhodanien
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1974, J.-C. Dinguirard, Comptes rendus

  • Compte-rendu : J. Allières, Atlas Linguistique et ethnographique de la Gascogne, volume 5. Via Domitia n° XVIII : 56-60.
  • Compte-rendu : J.-L. Fossat. Le marché du bétail. Via Domitia n° XVIII : 60-61.
  • Compte-rendu : Abbé CASTET, Proverbes du Biros. Via Domitia n° XVIII : 61-63.
  • Compte-rendu : Le Monde Alpin et Rhodanien. Via Domitia n° XVIII : 63-64.

 

 


1978 – Aux origines de la sémiologie
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Alphonse Costadeau, « professeur en Théologie de l’Ordre des FF. Prêcheurs » est l’auteur d’un Traité historique et critique des principaux signes qui servent à manifester les pensées, ou le commerce des esprits : 8 vol. in-12, Lyon, chez les Frères Bruyset, 1720 (2° éd.)…

 

 

 

 

 


1977 – Un linguiste maudit : Alcée Durrieux
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Alcée Durrieux est un linguiste gascon méconnu de la fin du XIX°. Il est ici question de son « Dictionnaire étymologique de la langue gasconne avec la racine celte ou grecque de chaque mot gascon suivi du mot latin et français, Auch, G. Foix, 1899-1901, 371 p.« , à contre-courant des idées linguistiques communément admises.

Si en première lecture, Alcée Durrieux présente les stigmates du crank selon Martin Gardner ou du fou littéraire selon Queneau, l’auteur (Jean-Claude Dinguirard) lui découvre aussi des intuitions, séduisantes, parfois troublantes voire en avance sur leur temps. Citons :

  • une poétique théorie des strats (I, pp. 20s), comme la claire conscience de l’écologie du langage (I, p. 14) ;
  • l’idée qu’une langue se caractérise mieux par la grammaire que par le lexique (I, pp. 64 et 152);
  • l’enrichissement de ses analyses linguistiques par l’étude ethnographique (I, p. 72 s.);
  • les prémisses de la glottochronologie (I, pp. 164, 171).

Si l’auteur qualifie de trompeur le titre de l’ouvrage d’Alcée Durrieux, c’est peut-être du fait que l’intérêt et les apports du livre résident davantage dans cette richesse, ce foisonnement prometteur, bien loin du périmètre d’étude limité que l’on peut s’attendre à trouver en tournant les pages d’un « dictionnaire étymologique », ici qui plus est pour une étymologie non-validée.

L’auteur de conclure par une réflexion dialectologique, en droite ligne de l’école de dialectologie toulousaine et de l’héritage intellectuel de Jean Séguy.

Références secondaires



Droit coutumier en Béarn

En 1906, dans « Nouvelle revue historique de droit français et étranger », E. Meynal propose une hypothèse de filiation entre Lo Codi (voir l’édition de Fitting et Suchier) et la loi des empereurs éditée par Jacques Rogé en 1905 dans Textes additionnels aux anciens Fors de Béarn.

Soulignons le mot de la fin de E. Meynal : « (…) l’hypothèse peut être un procédé fort légitime d’investigation pourvu qu’on en fasse bien ressortir toute l’incertitude actuelle. » , qui est en droite ligne avec l’épistémologie de l’école de dialectologie romane de Toulouse, J.-C. Dinguirard comme en répons huit décennies plus tard dans son « épopée perdue de l’occitan » précisait « convaincu que je suis que le progrès naît de la multiplication des hypothèses ».

 


BROCK, Beau. Les origines d’une confusion identitaire : le cas du gascon, thèse. BA, The University of Wisconsin-La Crosse
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Sommaire :

  • Les langues régionales en Europe
  • Les origines des gascons
  • La nation gasconne
  • Qu’est-ce que le gascon ?
  • De la mort d’Henri IV
  • La Révolution et la renaissance régionale
  • Le présent
  • Conclusion
  • Bibliographie
  • Recueil des textes en gascon et en béarnais
  • Annexes :
    • 1355, lettre écrite par Jean de Mauléon a son seigneur
    • 1220, un extrait des fors du Beam
    • un poème de Pey de Garros, selon l’orthographe originelle
    • Déclaration des droits de l’Homme en gascon (également en ligne ici)
    • 1951, Loi Deixonne

 





1981 Samaran, Charles. Un manuscrit de St Orens d’Auch
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1981 Samaran, Charles. Un manuscrit de St Orens d’Auch

Bulletin de la Société archéologique, historique littéraire & scientifique du Gers, Auch, 1981-04, pp. 159-160

 


Philps, Dennis. Balagueres Bethmale Biros Problematique d une recherche dialectometrique en zone pyreneenne ariegeoise
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1979 – Galoureau
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Étymologie de « Galoureau », avec Sorel et Béroalde de Verville.

 

 

 

 

 


1976 – Memento de linguistique française
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1976, C. Costes, J.-C. Dinguirard, R. Garrette, C. Vigneau, Memento de linguistique française, Université Toulouse le Mirail, 77p

 

 

 

 

 

 


1975 – Raymond Roussel
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Pour le texte de Roussel… par Jean-Claude Dinguirard.

1975-J.-C.-Dinguirard-Sur-une-note-de-Raymond-Roussel-dans-Nouvelles-impressions-dAfrique-Grammatica-IV-pp.-81-89

1975, Dinguirard, J.-C. Archéologie roussellienne le fédéral à semen-contra, actes du premier colloque de linguistique périphériscopique

Anecdotes :

Jean Ferry s’est vu refuser en 1952, un article par la revue « Arts » au prétexte du trop grand nombre de références à Raymond Roussel (Cf. Jean Ferry, Une étude sur Raymond Roussel, Arcanes, 1953, p. 214).

En 1967, Jean-Claude Dinguirard enseignait en classe de 6° au collège de Valence d’Agen et ses élèves travaillaient sur les données des Boucles du petit sentier. Il a fallu expliquer à l’inspecteur Pédagogique Régional, Monsieur P., qui était Raymond Roussel dont il n’avait alors jamais entendu parler.

 

Références secondaires


1979 – Erotica Verba chez Maynard
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Etude du vocabulaire érotique chez Maynard. Une commande du professeur J.P. Lassalle.

 

 

 

Références secondaires


1975 – Où Lautréamont plagie Buffon
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Aujourd’hui bien documenté, cet article de 1975 met en lumière un des plagiats de Buffon par Lautréamont.

 

1975, J.-C. Dinguirard, Où Lautreamont plagie Buffon, tapuscrit

 

 

 


1973 – Nécrologie de Jean Séguy (1914 – 1973)
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Jean Séguy a marqué durablement la mémoire de ses élèves, de ses disciples et de ses collègues.

Avec l’aimable autorisation de la Société des Etudes de Comminges et de la BnF Pour Gallica.

 

 

 

 



1972 – De quelques tendances dans la répartition des suffixes ethniques -ais et -ois
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Les deux suffixes -ais et -ois sont les variantes d’un morphème unique. Leur répartition ici analysée de manière quantitative, n’est – très probablement – pas aléatoire. Plusieurs hypothèses sont proposées.

Mots clé : phonétique ; phonologie ; morphologie ; ethnolinguistique ; étiologie ; linguistique ; ethnolinguistique

 

 

 

 

Références secondaires


1969 – Petit lexique de terminologie linguistique
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1969, Petit lexique de terminologie linguistique, Université de Toulouse

 

 

 

 


1980 – Pour une sémantique du silence
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Le Dr Faustroll, Panmuphle et Bosse de Nage à bord de l'as, Dessin de Gil
Le Dr Faustroll, Panmuphle et Bosse de Nage à bord de l’as, Dessin de Gil

Un tel titre se passe forcément de commentaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Références secondaires


1979 – Les constantes du sens
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1979, J.-C. Dinguirard, Les constantes du sens, cahiers du CISL n° 1, pp. 9-30

 

 

 

 

 


1966- Esquisse d’une sémantique du ha-ha
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Faustroll goutte d'eau, Dessin de Gil, Rt.
Faustroll goutte d’eau, Dessin de Gil, Rt.

Dessins de J.-C. Dinguirard - Faustroll Eveque marin Mensonger Panmuphle Bosse de Nage

Dessins de J.-C. Dinguirard – Faustroll Evêque marin Mensonger Panmuphle Bosse de Nage

Dessins de J.-C. Dinguirard - Faustroll Eveque marin Mensonger
Chapitre BOIRE – Faustroll Eveque marin Mensonger
Dessins de J.-C. Dinguirard – Faustroll Eveque marin Mensonger

1966, J.-C. Dinguirard, Esquisse d’une sémantique du ha-ha, Bulletin de la Faculté de Catachimie réed. Monitoires n°4 pp 26-31

Voir aussi Pour une sémantique du silence


1970-1983 Carte des langues du Caucase
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Carte offerte et probablement réalisée par Jacques Allières.


Daugé, Césaire – Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons et autres articles
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Le fichier de 300 pages proposé dans cet article-ressource compile « Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons ». Le tableau ci-après inventorie et pointe vers les bulletins de la société de Borda qui publient l’abbé Césaire Daugé et qui sont disponibles sur Gallica.

TITRE ANNÉE
Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons. (50 pages) 1913
Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons (suite). pp. 35-68 ; pp. 141-167 ; pp.221-296 1914
Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons (suite). pp. 375-438 ; pp. 509-548 ; pp. 375-390 ; pp. 391-438 ; pp. 509-548 1915
Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons (suite). pp. 145-160

Félix Arnaudin. pp. 1-5

1922
Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons (suite). pp. 1-18 ; pp.45-61 ; pp.93-110 ; pp. 159-174 ; 1923
Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp. 1-16 ; pp. 85-101 ; pp. 121-137 ; pp. 189-205 ; 1924
Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp.1-17 ; pp.53-69 ; pp. 105-109 ; pp. 113-115pp. 117-133 ; pp. 223-239 1925
Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp. 1-17 ; pp. 53-69 1926
Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp. 12-28 ; pp. 88-104 ; pp. 12-88 ; pp. 25-sqq ; pp. 245-261 

Une villa gallo-romaine à Masseube, Gers.

1927
Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp. 27-42 ; pp. 103-120 ; pp. 197-212 ; pp.27 103 94 245 ; pp. 246-261

La crouts d’AVNOV

1928
La reconnaissance à Bégaar au XVIIIe siècle

Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp. 25-40 ; pp. 98-113 ; pp. 174-190 ; pp.230-245

1929
Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp. 33-48 ; pp. 80-96 

Clocher de Brocas

1930
Le trésor de Sames (Basses Pyrénées). 1923
Les Lahire Vignoles sont de Préchacq-les bains

La Dot de Marguerite Duboscq, première novice de Ste Claire à Tartas, 1638. P. 1925.

1925
Procès verbal de la convocation des Trois Etats de la Sénéchaussée des Lannes à Dax (1649). 1913

 


1962, Annales de l’école nationale des eaux et forêts – Froidour en Comminges
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Sous Colbert, pour alimenter la Marine Royale.


Lupin, Fantomas, Jarry… Du premier Régent de Thermosophie
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La 'Pataphysique est la science par Gil
La ‘Pataphysique est la science par Gil

L’ensemble des articles de Jean-Claude Dinguirard, Régent de Thermosophie, publiés et parfois réédités par le collège de ‘Pataphysique de 1966 à 1987 (voire au-delà) peuvent être achetés en ligne sur le site du Dr Faustroll, qui propose bien d’autres remèdes à la platitude et aux généralités. L’Organographe n° 27 en particulier, est dédié au Régent à titre posthume. Quelques articles seulement sont proposés sur ce site, identifiables par le tag « Pataphysique ».

 

 

 

 

Ubu résiste au cubisme

Ubu résistant au cubisme.      Source : Ubu ibère, L’Ymagier du Père Ubu, p. 22.

Ex libris Dinguirard

Ex libris Dinguirard : une gravure d’évêque marin – voir notre article publié sur Wikipédia. Ce choix ne doit rien au hasard. L’évêque marin est mentionné pour la première fois en 1517 dans les Dieviesekroniek ou Chroniques des Pays-Bas, par Cornelius Aurelius, puis importé en France en 1554 par Guillaume Rondelet, naturaliste occitan de renom. C’est à lui que cette créature légendaire doit d’avoir inspiré de nombreux scientifiques parmi lesquels Belon, Gesner, Aldrovandi et Ambroise Paré ; les géographes d’un monde méconnu ; des cléricaux, parmi lesquels figurent Henri de Sponde, Georges Fournier ou encore les pères de Trévoux ; des auteurs littéraires enfin tels que du Bartas, Heyns, Nerval, Alfred Jarry bien sûr mais aussi après lui, Anatole France et Marguerite Yourcenar.

Jean-Claude Dinguirard signe ainsi plusieurs articles sous le pseudonyme Marin Levesque (ou M.L.), dans les revues Via Domitia et Europe.

Nota : le poisson-moine est un lui aussi un de ces êtres marins dont l’apparence a été comparée aux moines terrestres. Les lecteurs de Via Domitia en ont vu une gravure dans le 2ème numéro de 1982, page 48.

 


1966, Dinguirard, J.-C. Discours lors de la distribution des prix au CES de Valence d Agen
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Le loisir est le propre de l’homme.

Vagabondage historique et philologique autour des notions de travail et de repos, ainsi que de leurs valeurs relatives. Pour le plaisir du texte, et de la citation finale du Docteur Sandomir : « Les vacances sont un Devoir : et même le Devoir ».

« Ce n’est pas tant la quantité de savoir qui importe, que la part que vous lui donnez en vous (…) un peu de savoir et beaucoup d’esprit, beaucoup d’activité de l’esprit ».


BLADE, Jean-François
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  • 1883, Bladé, J.-F., quatorze superstitions populaires de la Gascogne
  • 1881, Bladé, J.-F., seize superstitions populaires de la Gascogne

Abbé DAMBIELLE, Honoré
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Georges OUSSET, libraire, La bible d’or 22 rue du Taur.
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Georges accueillait chaque impétrant comme une Sybille reçoit le suppliant. Tout en douceur, il vous désarme, vous met à nu et vous oriente. Et comme face à un oracle, on est libre de refuser ou d’accepter, même si cela ne change rien. Il ne lisait pas Le Monde, qui sans rancune lui consacre un bel hommage.

Georges était un tempérament. Un sacré tempérament. Un tempérament de résistant, le courage de dire, le refus de fléchir et le tout, avec beaucoup de douceur. Une douceur qui désarme tandis que le verbe est parfois incisif.

Pour s’en convaincre, on se délectera de son interview – paradoxalement à la suite de celle de M. Bezagu, librairie Castella – parue au Magazine Littéraire n°76 de mai 1973, page 42, où il déclare au journaliste J.-J. Brochier « (…) il y a au moins dix ans que je n’ai pas ouvert un journal littéraire. Les plus gros impairs que j’ai commis de ma carrière, c’est lorsque je lisais des journaux littéraires (…) je répétais ce que disaient les critiques et je disais d’énormes bêtises. »

Christian Authier écrit à son sujet : « Certains lieux sont indissociables de la personne qui l’anime. Ce fut le cas avec La Bible d’Or, librairie sise au 22 de la rue du Taur à Toulouse, que Georges Ousset tint des années cinquante jusqu’au début des années 2000 avant sa disparition en 2003. Plusieurs générations de toulousains ont appris à lire grâce à lui et la mémoire de ce passeur est encore vivace. On croisait dans cette minuscule échoppe, où un geste distrait pouvait faire tomber une pile de livres en équilibre, des universitaires, des érudits locaux, des étudiants et surtout toute une faune d’originaux venant converser avec le maître des lieux.

Car La Bible d’Or tenait autant de la librairie que du salon littéraire et du cabinet de curiosités. La renommée de l’endroit et de son propriétaire dépassa rapidement les murs de la ville. Outre ses amis écrivains vivant à Toulouse (José Cabanis, Kléber Haedens, Bernard Maris), Georges Ousset recevait souvent la visite de ceux attirés par la réputation de ce libraire hors du commun. Quand il n’aimait pas leurs livres, il faisait semblant de ne pas les reconnaître… Nous ne citerons pas les noms. Ce n’était pas le cas lorsque Roger Nimier passait la porte.

Si « Monsieur Ousset » – comme on l’appelait souvent dans un mélange de respect et d’affection – aimait les Hussards, André Fraigneau, Aragon, Abellio, Jules Renard, Dumas, Balzac ou Bernanos, les maîtres de la Série Noire n’avaient pas de secrets pour lui et il restait attentif aux nouveaux talents. Impossible à propos de son Panthéon littéraire de ne pas évoquer Le Maître et Marguerite de Boulgakov dont il se fit l’inlassable passeur au point d’en écouler des milliers d’exemplaires au fil des ans.

Quand on entrait dans La Bible d’Or, il n’était pas rare d’en sortir avec un tout autre livre que celui que l’on était venu chercher. « Comment ? Vous n’avez pas lu cela ? », lançait en levant les yeux au ciel. D’autres fois, il vous glissait précautionneusement entre les mains un James Hadley Chase tel un talisman en chuchotant : « Vous le paierez si le livre vous plait… ». Il y avait de l’acteur chez cet homme qui prenait des mines faussement effarouchées pendant qu’il distillait quelques insolences. Monsieur Ousset ressemblait à un moine qui aurait été défroqué pour avoir trop fréquenté ce l’on appelait « l’enfer » des bibliothèques. Cependant, La Bible d’Or avait tout d’un petit paradis. C’était un lieu de mémoire et de partage, hors du temps et par là même assez éternel. »

Lire aussi l‘article de Christian Laborde.

Comme on pouvait s’y attendre, sa bibliothèque contenait des trésors : le livre d’heures de la Vierge à l’usage de Toulouse, préempté par la bibliothèque municipale de la ville et espérons-le, prochainement en ligne.

Références secondaires


1974. FOSSAT, J.-L. Contribution à l’étude de l’expression du vent d’Autan en domaine linguistique occitan
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Pour un linguiste réaliste de l’école toulousaine de dialectologie, l’analyse du signifié Autan passe par la méthode de la géographie linguistique : lecture de cartes où figure le signifiant Autan. Sur les tables de dépouillement des faits linguistiques est pratiquée une série de mesures qui ont pour objectif d’apprécier la distance linguistique qui sépare les unités ponctuelles des cartes linguistiques où figure le signifiant-signifié Autan: typologie des bases lexicales (c’est-à-dire état des faits linguistiques bruts) — typologie sémantique, car le signifiant-signifié Autan n’est pas univoque.
Cette analyse est pratiquée sur la base des données des Atlas linguistiques de la Gascogne, du Massif Central et du Lyonnais; ainsi que sur des sondages opérés dans Y Atias linguistique du languedocien occidental, en cours d’élaboration.

Dans sa conclusion, l’auteur réaffirme par une référence implicite à l’Ars difficillimma nesciendi son allégeance à l’école de dialectologie toulousaine fondée par Jean Séguy : « Certaines de ces formations ne sont pas d’interprétation facile : pourquoi Autan blanc ~ noir? Pourquoi Autan mâle? Pourquoi le masculin Autan est-il devenu féminin — à condition que le problème se pose en ces termes? Les virtuoses ne manquent pas pour répondre à ces questions; mais là n’est pas pour nous le problème; car pour nous, ce qui compte, ce n’est pas l’inutile et nuisible virtuosité, mais les opérations manuelles sur ce que dit, dans sa langue vivante, le peuple occitan. »



Ebauche de bibliographie manuelle du domaine occitan – ouvrages disponibles en ligne, par auteur