Accueil / Tout

Cette page reprend l'intégralité du contenu du site.


Cette page contient 141 articles

Arrous, Bernat. Homogénéisation de l’ensemble des paradigmes du prétérit sur la base du -R étymologique de la troisième personne du pluriel

En Comminges, l’homogénéisation de l’ensemble des paradigmes du prétérit sur la base du -R étymologique de la troisième personne du pluriel (CANTAUERUNT > cantèren => cantèri, cantères, cantèrem, cantèretz) a été fatale à cet autre temps, issu du plus-que-parfait latin, que les provençalistes connaissent généralement sous le nom de « conditionnel II » (CANTAUERANT > cantèran), dont nous avons quelques traces dans la Séquence de sainte Eulalie (auret < HABUERAT) et qui a subsisté jusqu’à nos jours dans les hautes vallées vaudoises, en Val d’Azun  et —  en qualité de « futur de passé » — en béarnais classique.
Dans les Pyrénées centrales, seuls, à ma connaissance, ont survécu, à la faveur d’un « accident » vocalique, dans une petite aire située aux confins du Haut Comminges et du Couserans — à Salies-du-Salat, par exemple —, les paradigmes des deux auxiliaires (auura < HABUERAT).
En défrichant la haute montagne, en direction de l’est, les cadets de Ger-de-Boutx ont donc bien mis en contact le prétérit de type « luchonnais » hu, hores, hoc, hórem, hóretz, horen  qu’ils amenaient avec eux dans leurs bagages, et le conditionnel hura (< FUERAM), huras, hura, húram, húratz, huran, en usage de l’autre côté des crêtes. Sans grand dommage, apparemment !

Abbé Arnaud FERRAND, curé de Baurech (20.04.1849 – 04.02.1907), poète aquitain du Médoc, premier Félibrige girondin en Bazadais
0 téléchargement(s)

Biographie, bibliographie, composition musicale de l’abbé Arnaud Ferrand. 

Appel à contributions : toute personne qui aurait copie de ses études ornithologiques et dessins d’oiseaux, d’homélies, de cours de rhétorique, de partitions ou de poèmes absents de cet article, est cordialement invitée à m’en transmettre un scan, une copie ou simplement à m’informer de son existence. SVP contactez moi via le formulaire de contact du site.

Portrait-de-l-Abbe-Arnaud-FERRAND
Portrait-de-l-Abbe-Arnaud-FERRAND

Biographie 

L’abbé Ferrand est né à St Pierre de Mons le 20 avril 1849, et mort le 4 février 1907. Il termine ses études au grand séminaire de Bordeaux en 1873 [Voir Sources : « Statistique générale… »], puis enseigne la rhétorique en classe de seconde au petit séminaire de Bordeaux de 1873 à 1883 [Revue illustrée du Tout-Sud-Ouest, mars 1907, pp. 85-86]. Agé de 33 ans, il abandonne l’enseignement et devient curé de la paroisse de Baurech, qu’il ne quittera pas. Les revues qui le publient le désignent le plus souvent comme l’abbé A. Ferrand, plus rarement comme chanoine [Actes 1901 ; Revue de Comminges 1893] ou chanoine honoraire [revue catholique de Bordeaux, 1895]. Sa renommée en tant que poète et que « diseur » traverse l’Occitanie : de Bordeaux à Maillane en passant par Saint Bertrand de Comminges.

Fin août 1879, l’abbé Ferrand rencontre pour la première fois Frédéric Mistral et Joseph Roumanille, à Avignon dans la librairie de ce dernier. Il en évoque le souvenir dans « Une soirée à Maillane », Revue catholique de Bordeaux, 1891, parlant de F. Mistral en des termes élogieux : « le Maître », ou encore « lou bèu Frederi ». C’est là que l’abbé s’entend qualifier de « Félibre d’Aquitaine » par Mistral, dont l’épouse comprend parfaitement l’occitan et demande lecture d’extraits de « La Rabagassade ». Ferrand exprime quelque gêne relative à l’écriture de La Rabagassade, un texte burlesque, une œuvre de jeunesse, satire politique virulente et burlesque qui dresse des républicains qui renversèrent le second empire en 1870, le portrait d’hommes lâches (« Il s’arme d’un couteau… à couper le papier / d’un double canon… de culotte ») et méprisants pour le peuple. Ainsi à la quatrième veillée : « Le peuple est une bonne bête / Qui aime le son de la cymbale. ; / Le bâton ne lui fait aucun mal : / un peu de son, et il avale tout (…) / Oh la bonne vache à lait.  »

Un texte dont Mistral loue « la verve endiablée » et dont « quelques fragments ont l’honneur de représenter la Gironde dans lou Trésor dou Félibrige ». Le propos – « quelques fragments » de l’abbé Ferrand est ici bien modeste comme à son habitude, car Mistral, dans Lou Trésor dóu Félibrige, cite entre 97 et 112 fois l’abbé A. Ferrand [source : Lou Trésor dóu Félibrige numérique]. A la demande de Mme Mistral, l’abbé donne lecture au couple de « lous casse-cans dou Pape – les héros de Patay » (les suisses du Pape), sixième veillée de sa croustillante Rabagassade. A noter que pour l’abbé Ferrand, Mesté Verdie est un « rimailleur poissard », dont la langue est aussi incorrecte que grasse et qui ne passera jamais pour un poète.

En 1880, l’abbé Ferrand devient mainteneur de la société des Félibres du Midi [Revue illustrée du Tout-Sud-Ouest, mars 1907, pp. 85-86]

Début 1889 (le 3 janvier ? le 1er Février ? ou le 7 mars selon Monnier en 1910 ?), l’abbé Ferrand, curé de Baurech, 8 rue Saint-James est admis à la majorité des suffrages comme membre résidant de l’Académie de Bordeaux [Actes de l’A. 1889], en est élu secrétaire pour l’année 1890 [Actes de l’A. 1890] et se trouve adjoint à la Commission Linguistique de la fondation La Grange la même année [Actes, 1890]. La revue catholique de Bordeaux s’en réjouit d’autant plus qu’elle « a fait connaitre les poèmes vivants, énergiques et chevaleresques » de l’abbé (Revue catholique de Bordeaux, 1889, p. 99). Lors de son discours (reproduit in extenso par la revue catholique de Bordeaux, 1889, pp. 229-236.), l’abbé déclare sa passion pour l’art et son amour pour la poésie.

Lors de la séance du 8 juin 1899, l’abbé reçoit des condoléances concernant un deuil de famille qui l’a récemment frappé [Actes 1899].

En septembre 1893, l’abbé A. Ferrand devient membre libre de la Société des Etudes de Comminges [Revue de Comminges, T.8, 1893, p. 40]. Cet événement est consécutif au récit très apprécié du poème « Un rêve de Gascon sous le cloître de St Bertrand de Comminges – A M. le Président A. Couget« .

L’abbé Ferrand écrit une seconde lettre de démission à l’Académie pour « raisons intimes » en 1907. L’Académie refuse cette démission [Actes, 1907], mais l’abbé décède peu après. Son décès est signalé en 1907 par les Actes de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux [Actes, 1907, p 72 et page 78] : « (…) le chanoine Ferrand n’était pas seulement le diseur inimitable de nos solennités académiques, mais encore le porte-drapeau de la littérature félibréenne dans notre compagnie. » La date de son décès est précisée au mois de février 1907 [Actes, séance du 19 mars 1908, page 25].

La Revue illustrée du Tout-Sud-Ouest, en mars 1907, indique que l’abbé Ferrand étudiait les oiseaux, qu’il peignait en couleurs.

Suite à son décès, plusieurs candidats demanderont à lui succéder : M. Celles, puis l’abbé Leglise, curé de Gensac, le Dr Régis, professeur de psychiatrie à l’université de Bordeaux, Maurice Laffont, professeur de première au lycée. Mais en 1909 le fauteuil du chanoine Ferrand est cédé à Henry Monnier, romaniste, doyen de la faculté de droit, qui lui rend hommage dans un discours publié aux Actes de l’Académie [Actes, 1909, pp. 44-49]. Monnier retrace notamment les grandes lignes de son œuvre poétique, citant : La Rabagassade ; Paladins et Gascons ; Le confiteor du poète ; Pour la veuve Polycarpe ; Le dentiste pour dames ; Autour de mon clocher ; Aveugle et pauvre.

La société archéologique de Tarn et Garonne lui rend également hommage le 6 février 1907, rappelant les moments forts de leur collaboration et précisant les circonstances de ses obsèques [Bulletin archéologique et historique de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne, 1907, pp. 197-198].

Travail au sein de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux

Il soutient l’admission à l’Académie du poète Gaston David [Actes, 1890] qui la quittera le 13 décembre 1894 [Actes, 1894]. En 1893, la candidature de l’abbé G. Pailhès à l’Académie est rejetée au prétexte que le clergé est déjà suffisamment représenté puisqu’il compte deux membres au sein de l’Académie (l’abbé Gaussens et l’abbé Ferrand). Ce malgré un rapport favorable de la commission en charge d’examiner ses titres, commission composée de deux membres dont l’abbé Ferrand [Actes, 1893]. Considérant que ces observations confèrent au vote le caractère d’un procès de tendance, l’abbé Arnaud Ferrand démissionne de l’Académie [Actes, 1893], démission qu’il retire suite à une lettre du Président de l’Académie [Actes 1893]. L’abbé Pailhès sera proclamé membre résident lors de la séance du 10 mai 1894, mais il présente sa démission à la séance du 21 juin la même année [Actes 1894].

L’abbé Ferrand rédige un rapport salué sur les 12 recueils totalisant 12 000 vers reçus par l’Académie dans le cadre de son concours de poésie de 1890 [Actes, 1890, p. 415]. Il rédige à nouveau le rapport sur le concours de poésie de l’Académie en 1892 [Actes, 1893], 1894 [Actes 1895], 1896 [Actes 1896]

Membre de la Commission linguistique de la fondation La Grange, il propose une médaille d’or pour Edouard Bourciez (Etude sur le dialecte gascon parlé à Bordeaux vers 1400 d’après le Livre des Bouillons, les Registres de la Jurade et les chartes de l’époque. – « N’ajos hounto d’augi toun fray, Parla la lengoiio de ta may (d’Astros) ». – Cahier, 21 x 27 cm, Manuscrit, sans date, soumis en 1889 et primé en 1890, 120 feuillets – voir François PIC in RlR ) et une médaille d’argent pour l’ouvrage de Félix Arnaudin « Contes populaires recueillis dans la Grande-Lande, le Born, les Petites-Landes et le Marensin » [Actes, 1890, p. 6], puis en 1895; une médaille d’or pour  « Anthologie populaire de l’Albret » de l’abbé Léopold Dardy [Actes, 1895]

En 1896, l’abbé Ferrand propose la médaille de bronze – Reinholdt Dezeimeris propose l’argent – pour l’anthologie ausonienne de J. Hovyn de Tranchère [Actes, 1897], qui sera publiée en 1897 avec en avant-propos, des remerciements adressés personnellement à l’abbé et à d’autres membres adhérents sans citer l’Académie.

En 1899, il est membre de la Commission de Littérature et de Poésie [Actes 1899], ainsi qu’en 1901 [Actes 1901].

Le 12 décembre 1901, H. Minier lui dédie le poème Quo Vadis [Actes, 1901]. La même année, l’abbé Ferrand prend fait et causes en faveur de la climathérapie en Méditerranée [Actes 1901, p. 123].

Récompenses obtenues par l’abbé Arnaud Ferrand pour sa poésie :

Nécrologies

Bibliographie

Sources : 

Portrait-de-l-Abbe-Arnaud-FERRAND-2
Portrait-de-l-Abbe-Arnaud-FERRAND-2

Références secondaires : 


1975 – Ethnolinguistique de la haute vallée du Ger, Thèse d’Etat
48 téléchargement(s)

Village Ger-de-Boutx. Crédit photo : Marie-Thérèse VERGARA

Ethnolinguistique de la haute vallée du Ger, Thèse d’Etat soutenue par Jean-Claude Dinguirard, sous la direction du professeur Jacques Allières, à l’université de Toulouse le Mirail.

Les questions liées à l’enseignement du gascon comme langue maternelle y sont abordées, qui font l’objet de travaux d’approfondissement ultérieurs.

La thèse est disponible ci-après en téléchargement : un pdf simple, 52 Mo, et l’autre OCRisé « cherchable » 336 Mo.

 

 

Compte-rendu par Yidian SHE, étudiant de Master 2 à Sorbonne Université (inscription en thèse prochainement , à l’Université de Montpellier 3, pour la période 2021-23, sur un sujet d’ethnolinguistique kartvélienne).

« Ce travail est consacré à l’ethnolinguistique de la haute vallée du Ger. Avant d’entrer dans le vif du sujet, l’auteur essaie de mettre en lumière l’origine du terme ethnolinguistique ainsi que le sens de ce terme. Le terme ethno(-)linguistique est un emprunt à l’anglais américain.
L’auteur signale que l’ethnolinguistique n’est pas simplement l’intersection entre l’ethnographie et la linguistique et que sa définition varie en fonction des spécialistes. Afin d’expliciter l’acception du terme ethnolinguistique qu’il adopte, l’auteur fait distinction entre l’ethnographie linguistique et l’ethnologie linguistique. La première est centrée sur la récolte et la description des données du terrain, tandis que la seconde se passionne pour l’interprétation des données ainsi que la théorisation. L’auteur adhère notamment à l’approche de l’ethnographie linguistique : son travail est strictement consacré à la description et l’explication des faits linguistiques et extralinguistiques dans le territoire d’enquêtes et évite toute généralisation ou théorisation hardie.

Dans la première partie du travail, l’auteur présente la géographie et l’histoire du territoire d’enquêtes, à savoir la haute vallée du Ger et ses alentours. Le Ger est un affluent de la Garonne. La haute vallée du Ger a été colonisée par les immigrants originaires de Boutx et de Portet. Ger-de-Boutx et Coulédoux constituent les deux lieux d’enquêtes principaux de la haute vallée du Ger : Ger-de-Boutx est situé sur le versant commingeois et ses habitants sont originaires de Boutx ; Coulédoux est situé sur le versant couserannais et ses habitants sont historiquement issus de Portet. Au cours de l’histoire, les habitants de Ger-de-Boutx et de Coulédoux ont progressivement rompu les liens avec leurs origines et ont peu à peu formé une nouvelle communauté unique (ou bien une ethnie) dans la haute vallée du Ger, et ce malgré les démarcations ethnolinguistiques entre eux.

La deuxième partie du travail est consacrée aux divergences ethnolinguistiques. Les indigènes – Ego – sont conscients de leurs divergences avec les allogènes – Alter. De plus, ils « se trouve[nt] non-marqué[s] par rapport à Alter qui incarne un écart vis-à-vis de la norme » (pp.121). Cet écart consiste en nombre de marques d’altérités linguistiques aussi bien que non linguistiques.

Premièrement, dans le territoire d’enquêtes de ce travail, les divergences linguistiques et extralinguistiques s’expriment par le fait que les habitants de la haute vallée du Ger se démarquent de ceux des territoires voisins, i.e. une démarcation externe. Étant donné que la haute vallée du Ger forme une communauté unique, l’ensemble de ses habitants constituent Ego s’opposant à Alter. Dans ce cas, Alter consiste en les visiteurs, les implantés dans la haute vallée du Ger ou les gens des communautés qui « sont à l’origine du peuplement de la haute vallée du Ger », c’est-à-dire de Boutx, Portet-d’Aspet ou Melles (pp.135). L’auteur expose respectivement les marques d’altérité, linguistiques et non linguistiques, de ces groupes susmentionnés. Les marques d’altérité linguistiques consistent en des différences prosodiques, phonétiques, morphosyntaxiques et lexicales. Quant aux marques d’altérité non linguistiques, elles sont généralement d’ordre intellectuel, moral, culturel, religieux ou politique.
En second lieu, la démarcation existe également à l’intérieur de la haute vallée du Ger. L’auteur traite de la démarcation interne de la haute vallée du Ger, entre autres la démarcation entre Ger-de-Boutx et Coulédoux, sous trois angles : le lexique, les noms du baptême et les croyances. Dans un premier temps, l’auteur a récolté une liste de différences lexicales entre Ger-de-Boutx et Coulédoux. Selon Séguy1, le lexique assure à priori la communication, alors que la phonétique et la morphosyntaxique sont plus souvent employées pour des fins démarcatives. Cependant, l’auteur s’étonne que dans la haute vallée du Ger, c’est le lexique qui, à la place de la phonétique et de la morphosyntaxe, prend la fonction démarcative. Et ceci n’empêche pas la communication entre Ger-de-Boutx et Coulédoux, car leurs habitants exercent une bilinguisme « gascon-gascon » (ou couserano-commingeois). Dans la liste susmentionnée, le lexème utilisé à Ger-de-Boutx et le lexème correspondant utilisé à Coulédoux sont synonymes aux termes de la dénotation et sont tous les deux compréhensibles pour les locuteurs de la haute vallée du Ger, mais les locuteurs sont obligés de choisir l’un ou l’autre en fonction de leur résidence et des interlocuteurs auxquels ils s’adressent. D’où un « bilinguisme à interdits » (pp.205). Par ailleurs, malgré l’existence de cette liste de différences lexicales, l’auteur observe que c’est toujours Coulédoux qui adopte le lexique de Ger-de-Boutx au détriment de leur propre lexique et qu’il est rarissime que Ger-de-Boutx s’assimile à Coulédoux. Ensuite, l’auteur recense les noms du baptême de Ger-de-Boutx et de Coulédoux. Tout en formant un tronc commun, Ger-de-Boutx et Coulédoux se démarquent l’un de l’autre par leurs choix des noms du baptême. Il est à noter qu’à l’égard des noms du baptême, Coulédoux tend également à imiter les néonymes de Ger-de-Boutx. Enfin, Ger-de-Boutx se démarque de Coulédoux par les  croyances. D’abord, les habitants de Ger-de-Boutx sont considérés comme plus pieux que ceux de Coulédoux aux termes des comportements religieux et ne croient généralement pas à la sorcellerie, alors que les habitants de Coulédoux sont considérés comme superstitieux et la croyance à la sorcellerie y est encore active. Ces marques d’altérité d’ordre religieux et culturel se reflètent au niveau linguistique. Par rapport à Ger-de-Boutx, Coulédoux dispose d’un vocabulaire plus riche et plus minutieux de la sorcellerie.

L’auteur aborde les convergences dans la troisième partie. Comme l’indique Séguy2, le dialecte a deux fonctions, à savoir la communication et la démarcation. Les indigènes sont souvent conscients des divergences, qui servent à les démarquer des autres, mais négligent les convergences qui sont fondamentales pour la communication. En exposant les faits des convergences, l’auteur tente donc de mettre en lumière la tendance à l’unification de la haute vallée du Ger. À propos de l’unification ethnolinguistique (ou endémisation), l’auteur prend l’exemple de la croustade, « le gâteau qui apparaît au dessert le jour de la fête du village » (pp.305). La recette de la croustade qu’utilisent les habitants de Ger-de-Boutx diffère de celle de Boutx – la communauté d’origine des habitants de Ger-de-Boutx. Cependant, Ger-de-Boutx partage la même recette de la croustade avec Coulédoux, ce qui est une des preuves de l’unification de la haute vallée du Ger. De plus, le fait que les récits comme « le serpent téteur » et « le combat du taureau avec l’ours » ne circulent qu’à Ger-de-Boutx et à Coulédoux démontre également la tendance de l’unification.

En outre, l’unification est aussi d’ordre linguistique. L’auteur distingue l’unification positive de l’unification négative. Il existe des différences morphosyntaxiques entre les deux variétés du gascon parlées par les habitants de Ger-de-Boutx et ceux de Coulédoux. Mais les locuteurs de ces deux villages n’en sont pas conscients. Quant à la phonologie et certains traits phonétiques, Coulédoux manifeste toujours le désir de se rapproche de Ger-de-Boutx. Ceci relève donc de l’unification positive. Pourtant, comme l’auteur l’a indiqué plus haut, un nombre de lexèmes diffèrent de Ger-de-Boutx à Coulédoux. Il s’agit de l’unification négative. Mais l’auteur affirme que cette différence lexicale n’empêche pas la communication, car la communication est assurée par le bilinguisme couserano-commingeois.

Par ailleurs, à part le bilinguisme couserano-commingeois, il existe aussi le bilinguisme (ou diglossie) « gascon-français » dans la haute vallée du Ger. En examinant les chansons locales et les récits vécus, l’auteur démontre que dans les conceptions des indigènes, le français jouit d’un statut supérieur au gascon. Néanmoins, dans le territoire d’enquêtes, le français et le gascon sont considérés comme deux niveaux de la même langue plutôt que deux langues distinctes. L’auteur observe également que l’introduction du français est galopante dans la haute vallée du Ger et il explique ce phénomène par l’hypothèse que le français en tant que langue véhiculaire permet aux locuteurs de contourner le problème posé par le bilinguisme couserano-commingeois qui implique trop de connotations délicates. De plus, les habitants de la haute vallée du Ger exercent la même ethnopratique du langage. D’un côté, ils utilisent les textes enfantins pour enseigner la langue aux enfants.

D’un autre côté, ils partagent la même philosophie du langage. D’abord, la croyance du « pouvoir créateur du Verbe » est ancrée dans la culture de la haute vallée du Ger et cette croyance connaît des versions laïcisées telles que l’incantation à la brûlure. En second lieu, le langage est conçu par les indigènes comme « moyen de discrimination » qui permet de distinguer l’homme des êtres fantastiques tels que la fée, le revenant ou le diable. Enfin, l’auteur termine ce travail par une série de commentaires à la place d’une conclusion. Comme il l’a souligné à plusieurs reprises, il évite toute généralisation prématurée. Dans cette dernière partie, il revient sur le bilinguisme couserano-commingeois de la haute vallée du Ger. Les forces centripètes et les forces centrifuges y coexistent : les habitants de Ger-de-Boutx et de Coulédoux, qui parlent initialement deux variétés du gascon et ont des cultures différentes, ont tendance à former une nouvelle ethnie ; mais ils n’envisagent pas une unification totale et gardent des éléments démarcatifs (pp.494). Néanmoins, l’auteur affirme qu’il y a tout de même un tropisme linguistique en faveur de Ger-de-Boutx dans la haute vallée du Ger. Coulédoux tend à s’assimiler à Ger-de-Boutx en adoptant les traits dialectaux de ce dernier. Selon l’auteur, comme le changement linguistique est toujours déclenché par des facteurs sociaux et culturels, « le prestige économique » de Ger-de-Boutx est à l’origine de ce tropisme linguistique. »

1 J. Séguy, Relation entre distance spatiale et distance lexicale, p. 338.
2 J. Séguy, La Fonction minimale du dialecte, pp. 27-28.

Références secondaires


1983 – Les suffixes en onomastique : Commarchis = Comminges
8 téléchargement(s)

Lignage de Guillaume d'Orange
Lignage de Guillaume d’Orange

À propos de la forme Commarchis, nom du domaine de Bovon suite à son mariage avec la fille du roi Eudes de Gascogne, fils d’Aymeri de Narbonne, Jean-Claude Dinguirard propose de reconnaître dans « Commarchis », la « forme francisée de l’adaptation languedocienne d’un nom de lieu gascon (…) la lecture par un poète d’oïl de cette même forme languedocienne du nom Gascon».

« (…) personne ne pourrait nier l’intérêt stratégique du Commarchis-Comminges. J’entends du point de vue narbonocentrique qui, comme l’a bien montré Joël H. Grisward (15), constitue une norme originelle dans le cycle de Guillaume d’Orange : point de vue qui impose de considérer la Gascogne comme un pays étranger (16), contre l’agressivité duquel il convient de se prémunir. Comment le vieil Aymeri de Narbonne y parviendrait-il plus efficacement qu’en régnant sur elle, grâce à l’un de ses fils ? Ou plus exactement – car Bovon n’est que le gendre du roi Yon de Gascogne, et n’accèdera pas immédiatement au trône – en rendant ce fils maître d’un glacis propre à s’interposer entre la plus sauvage Gascogne et la province de Narbonne ? Or – et c’est là que l’évidence géographique rejoint la vraisemblance linguistique – un tel glacis ne peut être constitué que par le Comminges : mais un Comminges, il faut le souligner, qui n’aurait pas encore été amputé de son annexe couseranaise, puisque c’est elle, proprement, qui fait la frontière avec les terres languedociennes.
Ceci nous ramène avant l’an mille, et cette haute date rend inacceptable l’exigence, que certains pourraient avoir, d’une attestation d’occitan *Commarques et non de français Commargis. En effet l’occitan d’avant l’an mille n’est guère documenté, et il est à peu près vain d’espérer rencontrer une forme aussi dialectale que *Comergues ’Comminges’ ! »

« Les remanieurs français, au talent de qui l’on doit le succès européen de la geste de Guillaume, ont traduit une épopée occitane qui, dès le Xlle siècle, était déjà complètement oubliée dans son pays d’origine. »

Cornebut proviendrait de la collusion de deux vers : fiz Boeve (de) Commarchis / Nebut al marchis.

Pour citer cet article proposé ici avec l’aimable autorisation de la Société française d’onomastique :

« Les suffixes en onomastique, Actes du Colloque de Montpellier (26-28 mai 1983, Université Paul Valéry, Montpellier III – Société française d’onomastique, sous la présidence de M. Jacques CHAURAND), publiés par Paul FABRE, Édition du Centre d’études occitanes, Montpellier 1985. »

Une version ressaisie par un profane est proposée ci-après, en complément de l’original qui seul fait foi.

Nota : l’ouvrage de J.H. GRISWARD cité à la bibliographie de l’article, fait l’objet d’un compte rendu par Jean-Claude Dinguirard disponible ici (voir page 8).

 

Références secondaires


1983 – L’épopée perdue de l’occitan : Guillaume d’Orange
3 téléchargement(s)

Dessins de J.-C. Dinguirard
Dessins de J.-C. Dinguirard

Plusieurs linguistes ont démontré l’existence d’une littérature épique occitane : Claude Fauriel, Gaston Paris, Robert Lafont et notamment pour la Chanson de Roland, Rita Lejeune.

Les travaux de Jean-Claude Dinguirard relatifs à L’épopée perdue de l’Occitan agrègent en faisceaux de nombreux indices qui renforcent la thèse de l’existence d’un prototype occitan de l’épopée de Guillaume d’Orange, au moins pour le nucléus Aliscans-Larchant, antérieur à la seconde moitié du Xe siècle, rédigé en languedocien de l’Aude principalement, voire aussi en occitan du Roussillon.

Parmi ces indices qui empruntent à la linguistique, à la philologie, à l’histoire et à l’ethnographie, à la phonologie, sont abordés les faits démarcatifs du récit qui attestent de l’existence d’un prototype écrit en occitan : l’omniprésence de l’olivier, l’envergure des personnages féminins ou les systèmes successoraux, ainsi que plusieurs démonstrations linguistiques. Sept mots ou expressions y sont étudiés : alcorbitanas, Commarchis, jovens, descunorted, mecresdi, nape, et comebut.

Ce texte alimente l’enquête onomastique sur le toponyme « Commarchis » que Jean-Claude Dinguirard attribue à la lecture, par un poète d’oïl, de la forme écrite languedocienne du toponyme gascon « Comminges ». Il aborde à nouveau cette enquête quelques mois avant son décès, lors du colloque de la société française d’onomastique qui s’est tenu à Montpellier du 26 au 28 mai 1983.

Ce texte propose de nouvelles pistes d’investigations dans la quête des littératures d’Oc et plus particulièrement, de Gascogne. Il invite à rouvrir le chantier de la quête des méridionalismes, et ouvre la perspective d’une mentalité pré-indo-européenne réminiscente au sein des peuples des Pyrénées, un thème cher à J.-C. D. que l’on retrouve par exemple, au sujet du serpent galactophage dans son émission radiophonique sur le folklore du serpent.

Cette démonstration ethnolinguistique d’un prototype occitan à l’épopée de Guillaume d’Orange est intégrée, en 2004, aux travaux des historiens (article mis en ligne avec l’autorisation de l’auteur G. Brunel-Lobrichon et de l’éditeur Laurent Macé).

Initialement publié dans Via Domitia n°30, cet article de plus de 100 pages est à paraître en 2020 aux éditions Lambert Lucas.

Avec cette réédition, nous partageons les espoirs exprimés par Pierre Berges dans son compte-rendu publié à la fois dans folklore (lien ci-après) et, en 1985, dans le n° 105 de la Revue des études cathares, page 91) « La route était longue, la mort est arrivée avant. L’originalité de Dinguirard était grande certes. Mais il m’apparaît qu’elle relevait aussi de quelque chose de collectif, forgé à Toulouse autour de Jean Séguy, de sorte qu’il n’est peut-être pas improbable d’espérer qu’un jour la quête soit reprise… »

Nota : l’ouvrage de J.H. GRISWARD cité à la bibliographie de l’article, fait l’objet d’un compte rendu par Jean-Claude Dinguirard disponible ici (voir page 8).

Nota : le manuscrit proposé sur Gallica, titre encore « Guillaume au court nez » au lieu de Guillaume au nez busqué.

Nota : avec l’autorisation de la Société de Mythologie Française, que nous remercions, ci-après un article de 1967 par A. Simula, nous rappelle qu’il faut lire Guillaume au nez busqué et non pas au court-nez !

Références secondaires


Textes en ancien Occitan
0 téléchargement(s)

Ce document contient plusieurs extraits de textes en ancien occitan :

  1.  « Conau lomendix pudolentz (…) « 
  2.  « Zo diz David que li mal ome son atrestal con es aspis (…) »
  3. Boeci – Onze versets d’une adaptation très libre du De consolatione Philosophiae de Boèce en occitan
  4.  Prière à la Vierge en patois du Limousin, XIe siècle, voir texte complet sur Gallica
  5. et 6. : deux versions distinctes (possiblement celles des ms P et O) de la chanson de Girart de Roussillon, 1884 versets 1 à 18
    • 7. traduction française, en regard.

8. Extrait d’une ancienne charte, voir plus d’info ici : MS. Paris, B.N., Collection de Languedoc (Bénédictins), ms. 195, pc. 1, 1180-1200

9. Chanson de Guillaume IX de Poitiers, vv. 1-39. Version complète sur Wikisource.

10. Marcabru, A la fontaine du verger vv. 1-86… Voir traduction ici

 


1982 – So ditz la gens anciana, proverbes et troubadours
3 téléchargement(s)

Les proverbes dans les textes des troubadours.

Voltoire
Le marchand Voltoire

p. 13 : Lous areproues gascous, de Bertrand Larade, ici remis au jour, avec notes comparatives avec les mimes de Baïf,
p. 53 : Les proverbes de Voltoire,
p. 58 : Lous moutets guascous deou marchan De Voltoire,
p. 109 : La culture parémiologique d’un troubadour : Marcabru,
p. 123-125 : Parémiologie de Gascogne, reclasse et met à jour Van Gennep, Manuel 4. Pour une approche plus complète, voir 1979-1980 – Bibliographie critique des proverbes des Pyrénées gasconnes.

So ditz la gens anciana. Via Domitia n° 28, pp. 1-126

Voir aussi sur Gallica et sur le site de Tolosana, la bibliothèque numérique patrimoniale des universités toulousaines :

Références secondaires


II – Marcabru


1981 – Une lecture de Marcabru – au ras des mots
5 téléchargement(s)

1981, J.-C. Dinguirard, Une lecture de Marcabru, Via Domitia 26

1. Du bon usage du contre-sens (avec une référence à Pour une sémantique du silence, 1980)

La traduction de Marcabru par le Docteur Dejeanne est ici corrigée et son auteur vertement repris, pour sa « courte vue linguistique » et son « manque d’intérêt (…) pour la culture médiévale et occitane » tout en lui reconnaissant le mérite d’avoir publié Marcabru intact.

2. Marcabru, y-es-tu ?

L’auteur enquête sur les indices permettant d’identifier Marcabru ou son entourage. Il propose l’identification d’Audric d’Auvillar, et fait naître Marcabru à l’occident de l’actuel département du Gers.

3. Perpaus deu Gascon

L’enquête se poursuit sur le plan linguistique, et circonscrit plus précisément le lieu de naissance de Marcabru : entre Pagus Aturensis et Pagus Armaniacus.

4. Vers del Lavador, VI

Où l’auteur traduit Crup-en-cami par matous au coin du feu, ce que validera ailleurs André SOUTOU. Il interroge aussi le mot folpidor.

5. En lisant la pastourelle

L’auteur nous distille ici un de ses décryptages de certains vers de la pastourelle, riche de sa culture gasconne propre et de son érudition parémiologique.

6. La structure des rimes dans la pièce II

L’auteur fait crédit à Marcabru, d’être un versificateur rigoureux. En rétablissant la structure des rimes, il identifie et corrige des erreurs de transcription et de traduction.

On pourra lire aussi : Lejeune Rita. Pour le commentaire du troubadour Marcabru : une allusion à Waïfre, roi d’Aquitaine . In: Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 76, N°68-69, 1964. pp. 363-370.

 

 

 

 

Références secondaires


1981 – Pour le texte d’Aujatz de Chan
1 téléchargement(s)

Pour le texte d’Aujatz de Chan (Marcabru IX). Annales du Midi, n° 154 (1981), pp ; 439-442

Mme Linda PATERSON indique en 1981 « J.-C. Dinguirard, ‘Pour le texte d’Aujatz de Chan (Marcabru. IX)’, AdM, 93:439-42, seems to have been working without a library. » (source : The Year’s Work in Modern Language Studies, Vol. 43 (1981), pp. 265-270.). Cette méprise prête à sourire pour qui a lu l’article en question. A la décharge de Mme PATERSON, les références bibliographiques ne sont pas reprises à la fin de l’article mais citées au fil des pages, ce qui ne facilite pas la tâche du bibliographe.

Nous reprenons donc ici les références bibliographiques citées dans cet article de 5 pages :

BIBLIOGRAPHIE

DE RIQUER, Martin. Los trovadores: Historia literaria y textos (Espagnol) Broché – 4 octobre 2012. 1760 pages.

DEJEANNE, J.-M.-L. Poésies complètes du troubadour Marcabru ([Reprod. en fac-sim.]) / publ. avec trad., notes et glossaire par le Dr J.-M.-L. Dejeanne.

LEVY, Emil. Provenzalisches Supplementwörterbuch. Berichtigungen und Ergänzungen zu M. François Raynouards Lexique roman, Leipzig, 1892-1924 : A-C – D-Engr – Engr-F – G-L – M-O – P-Q – R-S

MISTRAL, Frédéric. Lou Tresor dóu Felibrige ou Dictionnaire provençal-français embrassant les divers dialectes de la langue d’oc moderne (1878)

SEGUY, J. et al. Atlas Linguistique et Ethnographique de la Gascogne.

WARTBURG, W. V. : Franzosisches etymologisches Worterbuch. Leipzig puis Basel, 1922 ssq.

 

 

 

 

 

 

Références secondaires


III – Marcoat


1981 – Des rimes gasconnes ?
8 téléchargement(s)

Une lecture du premier sirventes de Marcoat où l’auteur décèle des rimes gasconnes.

Via Domitia n° 26, pp ; 47-48. Article signé Marin Levesque

 

 

 

 


1981 – Pour le commentaire de Marcoat
3 téléchargement(s)

Une proposition de traduction librement adaptée du second sirventes de Marcoat, lu comme un texte grivois.

1981, J.-C. Dinguirard (signé Marin Levesque), Pour le commentaire de Marcoat, Via Domitia n° 26, pp. 52-61.

 

 

 

 

 


IV – Guillaume IX Duc d’Aquitaine


1981 – Marrababelio Riben
3 téléchargement(s)

Marrababelio Riben
Marrababelio Riben

Une proposition iconoclaste pour expliquer le mystérieux couplet de Guillaume IX d’Aquitaine :

Tarrababart
Marrababelio riben
Saramahart.

 

 

 

 

 

 

 


V – Larade


1980 – Enfin Larade !
2 téléchargement(s)

Margalide Gascoue de Bertran Larade
Margalide Gascoue de Bertran Larade

La Margalide Gascoue, les Meslanges de diberses poesies, Bertran LARADE, poète gascon, édition en fac-similé.

Enfin Larade ! La Revue de Comminges n° 1980-1, pp. 149-150.

Avec l’aimable autorisation de la Société des Etudes de Comminges, et de la BnF pour Gallica.

Voir aussi le texte en ligne sur Mille ans de littérature d’Oc.

 

 

 

 

 

 

 



1983 – Les vers de M. de Pérez, poète gascon
8 téléchargement(s)

Jean-Claude Dinguirard a mis au jour un corpus de près de 200 pages manuscrites d’un poète-musicien gascon du XVIe siècle jusqu’alors inconnu : M. de Pérez, précepteur de Monluc et dont le duc d’Épernon était le protecteur.

Il publie en 1983 les textes et les musiques de M. de Pérez, traduits, analysés et annotés. Ces textes mettent en évidence la circulation des langues, du gascon au français et inversement.

L’ouvrage intégral, épuisé, est disponible en téléchargement gratuit ci-après, ainsi qu’un article :

  • 1983, J.-C. Dinguirard, Pérez poète gascon, l’inédit occitan aux XVI, XVII et XVIII siècle, Revue des Langues Romanes 87
  • 1983, J.-C. Dinguirard, Les vers de M. de Pérez, N° ISBN : 2-85816-037-6, 16*24 cm, 122 pages. Collection sud, Presses universitaires du Mirail. EAN 9782858160372

 

 

« Consequitur quodcumque petit » [Elle atteint tout ce qu’elle vise]

Armes du Duc d’Epernon, protecteur de Pérez – d’après un cliché de Patric Lasseube.

Références secondaires


1970-1975 – Toponymes de la haute vallée du Ger
3 téléchargement(s)

Ces enregistrements sonores font état de l’étymologie de quelques toponymes de Ger-de-Boutx et de ses environs, d’après les habitants du Ger. On y apprend notamment que :

  • Le col du Mourtis (le col des morts ?), en amont du col de Mente, pourrait être le lieu par où autrefois les corps des défunts étaient convoyés du Ger, alors démuni de cimetière, vers Boutx (voir article de M. Alain Assezat ci-après, dont la source probable est le numéro de la Revue de Comminges de 1968, pp. 44-46, « D’une monographie inédite de Boutx », notes de A. Sarramon mis en ligne sur Gallica).
  • Coulédoux cristallise une expression émerveillée devant le son de l’eau qui s’y écoule
  • Couéou désignerait un lieu de rassemblement du bétail de quelques familles aisées
  • Aspet : te reste t’il de la peau sur le dos ?
  • Le lacus aurait été une écluse créant une retenue d’eau, pour augmenter le débit du Ger lorsqu’on y voulait convoyer des roules.
  • Sur le Plan do Rey, un article Paru dans Pyrénées n° 491 (2012), p. 47 et ssq. qui confirme la thèse de J.-C. Dinguirard nous est gracieusement communiqué par M. Michel Bartoli, que nous remercions vivement ici,
  • Les mines de blende de Pale de Raze
  • La mine d’or oubliée de l’époque romaine

Et bien d’autres découvertes.

Interviews menées par Jean-Claude Dinguirard entre 1970 et 1975, principalement auprès de Juliette et Théophile Mothe, ainsi que de Théophile Noguès.

50 Toponymes Cubouch, Mourtis et Moncubere

49 Toponyme Plan du Rey et digressions diverses

45 Les Aouirandès et autres toponymes

Foudre annuelle, Topographie et toponymie

Légende onomastique - Toponyme Lacus Lac d'Us

Légende onomastique - toponyme Coulédoux

Légende toponymique - Aspet As peth

Légende toponymique - Aspet As peth

Le nom de lieu Coueou lieu de rassemblement du bétail des familles riches

Noms de lieux et situation courret deth chou

Origine des noms de lieux, Le Mourtis

La mine de Pale de Raze 1

La mine de Pale de Raze 2

La légende de la mine d'or de l'époque romaine


1963 – 1965 Les noms de maisons dans la haute vallée du Ger
12 téléchargement(s)

En Haute-Gascogne, les gens ont un double état-civil : prénom et nom patronymique constituent celui des événements officiels, tandis que le prénom ou surnom, auquel on adjoint « De » puis le nom de maison, réalise un état civil de proximité, d’usage quotidien.
Dans ce mémoire – ethnolinguistique – pour le D.E.S. de 223 pages, le terrain étudié est celui de la haute vallée du Ger.

Un article d’une trentaine de pages, paru dans Via Domitia en 1965, est tiré de ce mémoire, également disponible ci-après.

6 enregistrements audio datés de 1970-1975, qui ont servi à l’élaboration de ces articles.

 

 

 

Références secondaires


1962 – 1970 Note sur une folklorisation : le processus de folklorisation de l’abbé Paul Mothe, poète commingeois (de Ger-de-Boutx)
6 téléchargement(s)

L’abbé Paul Mothe a choisi de vivre à Ger-de-Boutx, alors que le Cardinal de Clermont-Tonnerre lui proposait un autre avenir. Il y a prospéré, suscitant bien des jalousies et il a notamment fondé la maison De Camarade.

Jean-Claude Dinguirard met en évidence un processus de folklorisation dans la revue Arts et Traditions populaires.
– Notes sur une folklorisation, Arts et traditions populaires, 18e Année, No. 1/3 (Janvier-Septembre 1970), pp. 159-181. Possible influence Quenienne, cf. Subsidia Pataphysica 12-13, p 24.
– Voir aussi : quelques éléments bibliographique de l’abbé Paul Mothe parus dans la presse (ci-après) ainsi que les œuvres de l’abbé Paul Mothe 

 

 

Références secondaires


1965 – La vie et l’œuvre de l’abbé Paul Mothe (1765-1855), poète Commingeois
7 téléchargement(s)

Cet ensemble de textes reconstitue la biographie et l’œuvre poétique de l’abbé Paul Mothe (de Hilline), prêtre et poète Commingeois.

Il a préféré au doyenné proposé par le Cardinal de Clermont-Tonnerre, une retraite à Ger-de-Boutx où il embrasse un destin anthume et posthume extraordinaire.

Il fonde la maison Camarade en la donnant à son neveu – qu’il appelait « mon petit camarade » – Jean-Bernard Mothe (1816-1871), époux de Marie-Jeanne Nogues, de l’Espounille. Ils sont les parents de Célestin né en 1848 et Pierre-Lucien né en 1850. Peut-être ont ils eu d’autres enfants. Célestin Mothe épouse Sylvie Noguès et enfantent Célestin (décédé à la guerre de 14), Célestine (1873-1859), et Virginie (1878-1859). Célestine Mothe épouse Alexandre Dinguirard, ils enfantent Juliette et Henri. Juliette épouse Théodore Mothe, de Coulédoux le Couéou. De leur union naît Henri Mothe, actuel gardien & conservateur de la maison de Camarade, époux de Jo Zanusso, parents de Valérie et Céline. Valérie, comme Emmanuel et Frédéric, sont les aînés de la maison de camarade à qui la thèse de J.-C. Dinguirard est dédicacée. Les cadets sont Nathalie, Marie-Julie et Céline. La dernière génération en date de la maison de camarade, sont Salomé, Aaron, Noé, Eliott, Valentine et Charlotte.

Voir aussi Note sur une folklorisation.

 

 

 

 


1983 – Glanées, Via Domitia n° 30
7 téléchargement(s)

          • Vales Islonde (Chanson de Roland 2331) = Vales, Islonde (Galles, Irlande) ;
          • Manchac (biographie du troubadour Savaric de Malleo) = Magnoac ;
          • Un gasconisme méconnu : gadget < gàdje « outil, ustensile », en Haute-Bigorre », attesté par le dictionnaire de Simin Palay

Glanées, Via Domitia n° 30, pp. 149-150.

 

 

 


1972 – Contribution Ethnolinguistique à l’enseignement du Gascon langue maternelle
7 téléchargement(s)

Cette contribution rend compte d’une enquête menée dans la haute vallée du Ger entre 1968 et 1971, pour comprendre comment un jeune Pyrénéen apprend le gascon. Plusieurs comptines et textes ou chansons utilisé dans l’enseignement du gascon comme langue maternelle y sont présentés. Les enregistrements audio correspondant, sont réalisés à Ger de Boutx par Jean-Claude Dinguirard dans le cadre d’interviews de sa tante paternelle Madame Juliette MOTHE, et publiés avec l’autorisation de tous les membres de sa famille sur 3 générations :

  • Sarra bagueta, p. 47,
  • Motin, motin, montaina, p. 49,
  • Per aquera carreretta, p. 51,
  • Tin-tan, p. 52,
  • Quéquéréqué, p. 54, voir aussi les articles proposés sur ce site relatifs aux formulettes et autres « quéquéréqué »,
  • Saba-saba, p. 56,
  • Eth drolle dera codina, p. 58,
  • Harri harri, p. 59,
  • Bernat d’Esclopetas, p. 60, voir l’article et l’audio dédiés, sur ce site,
  • Cinq légendes topographiques : Coulédoux, le Couéou, Plan du Rey, Lacus, Aspet, pp. 64-65,
  • Histoire de Niais, p. 66,
  • La Fée au tison, p. 67,
  • La Fée capturée, p. 68,
  • La Fée brûlée, p. 70,
  • Santot Merdot, p. 76.

1972, J.-C. Dinguirard, Contribution Ethnolinguistique à l’enseignement du Gascon langue maternelle. Via Domitia n° XVI, pp. 43-90

1973, Mothe, Juliette. Sarra bagueta

1973, Mothe, Juliette. Motin, motin, motaina

1973, Mothe, Juliette. Motin, motin, motaina 2 : en situation

1973, Mothe, Juliette. Per aquera Carreretta

1973, Mothe Juliette. Tin-tan, Campana de Solan

1973, Mothe, Juliette. Quéquéréqué

1973, artiste inconnu, Saba-saba

1973, Mothe Juliette. Saba-saba

1973, Mothe, Théo - Saba saba

1973, Mothe Juliette. Légende onomastique - Étymologie du toponyme d'Aspet

1973, Mothe Théo. Légende onomastique - toponyme Coulédoux

1973, Mothe, Théo. Légende onomastique - Toponyme Lacus Lac d'Us

1973, Mothe, Juliette. Histoires de fées

1973, Mothe, Juliette. Nosta Dama de Pomèr : Santot Merdot

Références secondaires


1973 – 1975 : Ethnographie des formulettes « Quéquéréqué » en Comminges
9 téléchargement(s)

Une série d’articles ethnographiques sur les textes enfantins et formulettes du folklore commingeois, ou « Quéquéréqué ».

– Le Comminges : un affreux désert [folklorique] ? Revue de Comminges, 1973, LXXXVI, pp. 199-201
– Un texte surréaliste. Revue de Comminges, 1973, LXXXVI, pp. 405-406
– Quéquéréqué ! (suite). Revue de Comminges, 1975, n° LXXXVIII-3, pp. 327-330

Articles mis en ligne extraits de Gallica, avec l’aimable autorisation de la BnF et de la Société des Etudes de Comminges.

Voir aussi Quéquéréqué dans l’article : 1972 – Contribution Ethnolinguistique à l’enseignement du Gascon langue maternelle

Références secondaires


1977 – Français et gascon dans les Pyrénées centrales
6 téléchargement(s)

A propos du bilinguisme gascon-gascon entre Coulédoux (Couserans) et Ger-de-Boutx (Comminges) et de l’influence de l’arrivée du français sur cette situation linguistique particulière.

Les enregistrements effectués par Jean-Claude Dinguirard dans les années 1970 de la plupart des chansons transcrites dans cet article, ont pu être retrouvés, numérisés depuis bandes magnétiques et sont mis en ligne ci-après.

De plus, un enregistrement de locuteur natif de Ger-de-Boutx indique que prières et berceuses étaient, dans sa jeunesse, déjà dites en français.

 

 

Références secondaires


1970-1975 – Identités : démarcations linguistiques et rattachement administratif

Abbé Théobald LALANNE
Abbé Théobald LALANNE

Ressources audio qui illustrent les éléments constitutifs du sentiment d’identité des habitants du Ger. Une identité inclusive, puisque on fréquente voire se marie avec « alter ». Une identité plurielle, constituée d’éléments de démarcation et d’éléments communs, de faits linguistiques – phonologie et lexique donnant lieu à divers calembours et traits d’humour – comme d’enjeux économiques liés notamment à l’exploitation forestière, ou de rattachement administratif.

Sont également proposés ici sous le titre « Wörter und sachen« , une collection d’enregistrements de locuteurs habitant Ger-de-Boutx : les descriptions qu’ils procurent de leur lexique familier, phonologie comprise, sont autant d’éléments constitutifs de leur communauté langagière.

 

 

Les batailles de la haute vallée du Ger

Blessejar ou le fait de prononcer SH les S / ç

Différences entre patois de la haute vallée du Ger

Le double N - Nati et Vati tot es parenti

30sub Nati et Vati

Différences entre patois voisins - la pelle à feu etc.

Patois, différentes prononciations

Patois, mariage et métissage

Patois, les surnoms patronymiques

Patois, différenciation lexique onomastique phonologie

52 Les uns disent des autres (en gascon)

Enquête en démarcation géographique, procès avorté.

Cartographie linguistique et démarcation du patois de l'Ariège

Démarcation géog. et affinités électives

28 Spécificités du patois du Soulegna

30 Différences entre patois

28 Différences entre patois

Patois, différenciation lexique onomastique phonologie

Patois, différentes prononciations

Différences entre patois voisins - la pelle à feu etc.

Différences entre patois voisins - Venir etc

Jou vs Jo

Détresse de rattachement administratif 2

Détresse de rattachement administratif 1

31 Explic. diff. patois Couserans Comminges par l'influence des eveques Pamiers St B de C

Jurons commingeois de Ger de Boutx

Wôrter und sachen bols, lait et couteaux

Wôrter und sachen et procédés artisanaux - Baratte, bidon de lait, mastic étanche

Wörter und Sachen - Cuisine et fromage

Wörter und Sachen - Autour de la cheminée

Wörter und Sachen - Autour de la cheminée

Wörter und Sachen - la maison (suite)

Wörter und sachen autour du saucisson

Wörter und Sachen - Ger de Boutx - Thème de la maison

Wörter und Sachen - Ger de Boutx - Thème du grenier à foin

Wörter und Sachen - Ger de Boutx - Thème de la maison (suite)

Patois, Wörter und Sachen 1

Patois, Wörter und Sachen 2

Patois, Wörter und Sachen 3

Wörter und Sachen 4 - Alphonse XIII


1970-1975 Proverbes et expressions populaires de Ger de Boutx
2 téléchargement(s)

Proverbes de Ger de Boutx, Comminges.

  • Si août sèche quelques gouttes, septembre séchera jusqu’à la dernière (traduction très libre)
  • La lessive du gascon
  • Formule que l’on prononce en tenant le cochon à l’écart
  • Autre expression gasc.
  • Nati e Vati toti parenti…
  • Jurons
  • Le chant de la grive…
  • Notes manuscrites : proverbes, recettes de cuisine et de pharmacopée

Ailleurs sur ce site, on entendra aussi : « vèrd et blu : me foti de tu », voire la ronde enfantine : « vèrd et blu et jaune, vòs dansar Guilhaumes ? – Arrog e vèrd et blu me foti de tu ».

« La haute vallée du Ger est pourtant un pays où d’immenses forêts de conifères et de vastes prairies rejoignent le ciel ».


1971 – La « Montagne » dans les contes de Bladé
0 téléchargement(s)

La montagne : un monde à l’envers pour les peuples des plaines. Ici dans les Pyrénées gasconnes.

Bladé - Contes populaires de Gascogne
Bladé – Contes populaires de Gascogne

La « Montagne » dans les contes de Bladé, revue de Comminges, 1971, LXXXIV, pp. 141-147.

Articles publiés avec l’aimable autorisation de la Société des Etudes de Comminges et de la BnF pour Gallica.

 

 

 

 

 

 

 

 


1976-1983 – Faune populaire de Gascogne, index essentiellement parémiologique
5 téléchargement(s)

Du 15 septembre 1976 à – probablement – mi-1983, Jean-Claude Dinguirard alimentait un index de la faune populaire de Gascogne. Ce sont environ 1 755 traces et pas moins de 137 animaux qui sont ainsi suivies, à travers une vingtaine d’ouvrages, principalement parémiologiques, de quinze auteurs. Cet index a été ressaisi et une première analyse quantitative en est proposée ci-après.

20% (27) des animaux les plus représentés, totalisent 80% des occurrences soit 1 414 apparitions. Félix Arnaudin est l’auteur chez qui l’on trouve le plus d’occurrences (37%). Cinq auteurs totalisent 80% des occurrences de l’index.

S’agissant non plus du nombre d’animaux, mais du nombre d’entrées c’est-à-dire du nombre d’animaux distincts par auteur, le classement est sensiblement inchangé notamment avec Arnaudin et Dardy en tête toutefois l’écart entre eux est très réduit : si Arnaudin a sans doute réalisé une compilation bien plus volumineuse, la biodiversité est sensiblement la même entre Arnaudin et Dardy. De plus, quand 5 des auteurs du panel totalisent 80% du nombre de mentions à un animal, il en faut 7 pour totaliser 80% de la biodiversité du panel et Lespy passe devant Dambielle et Bernat.

Enfin, sur les 137 animaux du panel, 38 – dont la sirène et le « Trote-camin », chez Arnaudin – ne sont cités que par un et un seul auteur. Le classement des auteurs uniques pour chacun de ces 38 animaux est sensiblement comparable au classement des auteurs par la biodiversité inventoriée dans le panel.

 

Lo Trote-camin (Pipit farlouze)
Lo Trote-camin (pipit-farlouze)

Ces éléments mériteraient peut-être une analyse en lien avec l’érosion de la biodiversité en Gascogne maritime, car parmi les animaux les plus cités, le chat arrive en troisième position après le chien et l’âne. Or, d’après Henri POLGE (Le franchissement des fleuves, Via Domitia n° XIX, 1976, p. 83), le chat ne se manifeste en Gaule que vers le début de l’ère chrétienne où il « capte la place et peut-être même le nom de la Genette », totalement absente de ce lexique. Les proverbes, comme les thèmes légendaires, se survivent à eux-mêmes en s’adaptant.

 

 

Constitution du panel :

Auteur Ouvrages
Abbé CASTET (a) Prov. Biros (1889) : page et n° du proverbe
(b) Prov. Couserans (1971) : n° du prov. Souligné
Vastin LESPY Prov. Pays de Béarn (1876) : p. et n° du proverbe
Léopold DARDY Anthologie Albret, vol.I : p. et n° du prov. Vol II : souligné
Abbé Eugène BERNAT (a) Prov. Lang. Montagnard
(b) Prov. Pyr. Centr.
N° du prov. Seul, cas nom. Continue : (a) = 1-309 ; (b) = 310.588
Jean SEGUY Articles de J. Séguy, références diverses
Henri POLGE Articles de H. Polge, références diverses
Pierre BEC Informations secondaires et motivations dans quelques noms d’animaux en gascon, RLiR 95-96 (1960) pp. 296-352
Charles JOISTEN Le folklore des êtres fantastiques en Ariège, Via Domitia 9 (1962)
Jean BOURDETTE Reproues det Labeda (1893) = n° du proverbe dans la copie de J.-C. Dinguirard
Jean-Auguste HATOULET

et Emile PICOT

Proverbes Béarnais (1862), n° de proverbe dans la copie de J.-C. Dinguirard
Félix ARNAUDIN Recueil de proverbes de la Grande-Lande : n° du proverbe
Honoré DAMBIELLE Nos proverbes gascons (1914 – 1927, 7 séries) : n° de la série, n° du thème, n° du proverbe

Série 1 : les 12 mois de l’année ; Série 2 : météorologie ; Série 3 : l’homme et la femme ; Série 4  : le mariage ; Série 5 : l’homme et son travail Série 6 : l’homme et les animaux domestiques ; Série 7 : l’homme social et religieux

Gerhard ROHLFS Divers
Hans Dieter BORK Neu Beiträge zur romanischen Etymologie (1975)
Félix LECOY Romania 1976-1

Avril 2020 – F. Dinguirard


1978 – Folklore gascon du serpent
10 téléchargement(s)

Le folklore du serpent relève d’un bestiaire populaire non-validé par la science, fascinant à découvrir.

La femme aux serpents, muse des Augustins, Toulouse
La femme aux serpents, musée des Augustins, Toulouse

Le mythe du serpent galactophage en particulier, très présent en Gascogne, puise t’il ses origines à la préhistoire ? Un indice de plus, relatif aux origines pré-indo-européennes de la culture gasconne.

  • Folklore gascon du serpent. Revue de Comminges, 1978, XCI, pp. 277-283
  • Emission radiophonique « Panorama méridional », avec nos remerciements à France Culture (nous sommes preneurs des autres épisodes de la série)

A noter qu’en note 81,16 p. 112, dans « Les vers de M. de Pérez« , poète commingeois, J.-C. Dinguirard rappelle que dans la zoologie préscientifique, les petits de la vipère passent pour tuer leur mère à la naissance, condamnés qu’ils sont à lui dévorer le ventre pour parvenir au jour ; et de citer un autre poète gascon, Du Bartas : « L’ingrate Vipère | Naissant, rompt les flancs de sa mourante mère (DU BARTAS, sepmaine VI, 224 s.).

Parmi les traces de serpent dans le folklore gascon, Henri Polge (Le franchissement des fleuves, Via Domitia XIX, 1978, p. 87 note 52) signale un basilic habitant le puits sous la sacristie de la paroissiale de Castelnau-Barbarens jusqu’au XVIIe siècle, d’après Chroniques ecclésiastiques du diocèse d’Auch, 1746, p. 391.

Avec l’autorisation de la Société de Mythologie Française, ci-après en téléchargement un article du professeur Henri FROMAGE contenant un paragraphe dédié au folklore du serpent.

 

J.C. Dinguirard, émission radiophonique dédiée au folklore gascon du serpent

Références secondaires


1975 – Bernât d’Esclopetas
7 téléchargement(s)

Conte populaire de Ger de Boutx. Enregistrement diffusé avec l’aimable autorisation de la famille Mothe que nous remercions ici vivement : Madame Josiane Mothe, Monsieur Henri Mothe, Madame Valérie Mothe Iéni, Madame Céline Mothe, Mademoiselle Salomé Iéni.

Bernat d’Esclopetas est l’hybride de deux contes populaires :
– Le Charbonnier , à qui il emprunte son début jusqu’au moment où tout le monde s’endort dans la cabane (le nom du héros apparaît, sous la forme Bernach Ascloupé, dans une version de ce conte publiée par l’Almanac Patouès de l’Arièjo, 1901, p. 31) ; et
– Le Renard Parrain, à qui il emprunte le vol alimentaire, la ruse du renard et l’enquête policière avec sa conclusion.

Ce conte fait également partie de l’article suivant : 1972 – Contribution Ethnolinguistique à l’enseignement du Gascon langue maternelle« .

 

 

1975. Juliette Mothe, interview par Jean-Claude Dinguirard, réalisée entre 1970 et 1975, à Ger de Boutx.

Références secondaires


1965 – Le croquemitaine de Verlaine
5 téléchargement(s)

Etude Verlainienne de mythologie comparée ouverte à la psycholinguistique du folklore, en l’état inachevée.

 

 

 

 

 


1970-1975 – Contes, histoires et anecdotes de Ger-de-Boutx

41 enregistrements sonores relatifs au folklore de Ger-de-Boutx.

Pour Bernat d’Esclopettes, voir aussi :

Pour l’histoire de « ceux qui voulaient couper la cime d’un arbre comptant l’un sur l’autre pour amener une hache », un conte similaire nous est signalé à Biscarosse par M. Jean Léo Léonard que nous remercions vivement Contes populaires de la Grande Lande N°4 : « Lou hilat »

Trophée de licorne siamoise

Plusieurs de ces histoires ou formulettes sont retranscrites et étudiées dans 1975 – Ethnolinguistique de la haute vallée du Ger, Thèse d’Etat

  • L’ours et le taureau
  • Les œufs de jument
  • Le dernier loup de Portet d’Aspet
  • Buhali et alendali
  • Caulet maulet
  • L’homme rouge
  • Récits de Ger-de-Boutx : La dispute de Cubouch –  « Vive Con ! » – Les bourgeoises de Luchon – Les sorcières de Peire Neire
  • Notre-Dame de Pomèr et le bouc perdu
  • Etc.

Interviews de Juliette et Théo Mothe, principalement, réalisées par J.-C. Dinguirard, vers 1973, à Ger-de-Boutx.

Bernat d'Esclopetas

Le colporteur affamé et la vache aux 5 veaux

Les œufs de jument en gascon v1

Les œufs de jument en gascon v2

Les œufs de jument v3

Le dernier loup de Portet

Buhali et alendali

Caulet Maulet

L'homme rouge

v1 - Ceux qui partirent couper la cime d'un arbre, chacun comptant sur l'autre pour amener une hache

v2 - Ceux qui partirent couper la cime d'un arbre, chacun comptant sur l'autre pour amener une hache

Notre-Dame de Pomèr et le bouc perdu

Rencontre avec le Bouc

L'ours et le taureau

Légende toponymique - Aspet

Historiettes de Ger de Boutx

Historiettes de Ger de Boutx 2

Contes de Ger de Boutx

Madame de Coarraze ou la dame à la patte d'oie

Le bouc perdu - Le livre "Joan de Paris"

Autres anecdotes de Pècs des Pyrénées

Autres histoires de pècs des Pyrénées

Pècs- Nuit de noce d'Amélie et autres anecdotes

Le fou du Soulegna et autres anecdotes

Autres histoires de pècs des Pyrénées

L'homme qui dessinait des croix sur les pierres

Claire et Angélique

Autres anecdotes de Pècs des Pyrénées

Autres anecdotes de Pècs des Pyrénées

Bernàt de Coma Granda

Batistou l'Ariégeois

Jean de bordasse, gravure sur ardoise

Pèc, Couq, Crétin des Pyrénées

Pèc - Long récit personnel

Le crétin en Francitan

Recits de Ger de Boutx

Un avion au Mourtis - un homme de papier

L'homme absenté 25 ans et ses chats

46 Le portefeuille retrouvé

47 Une aventure de Shapaï à la Henne Morte et de Tantougne au pont de l'Oule

48 Dehors, il y a toutes sortes de gens



2016 – La fête du cochon
3 téléchargement(s)

Dans ce récit autobiographique de 2016, Alain Assezat (Boutx-le-Mourtis) évoque la fête du cochon dans nos montagnes pyrénéennes.


1970-1975 Chansons populaires de Ger de Boutx

 Cuba, Johannes von
Cuba, Johannes von
  • L’ivrogne et le pénitent

« Tu vois, je ne peux la contenir » : capturé au passage, ce délicieux gasconisme local de l’interprète hésitant avant de se remémorer le couplet final (« la finale »).

  • Mangez et buvez et priez le Bon Dieu pour nous
  • Hirondelle, pars mais ne me dis pas adieu
  • L’eau et le vin : un dialogue enchanteur
  • Une vie à boire
  • Le riche et le pauvre – « A tout mendiant j’ouvrirai ma maison »
  • La chanson de Pujolles
  • La chanson de Luchon
  • Un couplet

 

L'ivrogne et le pénitent version partielle ultérieure

L'ivrogne et le pénitent, version complète

Mangez et buvez et priez le Bon Dieu pour nous

Hirondelle, pars mais ne me dis pas adieu

Dialogue entre l'eau et le vin

Une vie à boire

Le riche et le pauvre

18 Chanson de Pujolles à ne pas chanter à Eup (courte)

19 Chanson de Boutx Pujolles à ne pas chanter à Eup (longue)

20 Chanson de Luchon

21 Un couplet



1970-1975 – Artisanat, unités de mesure, vêtements

Enregistrements sonores liés à la prestance sociale héritée du port de la canne et du chapeau, aux procédés artisanaux, qui ne sont pas la principale caractéristique de Ger-de-Boutx, et à la canne comme unité de mesure.

 

 




1970-1975 – Récit audiophonique d’une vie d’un berger, en gascon de Ger de Boutx

Hortus sanitatis

Le locuteur, Théophile Noguès, s’exprime tantôt en français, francitan et gascon.

Enregistrements de Jean-Claude Dinguirard, dans les années 1970 à Ger-de-Boutx : un berger gascon, en 6 épisodes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


1970-1975 – Récit audiophonique d’une vie de colporteur Boutarel (Boutx le Mourtis)

Parti vers l’âge de 11 ans de Boutx pour la Normandie avec son oncle, ce colporteur Pyrénéen reviendra au pays pour une année de service militaire à Toulouse, puis chaque année quelques jours avant la Noël. Dans son fourbis, chapelets, blague à tabac, livres sur l’art d’aimer et d’alchimie. Les colporteurs mariés, voyagent avec leur épouse mais celles-ci viennent toujours donner naissance à leurs enfants au village, auprès de leurs parents.

Plus tard, il emploie des commis de Fos ou de Melles, mais pas de Boutx (ça n’allait pas).

Vers l’âge de 26 ans, il épouse une fille Redonnet, et reprend la route avec ses enfants après qu’ils aient atteint l’âge de la première communion, pour « faire le bazar », vendre des couvertures et couvre-lits de la maison Delannoy, des mouchoirs de Cholet « pliés par douze » qu’il faisait venir par lots de 500 ou 600 des maisons Ferté-Macé ou Guybet-Milet. La technique de vente repose sur mille et une ruses : on mouille les mouchoirs et comprenez, je ne vous les fait qu’à 5 francs puisque c’est vous : 3 francs ; on maquille les imperfections ; on se fait passer pour peintre, on affiche des prix dits de liquidation ; on fait passer le fil pour de la soie ; on apitoie en inventant des mésaventures…

Les Boutarels étaient nombreux dans le colportage, dans le bazar – couvertures, flanelles, bas, tricots, miroirs, gravures, cadres- les commis – couvertures, mouchoirs, tapis- ou les bonnes.

Vendre de tout, n’importe quoi, à n’importe quel prétexte. La jeunesse de Boutx s’y emploie, mobilisant jusqu’à 200 chevaux tandis que les vieux restent au village avec les plus jeunes enfants. Si bien que le recensement annuel des chevaux ne trouvait à Boutx qu’un pauvre mulet du Ger.

Sur un chaud-et-froid d’un soir de bal, il manque y rester. Mais c’est compter sans le remède miracle : le vin Picot !

Puis vient la guerre et ses aventures, où sa connaissance de tant de villes et de chemins de campagne, acquise par des années de travail comme colporteur, lui sauveront la vie et arrangeront son avancement, de téléphoniste jusqu’à divers postes à l’arsenal. Il manque tout de même périr électrocuté.

Évoquant Boutx, l’hydrogéologie locale, les cultures vivrières – blé, maïs, sarrasin et pommes de terres – et les métiers d’ouvrier agricole et de taupier, les souvenirs du colporteurs reviennent bien vite. Il est vrai que l’enquêteur, ethnolinguiste de déformation, s’intéresse manifestement aux livres que vendait le colporteur et tout particulièrement à ceux du grand et du petit Albert. Il y avait aussi ce livre dont le nom m’échappe et que mon père avait vendu fort cher, qui donnait la recette d’un philtre d’amour à un vieil homme amoureux d’une jeunette…

1 Une vie de colporteur

2 Faire le bazar

3 Vendre de tout et n'importe quoi

4 Jusqu'à 200 chevaux sur les routes

5 Conter fleurette par temps froid...

6 C'est risquer sa vie sur un chaud-et-froid

7 Mais le vin picot fait des miracles

8 Téléphoniste sous les drapeaux

9 Quand le gascon et les bretons arrivent sur Paris

10 Factotum à l'Arsenal

11 Jusqu'à rendre ses effets (sauf la capote !) et rentrer

12 Les cultures vivrières à Boutx

13 Le taupier de Boutx et du Ger

14 Colporteur-libraire et le philtre d'amour

15 Encore des amours impossibles

16 Travaux des champs

17 Quand Boutx cultivait des vignes et des pêches


1970-1975 – Propos libres

Récits de vie : enregistrements sonores sous la forme de propos libres, récits de voyages, de jeunesse…

 

 

 

 

Récit de vie - jeux courtisans, voyage

Récit de voyage

Récit de vie - le repas et le chien (gasc)

Théo Mothe et un ex facteur de St Béat - Récit de vie 1

Récit de vie - Le facteur de St Béat - Le repas

Pèc - Long récit personnel

Contact avec l'électricité en Francitan

Quand le jeune curé de Hilhine vous traite de crétin

Francitan - remède constipation

Recits de Ger de Boutx

Recits de Ger de Boutx

Recits de Ger de Boutx

Récit de vie - Le facteur de St Béat - Le repas

51 Y'avait pas pire braconnier pour les morilles que votre père


1979 – Être ethnolinguiste, en Gascogne, aujourd’hui
1 téléchargement(s)

Intervention de J.-C. Dinguirard au colloque international d’Ivry de 1979.
Ethnolinguistique : contributions théoriques et méthodologiques : actes de la Réunion internationale Théorie en ethnolinguistique, Ivry, 29 mai-1er juin 1979, SELAF, 1981, pp. 69-79.
Voir aussi les interventions de J.-C. Dinguirard dans les débats, retranscrits aux pages : pp. 80-82 ; pp. 124-125 ; p. 142 ; pp. 172-173 ; p. 175 ; p. 187 ; p. 208 ; p. 210 ; p. 257-258 ; p. 273-274.

L’ensemble de ce colloque et de son compte rendu est le fruit du travail de Franck Alvarez-Pereyre.

Les actes complets peuvent être obtenus par prêt interbibliothèques, ils méritent définitivement d’être lus et partagés. Parmi les interventions, celles de G. Calame-Griaule, J. Fribourg, F. Alvarez-Pereyre, M.P. Ferry, S. Aroutiounov et tant d’autres. On lira aussi les débats retranscrits.

Cet article évoque les spécificités de l’ethnolinguiste, notamment son ouverture démarcative de fait, aux disciplines non-exclusivement linguistiques (sémantique, histoire, etc.). Parce qu’il multiplie les terrains d’investigations, il ne relève d’aucune exclusivité de chaire et peine à s’intégrer à quelque groupe savant que ce soit faute d’exclusive. Tous rejettent l’ethnolinguiste ? Non ! Il existe un « village » ami, celui des dialectologues, et certaines revues telles que la revue des linguistique romane. Linguistique, dialectologie, sémantique, histoire ont tout à gagner à tisser entre elles des liens de collaboration étroits. Cela reste difficile comme le montre le livre hommage à Claudie Amado qui compile des articles d’historiens et de linguiste qui convergent dans leurs conclusions sur l’origine occitane de l’épopée de Guillaume d’Orange, mais s’ignorent les uns l’autre (Laurent Macé, éd., Entre histoire et épopée : Les Guillaume d’Orange, IXe-XIIIe siècles – Hommage à Claudie Amado, Toulouse, CNRS / Université de Toulouse-Le Mirail, 

Nota : Au lecteur qui s’étonnerait de la réaction aux propos de J.-C. Dinguirard autour du terme de « terrorisme » dans le débat entre théorie et pratique ethnolinguistique, nous renvoyons à la lecture en pages 6 et 7 de l’introduction de Charles Camproux à l’ouvrage « Les noms de lieux et de personnes » par Christian Baylon et Paul Fabre, lien Gallica ci-après.

Article publié avec l’autorisation du Lacito que nous remercions vivement.

Bibliographie citée, outre les atlas Linguistiques (en cours de rédaction) : 

  • 1891, Maxime Lanusse. De l’influence du dialecte gascon sur la langue française, de la fin du quinzième siècle à la seconde moitié du dix-septième. Thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris. Grenoble, imprimerie Allier, 1891
  • 1932-1936, Palay, Simin. Dictionnaire du béarnais et du gascon modernes (bassin de l’Adour) embrassant les dialectes du Béarn, de la Bigorre, du Gers, des Landes et de la Gascogne maritimeA-E & F-Z
  • 1934, La Terminologie pastorale dans les Pyrénées centrales, thèse de doctorat présentée à la Faculté des lettres de l’Université de Tübingen, par Alfons Th. Schmitt.
  • 1937, V.-D. Elcock, De quelques affinités phonétiques entre l’Aragonais et le Béarnais.
  • 1943, Dauzat, Albert. Essais de géographie linguistique: Deuxième série. Problèmes phonétiques
  • 1947, Febvre, Lucien. Le problème de l’incroyance au XVIe siècle
  • 1952, Revue Orbis, langue des hommes – langue des femmes
  • 1953, Seguy, Jean : Les noms populaires des plantes dans les Pyrénées centrales. Barcelona, 1953.
  • 1954, Séguy, Jean. Accommodements avec une loi d’accommodation. Via Domitia n°1.
  • 1958, Kelkel, Lothar. Monde et langage: Réflexions sur la philosophie du langage de Wilhelm Von Humboldt. Etudes Philosophiques, 1958.
  • 1959-1960, Chants folkloriques gascons, de X. Ravier et J. Seguy. Via Domitia 6 et 7, 1959 et 1960, réédités en 1978 sous le titre de Poèmes chantés des Pyrénées gasconnes
  • 1962, Carrascal Sanchez, J. ; La penetracion de la lengua catalana en el dominio gascon. Barcelona, 1962.
  • 1962, Joisten, Charles. Les êtres fantastiques dans le folklore de l’Ariège. Via Domitia n° 9, pp. 16-78
  • 1964, Straka, Georges. Théorie des famines. Revue des travaux de linguistique littérature n° 2, 1964
  • 1965, Ravier, X. : Le traitement des données négatives dans l’ALG. RLiR 115-116 (1965), pp. 262-274.
  • 1965, Geneviève CalameGriaule. — Ethnologie et langage : La parole : chez les Dogon, [Paris], Gallimard [1965], 589 p.
  • 1965, Hubschmid, Johannes. Thesaurus praeromanicus.
  • 1965, Heger, Klaus. Travaux de Linguistique et de Littérature
  • 1967, Contes populaires de la Grande Lande. Arnaudin, Félix, Boisgontier, Jacques, Latry, Guy
  • 1968, BEC, P. : Les interférences linguistiques entre gascon et languedocien dans les parlers du Comminges et du Couserans. P., 1968.
  • 1969, Guiter, Henri. Concordances linguistiques et anthropologiques. Revue de Linguistique Romane, n° 33.
  • 1970, Rohlfs, Gerhard. Le gascon. Étude de philologie pyrénéenne. 2e éd., entièrement refondue. Tübingen, Max Niemeyer, et Pau, Marrimpouey jeune, 1970.
  • 1971, Fossat, J.-L. : La formation du vocabulaire gascon de la boucherie et de la charcuterie. Toulouse, 1971.
  • 1972, Séguy Jean. Fossat (J. L.), La formation du vocabulaire gascon de la boucherie et de la charcuterie. Etude de lexicologie historique et descriptive, Toulouse ; 1971. In: Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 84, N°106, 1972. pp. 95-97.
  • 1973, Ravier, X. : L’incidence maximale du fait dialectal. Les dialectes romans de France à la lumière des Atlas régionaux, P., 1973, pp. 43-59.
  • 1973, Pottier Bernard. Le domaine de l’ethnolinguistique. In: Langages, 5ᵉ année, n°18, 1970. L’ethnolinguistique, sous la direction de Bernard Pottier. pp. 3-11.
  • 1973, « Pluralité des parlers en France », Ethnologie française, n° 3, Paris, 1973
  • 1974, Freche Georges. — Toulouse et la région Midi-Pyrénées au siècle des lumières (vers 1670-1789). — [Paris], Cujas
  • 1979, Ravier, Xavier. Le récit mythologique dans les Pyrénées bigourdanes, essai d’ethnolinguistique
  • 1983, André Leroi-Gourhan. — Les religions de la Préhistoire (Paléolithique), Paris, Presses Universitaires de France

Références secondaires


1978 – Vocabulaire gynécologique gascon
2 téléchargement(s)

Note sur le vocabulaire gynécologique du texte gascon, article paru dans « Statut du texte occitan dans un traité de médecine du XVIe siècle », Via Domitia n° 20-21, pp. 11-12.

 

 

 

 

 


1979 – Observations sur le gascon des plus anciennes chartes
0 téléchargement(s)

Cet article traite du gascon médiéval, écrit entre 1160 et 1200 dans l’arrondissement de Saint-Gaudens concernant la Maison du Temple de Montsaunès. Il est ici beaucoup question de morphologie, mais aussi de lexique, d’onomastique, de sémantique (avec une référence, page 10, à 1980 ; Pour une sémantique du silence), d’ethnolinguistique.

Observations sur le gascon des plus anciennes chartes, Via Domitia 22, T 15, pp. 9-46

 

Références secondaires



1982 – Notes aquitaines
7 téléchargement(s)

Convenae et Couserans, Raymond LIZOP
Convenae et Couserans, Raymond LIZOP

Notes aquitaines. Via Domitia n° 27, pp. 55-70

Au sommaire de cet article :

1- Virgile de Toulouse et l’état linguistique de l’Aquitaine au VI° siècle
2- Le nom Comminges < Convenae et la phonologie de la langue des aquitains
3- Des basques au Val d’Aran ?

Résumé en version française plus bas, ici en occitan.

Convenae

Per jutjar de l’autenticitat de la forma latina CONVENAE, lo punt decisiu es dins los grops –nv- vs –mb-, saber se son tractats identicament o pas. Jean-Pierre Chambon e Yan Greub considèran que la confusion de –v- e de –b- (lo “betacisme” gascon) es precòça (Chambon & Greub 2002 p. 480) en s’apiejant justament sus las formas CONBENAS / COMBENAS portadas per de monedas merovingianas, qu’atestarián d’un passatge de v a b al sègle 6. E la forma CUMMONIGO d’una moneda del sègle 7 mostrariá que –mb- segondari (çò es eissit de –nv-) es tractat coma –mb- primari.

Lo lexic general del gascon suggerís lo contrari, çò es a saber que lo grop –nv- latin es tractat diferentament del grop –mb- ancian. Aital COMBA dona ben “coma”, e CAMBA dona “cama”, mas “invidia” dona “enveja” [embˈejo] (present tanben en toponimia) …Coneissi pas de formas gasconas del tipe *[emˈejo] ni “*comidar” per “convidar” o « *emèrs » per « envèrs »etc.

Lo lexic general del gascon suggerís doncas puslèu que lo betacisme es posterior a la reduccion de « mb » a « m » … e doncas relativement recent. Carolingian benlèu. Almens dins l’èst gascon (ont es pas generalizat : s’aplica pas entre vocalas « lavar » [lawˈa] e pas [labˈa] coma en Bearn, e mai qualque còp s’aplica pas après consonanta « mauva » < MALVA se pronóncia [mawwo] dins de punts ALF de Gerç, Òut e Garona e Tarn e Garona) .

Invèrsament, l’idèa d’un betacisme (relativament) recent plaideja per considerar que CONVENAE es una aproximacion/interpretacion latina coma o pausava Jean-Claude Dinguirard e que la forma reala èra COMBENAE. Explica dirèctament las notacions merovingianas ancianas qu’an –b-, e explica mai lo tractament per simplificacion –mb > -m- coma dins CUMBA > “comba”… e non pas la conservacion coma dins INVIDIA > “enveja”. E explica doncas perqué avèm “Comenge” e non pas “*Convenge”).

CHAMBON Jean-Pierre et Yan GREUB 2002 Note sur l’Age du (proto)gascon. Revue de lingüistique romane 263-64, 473-49

ALF = Jules Gilliéron et Edmond Edmont 1902-1920 Atlas Linguistique de la France, Macon: Protat.

Pour accepter ou non l’authenticité de la forma latine CONVENAE,  le point décisif se trouve dans le traitement des groupes –nv- vs –mb-. Il s’agit de savoir s’ils sont traités identiquement ou pas. Jean-Pierre Chambon et Yan Greub considèrent que la confusion de –v- e de –b- (le fameux “bétacisme” gascon) est précoce (Chambon & Greub 2002 p. 480). Il s’appuient pour cela justement sur les formes CONBENAS / COMBENAS que portent des monnaies mérovingiennes, et qui attesteraient d’un passage de v à b au 6e siècle. Ils s’appuient aussi sur la forme CUMMONIGO qu’on lit sur une monnaie du 7e et qui montrerait elle que –mb- secondaire (c’est-à-dire issu de –nv-) est traité comme –mb- primari.

Le lexique général du gascon suggère le contraire, à savoir que lo grop –nv- latin es traité différemment du groupe –mb- ancien. Ainsi CUMBA donne bien “coma” ‘vallon’, et CAMBA “cama” ‘jambe, mais INVIDIA donne “enveja” [embˈejo] ‘envie’ (présent aussi en toponymie) … Je ne connais pas de formes gasconnes du type *[emˈejo] ni “*comidar” pour “convidar” ‘inviter’ ou « *emèrs » pour « envèrs » ‘inverse, contraire’ etc.

Le lexique général du gascon suggère donc plutôt que le bétacisme est posterieur à la réduction de « mb » a « m » … et de ce fait relativement récent. Carolingien peutèêtre. Du moins dans l’est gascon (où il n’est pas généralisé : il ne s’applique pas entre voyelles « lavar » ‘laver’ est [lawˈa] et non [laβˈa] coma en Bearn, et même parfois non plus après consonne : « mauva » ‘mauve’ < MALVA se prononce [mˈawwo] dans quelques points ALF du Gers, du Lot-et-Garonne et du Tarn-et-Garonne.

Inversement, l’idée d’un bétacisme (relativement) récent plaide pour considérer que CONVENAE est bien une approximation/interprétation latine pour COMBENAE comme le posait Jean-Claude Dinguirard et que la forme réelle était COMBENAE. Cette hypothèse explique directement les notations merovingiennes anciennes qui ont –b-, ainsi que le traitement par simplification –mb > -m- coma dins CUMBA > “comba”… au lieu de la conservation suivie de bétacisme comme dins INVIDIA > “enveja”. Cela explique donc que jous avons une forme  “Comenge” ‘Comminges’ et non pas “*Convenge”).

Références

CHAMBON Jean-Pierre et Yan GREUB 2002 Note sur l’Age du (proto)gascon. Revue de lingüistique romane 263-64, 473-495.

Patrick SAUZET, linguiste Occitan

 

Note de l’éditeur : L’auteur nous révèle en marge de cet article de fond, quelques éléments fondateurs de sa manière de travailler :  « Une fois de plus, il convient sans doute d’humilier la linguistique aux faits » (p. 62) qui nous renvoie à l’ars difficilima nesciendi cher aux disciples de Jean Séguy et « (…) par le langage, on se fait déjà une idée de l’homme. On ne sort jamais de l’ethnolinguistique… ».

Références secondaires


1979-1980 – Bibliographie critique des proverbes des Pyrénées gasconnes
3 téléchargement(s)

Une trentaine d’ouvrages consacrés à la parémiologie gasconne, pour moitié d’entre eux : la Gascogne pyrénéenne.
Paru en 1980 dans Recherches Pyrénéennes n° 0, pp. 103-108

 

 



1981 – L’article et, era du gascon pyrénéen : archaïsme ou innovation ?
10 téléchargement(s)

L’article et, era du gascon pyrénéen : archaïsme ou innovation ? Lengas n° 12, pp. 37-61, 1981.

Carte linguistique des articles Eth Era Lo la le ALG
Carte linguistique des articles Eth Era Lo la le ALG

Jean Séguy (Les cartes auxiliaires de l’ALG – essai d’aréologie méthodique, Via Domitia n°3, p. 50, 1956), précisant que « L’article eth, era s’accroche s’accroche aux relief pyrénéens et subpyrénéens, au plateau de Lannemezan, tout le long de la cordillère gasconne », nous renvoie pour comprendre cette mystérieuse enclave ossaloise, à L’origine des ossalois, Passy, Jean, pp. 37 ; 122-127, etc. On se fera une idée des enseignements de cet ouvrage grâce au C.R. de Antoine Thomas publié en 1905 par La Romania pp. 474 sqq. : pour Jean Passy, la forme et, era caractérise la patois de la montagne quand le/lo, la celui de la plaine et il affirme que la population de la vallée d’Ossau sauf 3 villages, a été remplacée par une population venue de la plaine.

Jean-Claude Dinguirard, qui signale une erreur de source chez Jean Passy puisque Luchaire n’a trouvé l’article et, era que dans le cartulaire de Bigorre et non dans celui de Lézat, relance l’enquête et développe ici l’amorce de rupture avec la pensée communément admise – Luchaire, Rohlfs, Bec – qu’il évoquait déjà en note infrapaginale dans Via Domitia n° 28 (note n° 20, page 12, article So ditz la gens anciana) : l’attestation la plus ancienne de l’article montagnard, ne remonte pas avant le XVIIe siècle : une innovation, donc et non un archaïsme. Jusqu’à preuve du contraire…

 

Références secondaires


1981 – Ethnophonologie du h gascon
0 téléchargement(s)

Pour l’auteur, le h gascon, « Rastignac phonologique », présente tous les syndromes du phonème non-intégré, occupe tous les espaces laissés vacants, se substitue à n’importe quelle consonne. En Gascon, le h joue le rôle de degré zéro de la Consonne, et ce de manière persistante voire démarcative du dialecte.

  • « Lo no es bon Guasconet
  • se no sabe dezi
  • Higue, hogue, hagasset »

Proverbe cité par Leroux de Lincy, I, p. 349

Pour une ethno-phonologie : le cas du h gascon. Via Domitia n° 23, pp. 41-54

Lire aussi  1976 ; Note sur le [Ɛ-] / ts gascon et 1978 : La désinence [-w] de la 5° personne en gascon.

Références secondaires



1976 – Note sur le [Ɛ-] / ts gascon
3 téléchargement(s)

Cet article procède à une analyse phonologique comparative des lexiques Allibert (Dictionnaire occitan-français. Toulouse, 1966) et Palay (Dictionnaire du béarnais et du gascon modernes. Paris, 1961.) pour ce qui concerne les mots commençant par [Ɛ-] et dont la réalisation dans le dia-système gascon, peut être en [Ɛ], [éƐ] ou [iƐ], voire [aƐ].

Ce trait démarcatif du gascon par rapport à l’occitan, qui offre au [Ɛ-] de s’épauler d’une prothèse vocalique, éclaire peut-être la forme canonique de la syllabe initiale en aquitain pré-roman.

Lire aussi 1978 : La désinence [-w] de la 5° personne en gascon  et 1981 : Ethnophonologie du h gascon

 

 

 

 


1969 – NUbú Rei, virada gascona
1 téléchargement(s)

Virada gascona de J.-C. D., Audidor Enfiteoticari, Comandator Causit deth Orde dera Gran Caracòla.

Véritable portrait de Monsieuye Ubu
Véritable portrait de Monsieuye Ubu

Documents à télécharger ci-après :

Bonus audio en français, artistes non-identifiés.

(Traduction en gascon par Jean-Claude Dinguirard, auditeur emphytéotique, Commandeur de l’ordre de la Grande Gidouille.)

 

 

 

 


1984 – Simples réflexions sur « Le moyen de parvenir » de Béroalde de Verville
6 téléchargement(s)

François Brouard est-il Béroalde de Verville ?J.-C. Dinguirard date « Le Moyen de Parvenir » entre 1602 et 1611, puis présente des éléments de nature à remettre en cause son attribution au chanoine François Béroalde de Verville. Enfin, il souligne que le quatrain sur lequel s’ouvre « Le Moyen de Parvenir » pastiche le dernier quatrain de la franciade, de Ronsard.

 

Simples réflexions sur Le moyen de parvenir et sur son auteur, Revue Littératures, n° 9-10, ISSN 0563-9751, in Mélanges offerts au Professeur Fromilhague.

 

 

De Ronsard à Béroalde ?
De Ronsard à Béroalde ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Références secondaires


1983 – Étymologie du mot « Gadget », un emprunt de la langue britannique au gascon de Haute-Bigorre
2 téléchargement(s)

Simin Palay
Simin Palay

« Un gasconisme méconnu. Le dernier volume du Trésor de la Langue Française aura considérablement déçu le patriotisme local, dans nos régions, en méconnaissant les lointaines, mais pourtant évidentes origines gasconnes de l’anglicisme gadget : sur la foi du Petit Robert peut-être, mais en tout cas sans l’ombre d’une vraisemblance, on l’y ramène au français gâchette ! »

Extrait du Trésor de la Langue Française :

GADGET, subst. masc.
A.  Petit objet qui plaît plus par sa nouveauté et son originalité que par son utilité. Le gadget c’est le truc, le machin, le bidule : un objet qui ne vise à aucune recherche esthétique, qui ne prétend à nul service, qui ne sert à rien ou dont la fonction est si futile qu’on devine bien que sa création n’a pas été dictée par un besoin (Le Monde, 10 avr. 1966 ds GILB. 1971).
B.  P. ext. Solution miracle. Aucun gadget ne sera suffisant pour freiner le développement du chômage si nous ne soignons pas en même temps les conséquences apparentes et la cause du mal (L’Express, 24 avr. 1967 ds GILB. 1971).
Rem. Gadget peut servir de deuxième élément de subst. composé. Avion-gadget, robe-gadget (cf. GILB. 1971).
Prononc. : []. Étymol. et Hist. 1955 (Ch. Bruneau in Le Figaro litt., in Chroniques lang., I, 130 ds QUEM. DDL t. 4); 1962 des gadgets de luxe (L’Express, no 598, 44, ibid.). Angl. gadget « id. » attesté dep. 1886 (ds NED Suppl.) en usage dep. prob. 1870; d’orig. incertaine, peut-être à rapprocher du fr. gâchette*. Bbg. Gadgétomanie (La). Actual. terminol. 1975, t. 8, no 3, pp. 1-2. – GIRAUD (J.), PAMART (P.), RIVERAIN (J.) Mots ds le vent. Vie Lang. 1970, pp. 50-51.

« Je rappelle que les terres gasconnes, longtemps restées britanniques, ont enrichi l’anglais d’un petit contingent de mots. Pour celui qui nous occupe, il suffisait de consulter le dictionnaire de Simin Palay pour y trouver « gàdje (…) outil, ustensile, en Hts-Big. » (…) personne sans grande valeur. »

Gàdje-Simin-Palay
Gàdje-Simin-Palay p. 40 / 677

Jean-Claude Dinguirard. Via Domitia n° 30, 1983.

 


1983 – Les dates de la chronique d’Uzès
3 téléchargement(s)

La Chronique d'Uzes
La Chronique d’Uzes

« Anno Domini DCCLXXIX obiit Guillermus monachus, qui antea fueat comes » demande tout bonnement à être rectifiée Anno Domini DCCLXXIV

1983, J.-C. Dinguirard, Les dates de la chronique d’Uzes, Via Domitia 29, p. 145

 

 

 

 

 

 

 

 


1983 – Je parol françois, cours d’ancien français
4 téléchargement(s)

Ballade des pendus, Villon
Ballade des pendus, Villon

Je parol françois est un cours d’ancien français, qui comprend des exercices corrigés, des conseils méthodologiques et un premier lexique.

 

 

 

 

 

 

 

Références secondaires


1978 Fantomin et Lupinas
0 téléchargement(s)

Article sous pseudonyme Géo Vadieu


1982 – Glanées, Via Domitia n° 27
3 téléchargement(s)

Roman de renart, la pêche à la queue (BnF)
Alléché par l’odeur des anguilles grillées, Ysengrin vient frapper à la porte de Renart qui lui fait croire qu’il reçoit des moines. Le loup crédule se ferait bien moine pour en goûter lui aussi. Renart l’ébouillante sous le prétexte d’une nécessaire tonsure, puis le mène au trou creusé dans l’étang gelé où il l’assure avoir pêché le poisson. Un seau avait été laissé là. Renart le noue à la queue du loup et l’invite à pêcher sans bouger. Mais la queue se prend dans la glace ! Avec l’aube viennent des chasseurs qui se jettent sur le loup. Un coup d’épée maladroit lui tranche la queue. Ysengrin prendra la fuite sans demander son reste.

Glanée : Renart, Daduocas, Poindre sur le dart, joyeuses recherches de la langue tolosaine, Via Domitia n° 27, pp. 88-94.

Le texte des joyeuses recherches de la langue tolosaine est disponible en ligne sur le site de la Bibliothèque de l’Arsenal, Toulouse I

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


1982 – Heur et malheur d’une définition de la grammaire
1 téléchargement(s)

Heur et malheur d’une définition de la grammaire. Grammatica n° 8 (1980), pp. 1-8

 

 

 

Parmi les références bibliographiques de l’article, on trouvera en ligne :

Références secondaires


1982 – Chroniques et illustrations, Via Domitia n° 26
2 téléchargement(s)

Ex libris Dinguirard
Ex libris Dinguirard

Chroniques et illustration de Via Domitia n° 26

 

 

 

 

 


1983 – Récensions d’ouvrages
3 téléchargement(s)

Gonon, Marguerite
Gonon, Marguerite

Ce tapuscrit comporte plusieurs comptes rendus, publiés dans Via Domitia n° 29 :

  • GOSSEN, Th. et al., Französisches etymologisches wörterbuch, von W.F. Wartbuch, 143. Bâle, 1982
  • GONON, Marguerite, et al. Enfance en Forez, Feurs, 1982
  • BAYLON, Christian et FABRE, Paul. Les noms de lieux et de personnes. Nathan, 1982. Préface de Charles Camproux (l’ouvrage est disponible sur Gallica ici, l’introduction de Charles Camproux est à lire absolument)
  • MORLET, Marie-Thérèse et MULON, Marianne. Les études d’onomastique en France de 1938 à 1970. Paris 1981, Ed. SELAF, 294 pages.
  • FABRE-VASSAS, Claudine. Adrienne Soulié, couturière et conteuse à Saint-Couat d’Aude. Coll. Terre d’Aude n°12,  Atelier du Gué, Ed. Villelongue d’Aude. 1982, 132 p.
  • VIGNEAU Bernard, Lexique du gascon parlé dans le Bazadais. p.p. J. Boisgontier et J.B. Marquette. Les cahiers du Bazadais. Ed. Bazas, 1982. XVI + 346 pages.
  • GRISWARD Joël, Archéologie de l’épopée médiévale. Préface de G. Dumézil. Bibliothèque historique, Payot Ed. Paris, 1981, 382 pages.
  • ALVAREZ-PEREYRE, Franck. Ethnolinguistique : contributions théoriques et méthodologiques. Coll. LACITO Documents. SELAF, Paris, 1981. 314 pages.

 

J.H. Grisward, Archéologie de l'épopée médiévale
J.H. Grisward, Archéologie de l’épopée médiévale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Références secondaires


1982 – Compte-rendu : L’ours, l’autre de l’homme
0 téléchargement(s)

Dualité de natures - Jean de l'Ours
Dualité de natures – Jean de l’Ours

Compte-rendu : L’ours, l’autre de l’homme, n° 11 d’Etudes Mongoles (et sibériennes). Centre d’Etudes Mongoles, Université de Paris X.

Via Domitia n° 27, pp. 83-84.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


1982 – Compte rendu : Jeanine Fribourg, fêtes à Saragosse
0 téléchargement(s)

In memoriam Jeanine Fribourg
In memoriam Jeanine Fribourg

Compte rendu : J. Fribourg, Fêtes à Saragosse. Via Domitia n° 26, pp. 102-103

 

 

 

 

 

 

 

 


1982 – Compte rendu : Bens, Jacques. Ou. Li. Po. 1960 – 1963
1 téléchargement(s)

Oulipo
Oulipo

1981, J.-C. Dinguirard, CR Bens oulipopo 1960 1963, Via Domitia 26

 

 

 

 

 

 


1982 – Compte rendu : François George, Souvenirs de la maison Marx
0 téléchargement(s)

« Un spectre hante l’Europe… »

Compte-rendu : François George, Souvenirs de la maison Marx.

Via Domitia n° 26, pp. 99-100. Article signé Marin Levesque

 

 

 

 

 

 

 

 

 


1981 – Compte rendu : Théâtre populaire à Béziers : L’antiquité du triomphe de Besiers au jour de l’Ascension
0 téléchargement(s)

L'antiquité du Triomphe de Bésiers au jour de l'Ascension
L’antiquité du Triomphe de Bésiers au jour de l’Ascension

1983, J.-C. Dinguirard, Compte-rendu, Ph. Gardy, L’antiquité du triomphe de Besiers au jour de l’ascension. Annales du Midi n° 161, pp. 113-114

Compte rendu sur les huit pièce du théâtre de Caritats (de l’Ascension), dont les amours de la guimbarde.

Voir aussi :

 

 

 

 

 

 


1981 – Compte-rendu : P. Ourliac et M. Gilles, Les coutumes de l’Agenais
0 téléchargement(s)

Compte-rendu : P. Ourliac et M. Gilles, Les coutumes de l’Agenais, 2. Lengas n° 12, pp. 95-96.

(Voir, outre le livre dont il est ici rendu compte, le manuscrit numérisé des statuts et coutumes de l’Agenais)

 

 

 

 

 

 

 


1980 – Compte-rendu : Horst Steinmetz, Galloromanische Bezeichnungen für ‘betrunken/sich betrinken’, ‘Trunkenbold ‘
0 téléchargement(s)

Compte-rendu : Horst Steinmetz, Galloromanische Bezeichnungen für ‘betrunken/sich betrinken’, ‘ Trunkenbold ‘. Inaug. Diss., Bonn, 1978, 316 p. Revue de Linguistique Romane, n° 175-176.

 

 

 

 

 

 

 

 


1980 – Compte rendu : Lothar Wolf, Terminologische Untersuchungen zur Einführung des Buchdrucks im französischen sprachgebiet
0 téléchargement(s)

Compte-rendu : Lothar Wolf, Terminologische Untersuchungen zur Einführung des Buchdrucks im französischen sprachgebiet.
Revue de Linguistique Romane, n° 175-176, pp. 411-412

 

 

 

 

 


1980 – Compte-rendu : Q.I.M. Mok, Manuel pratique de morphologie d’ancien occitan
0 téléchargement(s)

Compte-rendu Q.I.M. Mok, Manuel pratique de morphologie d’ancien occitan. Revue de Linguistique Romane n° 175-176, pp. 418-419

 

 

 

 


1983 – Compte-rendu : X. Ravier, Atlas Linguistique et ethnographique du Languedoc vol. 2
2 téléchargement(s)

Compte rendu de l’Atlas Linguistique et ethnographique du Languedoc (Alloc) Volume 2.

Voir le CR du volume 1 ici

 

 

 

 

 

 

 

 

Références secondaires


1980 – Compte rendu : Alfred Jarry, Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien suivi de L’amour absolu, édition établie, présentée et annotée par Noël Arnaud et Henri Bordillon
0 téléchargement(s)

Dr Faustroll
Dr Faustroll, le dessin perdu d’Aubrey Beardsley d’après Gil

J.-C. Dinguirard est l’un des contributeurs aux commentaires des œuvres d’Alfred Jarry, notamment Ubu et Faustroll. Ses articles, parfois sous pseudonymes, sont parus dans les revues littérature et Europe. Ses commentaires, parmi ceux d’autres érudits, sont publiés pour Ubu Roi aux éditions Bordas, et pour Faustroll dans toutes les éditions commentées, jusqu’à la plus complète et la plus récente éditée par le Collège de ‘Pataphysique.

Le lien ci-après ne constitue donc qu’un mince aperçu de ce travail.

 

 

 

 

 

 

 

Références secondaires


1979 – Compte rendu : Michel Arrivé, la réduction de peine (Ma il diavolo lo sa), Spirali
0 téléchargement(s)

 

 

Compte rendu : Michel Arrivé, la réduction de peine, 1978.


1978 – Compte rendu : Ravier, Xavier. Atlas linguistique et ethnographique du Languedoc occidental, volume I
0 téléchargement(s)

Comptes rendus : Ravier (Xavier), Atlas linguistique et ethnographique du Languedoc occidental, volume I (cartes 1 à 264 plus trois cartes hors foliotage), Éditions du Centre National de la Recherche Scientifique, Paris, 1978.

Voir le CR du volume 2 ici

 

 

 


1978 – Compte-rendu : R. Penny, Estudio estructural del habla de Tudanca
0 téléchargement(s)

Compte-rendu : R. Penny, Estudio estructural del habla de Tudanca. Revue de Linguistique Romane, 1978, vol. 42 cahiers 167-168, p. 421.

 

 

 

 


1977 – Compte-rendu : G. de Granda, Estudios sobre un área dialectal hispanoamericana de población negra. Las tierras bajas occidentales de Colombia
0 téléchargement(s)

Compte-rendu : G. de Granda, Estudios sobre un área dialectal hispanoamericana de población negra. Las tierras bajas occidentales de Colombia. Revue de Linguistique Romane, n° 167-168, p. 469-470.

 

 

 

 


1975 – Comptes rendus, J. Aboucaya : A. Paraz, le Gala des vaches ; A. Martinet et H. Walter, Dictionnaire de la prononciation française dans son usage réel
2 téléchargement(s)

1975, J.-C. Dinguirard, Comptes rendus

  • Jacques ABOUCAYA, A. Paraz, le Gala des vaches
  • A. Martinet et H. Walter, Dictionnaire de la prononciation française dans son usage réel

 

 

 


1977 – Deux comptes rendus, M. Arrivé, Les remembrances d’un vieillard idiot (Grammatica & Art Press International)
0 téléchargement(s)

1977, J.-C. Dinguirard, Compte rendu M. Arrivé, Les remembrances d’un vieillard idiot, Grammatica n° 6, pp 77-78

et

Compte rendu sur les remembrances d’un vieillard idiot, Michel Arrivé.
Article paru dans Art Press International no 13, le 1er Décembre 1977, page 20.

 

 

 


1981 – Bibliographie des monographies consacrées au français régional du Midi
1 téléchargement(s)

Essai de bibliographie des monographies consacrées au français régional du Midi, et plus spécialement à celui de la Gascogne, surtout Pyrénéennes. Via Domitia n° 26, pp ; 87-96.

Cet inventaire qui concerne les Pyrénées gasconnes jusqu’à la fin du XIXe siècle, est enrichi d’extraits et traits saillants des ouvrages cités.

Si certains ouvrages mentionnés sont totalement absents sur internet, d’autres sont numérisés et disponibles en ligne :

  • 1756 – Pierre-Augustin Boissier de Sauvages, Dictionnaire languedocien-français : contenant un Recueil des principales fautes…

Volume 1 : A – G

Volume 2 : H-Z

Egalement cité, comme référence méthodologique :

Références secondaires


1973 – Compte-rendu M. Cami
2 téléchargement(s)

1973, J.-C. Dinguirard, Compte-rendu M. Cami, Œuvres, éditions M. Laclos. Grammatica n° 2, p. 132

 

 

 

 

 


1973 – Compte-rendu : F. Baby, La Guerre des Demoiselles en Ariège
3 téléchargement(s)

Compte-rendu : F. Baby, La Guerre des Demoiselles en Ariège. Revue de Comminges LXXXVI, pp. 89-91.

Note : pour Jean-Claude Dinguirard, François Baby est « l’homme au monde qui connait le mieux les vieux papiers de l’Ariège » (1978 &#8211; La désinence [-w] de la 5° personne en gascon, p. 33).

Avec l’aimable autorisation de la Société des Etudes de Comminges et de la BnF pour Gallica.

 

 

 


1970, CR La bibliothèque idéale des littératures d’évasion
0 téléchargement(s)

1970, J.-C. Dinguirard, la bibliothèque idéale des littératures d’évasion, magazine littéraire 37_ocr


Millardet, Georges. Le développement des phonèmes additionnels. Etudes de dialectologie landaise, 1910
2 téléchargement(s)

La mise en ligne de cet ouvrage, scanné par les excellents soins de Gyanbooks, est dédicacée au professeur Jean-Léo Léonard.

 

 

 

 

 

 

 


1976 – Les décrets de Pluviôse, an II
3 téléchargement(s)

Et si l’appât du gain avait accéléré la défaveur de certaines classes sociales envers le  » Patois  » ?

Les décrets de Pluviôse an II. Revue de Comminges, 1976, n°89-3, pp. 353-5.

Article mis en ligne avec l’aimable autorisation de la Société des Etudes de Comminges et de la BnF pour Gallica.

 

 

 

 


1981 – L’adjectif Panal : l’énigme persiste
3 téléchargement(s)

 Le Hall du Livre NANCY Les plus anciennes chartes en langue provençale ; recueil des pièces originales antérieures au XIII siècle

Les plus anciennes chartes en langue provençale ; recueil des pièces originales antérieures au XIII siècle. Cl. BRUNEL

Articles jumelés de André Soutou et Jean-Claude Dinguirard, sur l’unique trace écrite de « panal » comme adjectif.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


1981 – Gargantua, entre les Celtes et Lefranc
6 téléchargement(s)

Mme Gargantua par Daumier
Mme Gargantua par Daumier

1980, J.-C. Dinguirard, Gargantua entre les Celtes et Lefranc, Via Domitia 23.

L’auteur mène ici une enquête littéraire et linguistique sur les origines de Gargantua et ses liens avec les traditions populaires. Il montre qu’une pluralité de chroniques gargantuines ont précédé les Grandes et inestimables cronicques, qui n’est probablement pas l’édition originale, mais une édition revue et augmentée qui par inadvertance conserve la table des matières d’une édition antérieure puisqu’elle ne lui correspond pas.

L’auteur souligne ensuite le fait que les chroniques gargantuines se rattachent fort explicitement, par Merlin et par Artus, à la matière de Bretagne sans pour autant que celle-ci fasse apparemment état de Gargantua. Toutefois, il peut ne s’agir que d’un pur artefact de littérateur, comme cela s’est observé ailleurs.

L’auteur nous livre une analyse linguistique du nom « Gargantua », un nom d’origine occitane et qui n’a pu naître que dans une région où l’amuïssement de -t fut précoce : la Provence.

L’auteur enfin salue les travaux de la Société de Mythologie française, notamment ceux de H. Dontenville et du professeur Henri FROMAGE , qui ont mis au jour dans le légendaire gargantuin la présence d’une sorte de palimpseste rousselien grâce aux syllabes obsédantes Moul- et Borb- que l’on retrouve dans le nom même de Mulat-Barbe : le Gargantua de H. Dontenville se superposent tout à fait au Mulat-Barbe gédrois (et à Millaris, de Lesponne).

Si l’auteur conclue à l’improbable celtité de Gargantua mais se réjouir de l’existence de cette hypothèse, puisque « Métamythiquement parlant, la prolifération du sens est signe de vie et preuve de santé ».

Quelques liens et documents d’intérêt :

Parmi les références bibliographiques de cet article :

 

« Rabelais est-il mort ? Voicy encore un livre.

Non, sa meilleure part a repris ses esprits,

Pour nous faire présent de l’un de ses escrits

Qui le rend entre tous immortel et fait vivre.

Nature Quite »

Références secondaires




1980 – Meurtre à l’université
1 téléchargement(s)

Une nouvelle à énigme policière de Jean-Claude Dinguirard, membre correspondant de l’Ou.Li.Po.Po, écrite sous le pseudonyme de Jean-Louis Girard e parue dans la revue Aenigmatologie.

 

 

 

 


1979 – Chroniques, Via Domitia n° 22
1 téléchargement(s)

Nécrologie de Henri Polge, publication de Jacques Boisgontier, écho des deux tomes volumineux de Via Domitia dédiés à Jean Séguy.

 

 

 



1979 – Un lustre d’études lupiniennes / Five years of Lupinian studies
0 téléchargement(s)

Un lustre d’études lupiniennes, article de 1972 version anglaise dans Baker Street Miscellanea, 1979. Traduction avec introduction, par Anne Byerly.

Cet article constitue un excellent point d’entrée dans la lupinologie.

 

 

 

 



1978 – La revue Via Domitia et le Comminges
0 téléchargement(s)

Cet article présente la revue Via Domitia.

La revue Via Domitia et le Comminges, la revue de Comminges, n° 1978-2, p. 289.

 

 

 

 

 



1978 – Projet d’orthographe d’apparat – Brrhüsgë gd Ürrhghtücrrhigtph gd igtbigtrrhigt
11 téléchargement(s)

Le sujet de la réforme de l’orthographe a fait couler beaucoup d’encre. J.-C. Dinguirard propose ici un projet qui réconcilie réforme et préservation des formes spécifiques.

Ce projet date de l’époque de l’occultation du Cymbalum Pataphysicum : aucun article ne paraissait alors avec signature, mais sous l’égide d’une Sous-Commission, ici la Co-commission de Vêture.

La paternité de J.-C. Dinguirard est formellement révélée en 2020, page 59 de « Collège de ‘Pataphysique – Anthologie Pataphysique de l’Antiquité à nos jours », aux éditions du Sandre.

André Martinet, à qui J.-C. Dinguirard a communiqué son projet d’orthographe d’apparat, propose en retour dans une lettre de décembre 1978 de pousser l’exercice un cran plus loin en faisant varier la graphie de chaque phonème selon un rythme régulier.

 

 

 

 

Références secondaires


1974 – Comptes rendus J. Allières, J.-L. Fossat, F. Séguy, C. Costes, A. Castet, le Monde Alpin et Rhodanien
1 téléchargement(s)

1974, J.-C. Dinguirard, Comptes rendus

  • Compte-rendu : J. Allières, Atlas Linguistique et ethnographique de la Gascogne, volume 5. Via Domitia n° XVIII : 56-60.
  • Compte-rendu : J.-L. Fossat. Le marché du bétail. Via Domitia n° XVIII : 60-61.
  • Compte-rendu : Abbé CASTET, Proverbes du Biros. Via Domitia n° XVIII : 61-63.
  • Compte-rendu : Le Monde Alpin et Rhodanien. Via Domitia n° XVIII : 63-64.

 

 


1978 – Aux origines de la sémiologie
1 téléchargement(s)

Alphonse Costadeau, « professeur en Théologie de l’Ordre des FF. Prêcheurs » est l’auteur d’un Traité historique et critique des principaux signes qui servent à manifester les pensées, ou le commerce des esprits : 8 vol. in-12, Lyon, chez les Frères Bruyset, 1720 (2° éd.)…

 

 

 

 

 


1977 – Un linguiste maudit : Alcée Durrieux
4 téléchargement(s)

Alcée Durrieux est un linguiste gascon méconnu de la fin du XIX°. Il est ici question de son « Dictionnaire étymologique de la langue gasconne avec la racine celte ou grecque de chaque mot gascon suivi du mot latin et français, Auch, G. Foix, 1899-1901, 371 p.« , à contre-courant des idées linguistiques communément admises.

Si en première lecture, Alcée Durrieux présente les stigmates du crank selon Martin Gardner ou du fou littéraire selon Queneau, l’auteur (Jean-Claude Dinguirard) lui découvre aussi des intuitions, séduisantes, parfois troublantes voire en avance sur leur temps. Citons :

  • une poétique théorie des strats (I, pp. 20s), comme la claire conscience de l’écologie du langage (I, p. 14) ;
  • l’idée qu’une langue se caractérise mieux par la grammaire que par le lexique (I, pp. 64 et 152);
  • l’enrichissement de ses analyses linguistiques par l’étude ethnographique (I, p. 72 s.);
  • les prémisses de la glottochronologie (I, pp. 164, 171).

Si l’auteur qualifie de trompeur le titre de l’ouvrage d’Alcée Durrieux, c’est peut-être du fait que l’intérêt et les apports du livre résident davantage dans cette richesse, ce foisonnement prometteur, bien loin du périmètre d’étude limité que l’on peut s’attendre à trouver en tournant les pages d’un « dictionnaire étymologique », ici qui plus est pour une étymologie non-validée.

L’auteur de conclure par une réflexion dialectologique, en droite ligne de l’école de dialectologie toulousaine et de l’héritage intellectuel de Jean Séguy.

Références secondaires



Droit coutumier en Béarn

En 1906, dans « Nouvelle revue historique de droit français et étranger », E. Meynal propose une hypothèse de filiation entre Lo Codi (voir l’édition de Fitting et Suchier) et la loi des empereurs éditée par Jacques Rogé en 1905 dans Textes additionnels aux anciens Fors de Béarn.

Soulignons le mot de la fin de E. Meynal : « (…) l’hypothèse peut être un procédé fort légitime d’investigation pourvu qu’on en fasse bien ressortir toute l’incertitude actuelle. » , qui est en droite ligne avec l’épistémologie de l’école de dialectologie romane de Toulouse, J.-C. Dinguirard comme en répons huit décennies plus tard dans son « épopée perdue de l’occitan » précisait « convaincu que je suis que le progrès naît de la multiplication des hypothèses ».

 


BROCK, Beau. Les origines d’une confusion identitaire : le cas du gascon, thèse. BA, The University of Wisconsin-La Crosse
2 téléchargement(s)

Sommaire :

  • Les langues régionales en Europe
  • Les origines des gascons
  • La nation gasconne
  • Qu’est-ce que le gascon ?
  • De la mort d’Henri IV
  • La Révolution et la renaissance régionale
  • Le présent
  • Conclusion
  • Bibliographie
  • Recueil des textes en gascon et en béarnais
  • Annexes :
    • 1355, lettre écrite par Jean de Mauléon a son seigneur
    • 1220, un extrait des fors du Beam
    • un poème de Pey de Garros, selon l’orthographe originelle
    • Déclaration des droits de l’Homme en gascon (également en ligne ici)
    • 1951, Loi Deixonne

 





1981 Samaran, Charles. Un manuscrit de St Orens d’Auch
0 téléchargement(s)

1981 Samaran, Charles. Un manuscrit de St Orens d’Auch

Bulletin de la Société archéologique, historique littéraire & scientifique du Gers, Auch, 1981-04, pp. 159-160

 


Philps, Dennis. Balagueres Bethmale Biros Problematique d une recherche dialectometrique en zone pyreneenne ariegeoise
0 téléchargement(s)




1979 – Galoureau
0 téléchargement(s)

Étymologie de « Galoureau », avec Sorel et Béroalde de Verville.

 

 

 

 

 


1976 – Memento de linguistique française
3 téléchargement(s)

1976, C. Costes, J.-C. Dinguirard, R. Garrette, C. Vigneau, Memento de linguistique française, Université Toulouse le Mirail, 77p

 

 

 

 

 

 


1975 – Raymond Roussel
12 téléchargement(s)

Pour le texte de Roussel… par Jean-Claude Dinguirard.

1975-J.-C.-Dinguirard-Sur-une-note-de-Raymond-Roussel-dans-Nouvelles-impressions-dAfrique-Grammatica-IV-pp.-81-89-1

1975, Dinguirard, J.-C. Archéologie roussellienne le fédéral à semen-contra, actes du premier colloque de linguistique périphériscopique

Anecdotes :

Jean Ferry s’est vu refuser en 1952, un article par la revue « Arts » au prétexte du trop grand nombre de références à Raymond Roussel (Cf. Jean Ferry, Une étude sur Raymond Roussel, Arcanes, 1953, p. 214).

En 1967, Jean-Claude Dinguirard enseignait en classe de 6° au collège de Valence d’Agen et ses élèves travaillaient sur les données des Boucles du petit sentier. Il a fallu expliquer à l’inspecteur Pédagogique Régional, Monsieur P., qui était Raymond Roussel dont il n’avait alors jamais entendu parler.

 

Références secondaires


1979 – Erotica Verba chez Maynard
0 téléchargement(s)

Etude du vocabulaire érotique chez Maynard. Une commande du professeur J.P. Lassalle.

 

 

 

Références secondaires


1975 – Où Lautréamont plagie Buffon
3 téléchargement(s)

Aujourd’hui bien documenté, cet article de 1975 met en lumière un des plagiats de Buffon par Lautréamont.

 

1975, J.-C. Dinguirard, Où Lautreamont plagie Buffon, tapuscrit

 

 

 


1973 – Nécrologie de Jean Séguy (1914 – 1973)
5 téléchargement(s)

Jean Séguy a marqué durablement la mémoire de ses élèves, de ses disciples et de ses collègues.

Avec l’aimable autorisation de la Société des Etudes de Comminges et de la BnF Pour Gallica.

 

 

 

 



1972 – De quelques tendances dans la répartition des suffixes ethniques -ais et -ois
2 téléchargement(s)

Les deux suffixes -ais et -ois sont les variantes d’un morphème unique. Leur répartition ici analysée de manière quantitative, n’est – très probablement – pas aléatoire. Plusieurs hypothèses sont proposées.

Mots clé : phonétique ; phonologie ; morphologie ; ethnolinguistique ; étiologie ; linguistique ; ethnolinguistique

 

 

 

 

Références secondaires


1969 – Petit lexique de terminologie linguistique
0 téléchargement(s)

1969, Petit lexique de terminologie linguistique, Université de Toulouse

 

 

 

 


1980 – Pour une sémantique du silence
7 téléchargement(s)

Le Dr Faustroll, Panmuphle et Bosse de Nage à bord de l'as, Dessin de Gil
Le Dr Faustroll, Panmuphle et Bosse de Nage à bord de l’as, Dessin de Gil

Un tel titre se passe forcément de commentaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Références secondaires


1979 – Les constantes du sens
5 téléchargement(s)

1979, J.-C. Dinguirard, Les constantes du sens, cahiers du CISL n° 1, pp. 9-30

 

 

 

 

 


1966- Esquisse d’une sémantique du ha-ha
2 téléchargement(s)

Faustroll goutte d'eau, Dessin de Gil, Rt.
Faustroll goutte d’eau, Dessin de Gil, Rt.

Dessins de J.-C. Dinguirard - Faustroll Eveque marin Mensonger Panmuphle Bosse de Nage

Dessins de J.-C. Dinguirard – Faustroll Evêque marin Mensonger Panmuphle Bosse de Nage

Dessins de J.-C. Dinguirard - Faustroll Eveque marin Mensonger
Chapitre BOIRE – Faustroll Eveque marin Mensonger
Dessins de J.-C. Dinguirard – Faustroll Eveque marin Mensonger

1966, J.-C. Dinguirard, Esquisse d’une sémantique du ha-ha, Bulletin de la Faculté de Catachimie réed. Monitoires n°4 pp 26-31

Voir aussi Pour une sémantique du silence


1970-1983 Carte des langues du Caucase
NaN téléchargement(s)

Carte offerte et probablement réalisée par Jacques Allières.


Daugé, Césaire – Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons et autres articles
1 téléchargement(s)

Le fichier de 300 pages proposé dans cet article-ressource compile « Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons ». Le tableau ci-après inventorie et pointe vers les bulletins de la société de Borda qui publient l’abbé Césaire Daugé et qui sont disponibles sur Gallica.

TITRE ANNÉE
Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons. (50 pages) 1913
Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons (suite). pp. 35-68 ; pp. 141-167 ; pp.221-296 1914
Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons (suite). pp. 375-438 ; pp. 509-548 ; pp. 375-390 ; pp. 391-438 ; pp. 509-548 1915
Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons (suite). pp. 145-160

Félix Arnaudin. pp. 1-5

1922
Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons (suite). pp. 1-18 ; pp.45-61 ; pp.93-110 ; pp. 159-174 ; 1923
Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp. 1-16 ; pp. 85-101 ; pp. 121-137 ; pp. 189-205 ; 1924
Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp.1-17 ; pp.53-69 ; pp. 105-109 ; pp. 113-115pp. 117-133 ; pp. 223-239 1925
Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp. 1-17 ; pp. 53-69 1926
Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp. 12-28 ; pp. 88-104 ; pp. 12-88 ; pp. 25-sqq ; pp. 245-261 

Une villa gallo-romaine à Masseube, Gers.

1927
Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp. 27-42 ; pp. 103-120 ; pp. 197-212 ; pp.27 103 94 245 ; pp. 246-261

La crouts d’AVNOV

1928
La reconnaissance à Bégaar au XVIIIe siècle

Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp. 25-40 ; pp. 98-113 ; pp. 174-190 ; pp.230-245

1929
Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp. 33-48 ; pp. 80-96 

Clocher de Brocas

1930
Le trésor de Sames (Basses Pyrénées). 1923
Les Lahire Vignoles sont de Préchacq-les bains

La Dot de Marguerite Duboscq, première novice de Ste Claire à Tartas, 1638. P. 1925.

1925
Procès verbal de la convocation des Trois Etats de la Sénéchaussée des Lannes à Dax (1649). 1913

 


1962, Annales de l’école nationale des eaux et forêts – Froidour en Comminges
1 téléchargement(s)

Sous Colbert, pour alimenter la Marine Royale.


Lupin, Fantomas, Jarry… Du premier Régent de Thermosophie
0 téléchargement(s)

La 'Pataphysique est la science par Gil
La ‘Pataphysique est la science par Gil

L’ensemble des articles de Jean-Claude Dinguirard, Régent de Thermosophie, publiés et parfois réédités par le collège de ‘Pataphysique de 1966 à 1987 (voire au-delà) peuvent être achetés en ligne sur le site du Dr Faustroll, qui propose bien d’autres remèdes à la platitude et aux généralités. L’Organographe n° 27 en particulier, est dédié au Régent à titre posthume. Quelques articles seulement sont proposés sur ce site, identifiables par le tag « Pataphysique ».

 

 

 

 

Ubu résiste au cubisme

Ubu résistant au cubisme.      Source : Ubu ibère, L’Ymagier du Père Ubu, p. 22.

Ex libris Dinguirard

Ex libris Dinguirard : une gravure d’évêque marin – voir notre article publié sur Wikipédia. Ce choix ne doit rien au hasard. L’évêque marin est mentionné pour la première fois en 1517 dans les Dieviesekroniek ou Chroniques des Pays-Bas, par Cornelius Aurelius, puis importé en France en 1554 par Guillaume Rondelet, naturaliste occitan de renom. C’est à lui que cette créature légendaire doit d’avoir inspiré de nombreux scientifiques parmi lesquels Belon, Gesner, Aldrovandi et Ambroise Paré ; les géographes d’un monde méconnu ; des cléricaux, parmi lesquels figurent Henri de Sponde, Georges Fournier ou encore les pères de Trévoux ; des auteurs littéraires enfin tels que du Bartas, Heyns, Nerval, Alfred Jarry bien sûr mais aussi après lui, Anatole France et Marguerite Yourcenar.

Jean-Claude Dinguirard signe ainsi plusieurs articles sous le pseudonyme Marin Levesque (ou M.L.), dans les revues Via Domitia et Europe.

Nota : le poisson-moine est un lui aussi un de ces êtres marins dont l’apparence a été comparée aux moines terrestres. Les lecteurs de Via Domitia en ont vu une gravure dans le 2ème numéro de 1982, page 48.

 


1966, Dinguirard, J.-C. Discours lors de la distribution des prix au CES de Valence d Agen
1 téléchargement(s)

Le loisir est le propre de l’homme.

Vagabondage historique et philologique autour des notions de travail et de repos, ainsi que de leurs valeurs relatives. Pour le plaisir du texte, et de la citation finale du Docteur Sandomir : « Les vacances sont un Devoir : et même le Devoir ».

« Ce n’est pas tant la quantité de savoir qui importe, que la part que vous lui donnez en vous (…) un peu de savoir et beaucoup d’esprit, beaucoup d’activité de l’esprit ».


BLADE, Jean-François
0 téléchargement(s)

  • 1883, Bladé, J.-F., quatorze superstitions populaires de la Gascogne
  • 1881, Bladé, J.-F., seize superstitions populaires de la Gascogne

Abbé DAMBIELLE, Honoré
0 téléchargement(s)

 


Georges OUSSET, libraire, La bible d’or 22 rue du Taur.
0 téléchargement(s)

Georges accueillait chaque impétrant comme une Sybille reçoit le suppliant. Tout en douceur, il vous désarme, vous met à nu et vous oriente. Et comme face à un oracle, on est libre de refuser ou d’accepter, même si cela ne change rien. Il ne lisait pas Le Monde, qui sans rancune lui consacre un bel hommage.

Georges était un tempérament. Un sacré tempérament. Un tempérament de résistant, le courage de dire, le refus de fléchir et le tout, avec beaucoup de douceur. Une douceur qui désarme tandis que le verbe est parfois incisif.

Pour s’en convaincre, on se délectera de son interview – paradoxalement à la suite de celle de M. Bezagu, librairie Castella – parue au Magazine Littéraire n°76 de mai 1973, page 42, où il déclare au journaliste J.-J. Brochier « (…) il y a au moins dix ans que je n’ai pas ouvert un journal littéraire. Les plus gros impairs que j’ai commis de ma carrière, c’est lorsque je lisais des journaux littéraires (…) je répétais ce que disaient les critiques et je disais d’énormes bêtises. »

Christian Authier écrit à son sujet : « Certains lieux sont indissociables de la personne qui l’anime. Ce fut le cas avec La Bible d’Or, librairie sise au 22 de la rue du Taur à Toulouse, que Georges Ousset tint des années cinquante jusqu’au début des années 2000 avant sa disparition en 2003. Plusieurs générations de toulousains ont appris à lire grâce à lui et la mémoire de ce passeur est encore vivace. On croisait dans cette minuscule échoppe, où un geste distrait pouvait faire tomber une pile de livres en équilibre, des universitaires, des érudits locaux, des étudiants et surtout toute une faune d’originaux venant converser avec le maître des lieux.

Car La Bible d’Or tenait autant de la librairie que du salon littéraire et du cabinet de curiosités. La renommée de l’endroit et de son propriétaire dépassa rapidement les murs de la ville. Outre ses amis écrivains vivant à Toulouse (José Cabanis, Kléber Haedens, Bernard Maris), Georges Ousset recevait souvent la visite de ceux attirés par la réputation de ce libraire hors du commun. Quand il n’aimait pas leurs livres, il faisait semblant de ne pas les reconnaître… Nous ne citerons pas les noms. Ce n’était pas le cas lorsque Roger Nimier passait la porte.

Si « Monsieur Ousset » – comme on l’appelait souvent dans un mélange de respect et d’affection – aimait les Hussards, André Fraigneau, Aragon, Abellio, Jules Renard, Dumas, Balzac ou Bernanos, les maîtres de la Série Noire n’avaient pas de secrets pour lui et il restait attentif aux nouveaux talents. Impossible à propos de son Panthéon littéraire de ne pas évoquer Le Maître et Marguerite de Boulgakov dont il se fit l’inlassable passeur au point d’en écouler des milliers d’exemplaires au fil des ans.

Quand on entrait dans La Bible d’Or, il n’était pas rare d’en sortir avec un tout autre livre que celui que l’on était venu chercher. « Comment ? Vous n’avez pas lu cela ? », lançait en levant les yeux au ciel. D’autres fois, il vous glissait précautionneusement entre les mains un James Hadley Chase tel un talisman en chuchotant : « Vous le paierez si le livre vous plait… ». Il y avait de l’acteur chez cet homme qui prenait des mines faussement effarouchées pendant qu’il distillait quelques insolences. Monsieur Ousset ressemblait à un moine qui aurait été défroqué pour avoir trop fréquenté ce l’on appelait « l’enfer » des bibliothèques. Cependant, La Bible d’Or avait tout d’un petit paradis. C’était un lieu de mémoire et de partage, hors du temps et par là même assez éternel. »

Lire aussi l‘article de Christian Laborde.

Comme on pouvait s’y attendre, sa bibliothèque contenait des trésors : le livre d’heures de la Vierge à l’usage de Toulouse, préempté par la bibliothèque municipale de la ville et espérons-le, prochainement en ligne.

Références secondaires


1974. FOSSAT, J.-L. Contribution à l’étude de l’expression du vent d’Autan en domaine linguistique occitan
1 téléchargement(s)

Pour un linguiste réaliste de l’école toulousaine de dialectologie, l’analyse du signifié Autan passe par la méthode de la géographie linguistique : lecture de cartes où figure le signifiant Autan. Sur les tables de dépouillement des faits linguistiques est pratiquée une série de mesures qui ont pour objectif d’apprécier la distance linguistique qui sépare les unités ponctuelles des cartes linguistiques où figure le signifiant-signifié Autan: typologie des bases lexicales (c’est-à-dire état des faits linguistiques bruts) — typologie sémantique, car le signifiant-signifié Autan n’est pas univoque.
Cette analyse est pratiquée sur la base des données des Atlas linguistiques de la Gascogne, du Massif Central et du Lyonnais; ainsi que sur des sondages opérés dans Y Atias linguistique du languedocien occidental, en cours d’élaboration.

Dans sa conclusion, l’auteur réaffirme par une référence implicite à l’Ars difficillimma nesciendi son allégeance à l’école de dialectologie toulousaine fondée par Jean Séguy : « Certaines de ces formations ne sont pas d’interprétation facile : pourquoi Autan blanc ~ noir? Pourquoi Autan mâle? Pourquoi le masculin Autan est-il devenu féminin — à condition que le problème se pose en ces termes? Les virtuoses ne manquent pas pour répondre à ces questions; mais là n’est pas pour nous le problème; car pour nous, ce qui compte, ce n’est pas l’inutile et nuisible virtuosité, mais les opérations manuelles sur ce que dit, dans sa langue vivante, le peuple occitan. »



Bibliographie occitane d’ouvrages non trouvés en ligne au 29.09.2020

Par dépositaire de l’ouvrage – du moins nanti au plus fourni – puis par date de publication croissante. Au fil des numérisations, cette liste diminue tandis que la bibliographie de liens s’enrichit.

[*] : numérisation demandée.

Bibliothèque Mazarine à Paris

  • 1551, du Poey, Léonard. De Collegio auscitano Bernardi Podij lucensis carmen ad posteritatem. Ejusdem aliquot epigrammata

A découvrir

Bibliothèque du Land de Bavière

  • 1900, Mistral, Frederic. Gedichte von Frederi [sic!] Mistral. Aus dem Provençalischen übertragen und mit einer Einleitung versehen von F. Steinitz. Nebst dem Bilde des Dichters

Bibliothèque de l’Université Humboldt (Berlin)

  • [sous droits d’auteur] 1913 Bernadeto : pouëmi pastourau ; tèste gascou, traduccion francesco ded autou = Bernadette  par Yérda, Filadèlfa de

Bibliothèque Universitaire de Berne

  • [sous droits d’auteur] 1979, Larade, Bertrand. La Margalide gascoue
    • Les deux dernières rééditions de l’édition princeps (1604) ou de celle ultérieure placent ce texte sous copyright : celle du CIRDOC en 1979 et celle de JF Courouau en 2000

 

BnF

  • [*] 1888, Donnadieu, Frédéric. La naissenso del rei en jaume premiè brinde pourtat Lou 1è mai MDCCCLXXXVII

University Library Salzburg

  • 1926, Bruchstücke des provenzalischen Versromans Flamenca = Roman de Flamenca
  • 1926, …d’aqueli dóu calèn doui manada d’istorurieta en prosa nicarda
  • 1930, Jous l’Casque poezias occitanas emd traduciu en frances d’oui = Sous le Casque : poésies occitanes avec leur traduction en français d’oui
  • 1934, Lyrische Auswahl aus der Felibredichtung (Salzburg ; Regensburg ; Tyrol)
  • 1939, Dos farcejadas
  • 1940, Jous’l soulelh dèus troubadours = Sous le soleil des troubadours

 

Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg

  • [EOD] Francès Petrarco (18-19-20 de juliet 1874) Raport segui dóu par Aubanel, Théodore 1829-1886
  • [BnF] 1811, La Nayade de la Houn de Bourdeu, a las Aïgues-Bounes, poème bearnez dap sa traduction en francez ; seguit de notes d’u bieil medeci. ou La Nayade de la Fontaine de Bordeu, aux Eaux… par Meinier, Dr. Buget, J-M. Plous é Ris Poésies
  • [EOD] 1840, La Counvercien de Chichois lettro à Barthélémy par Bénédit, Gustave 1802-1870
  • [livre introuvable, disparu des rayons de la BNU] 1847, L’Ormari de Bussac. Pouème en 3 paouzos… par X.
  • [EOD] 1853, Leis cigalos romances, chansons et noëls en vers provençaux par Bourrelly, Marius 1820-1896
  • [BnF] 1868, Nouvé, pastouralo en 3 ates, mesclado de chant su d’air couneissu et autre, coumpousado per Marcelin Giraud
  • [EOD] 1870, Lou flasquet de Mèste Miqueu recuei di cansoun prouvençalo de par Turmel, Joseph 1859-1943
  • [EOD] 1872, A la Franço, ma maire, a ma noblo patrio par Sans, Antoine-Junior 1820-1905
  • [EOD] 1875, Discours de Teodor Aubanel, Presidént di Jo Flourau tengu en Avignoun pèr lou centenari cinquen de (Strasbourg ; Bâle ; Vienne)
  • [BNU ; BnF] 1877, Pichoun Oufici de l’Inmaculado Councepcien de la vièrgi Mario, adouba de la man de l’abat A. Bayle … Se l’es apoundu lou Credo, lei Letanié de la Viergi, lou Salve Regina e lou M…par Bayle, Antoine
  • 1882, La marsiheso pouèmo-dramatique prouvençau en 3 ate par Astruc, Louis
  • [EOD] 1884, Parlamen tengu davans la court d’amour de Mont-Pelié lou 14 de mai 1883 em uno versioun franceso
  • [EOD] 1885, Chabaneau, Camille. Origine et établissement de l’Académie des Jeux Floraux extraits du manuscrit inédit des Leys d’Amors (également à la BU de Strasbourg et à la Bibl. Royale du Danemark)
  • 1887, Gaut, J.-B. La Bén-vengudo, mistéri en très ate en vers provençau
  • 1891, Gras, Félix. Discours de Félix Gras, Capoulié dóu felibrige i Jo Flourau de Carpentras 15 de setèmbre 1891
  • [EOD] 1900, 1899,  Roque-Ferrier, Alphonse. Armanac mount-pelieirenc per l’annada 1900 (Strasbourg ; Tyrol)
  • [EOD] 1899, Marrel, Edouard. Lou gàngui pouèmo dedica i pescadou dóu Grau 
  • [BnF] 1904, Branchet, Léon. Chansons populaires du Limousin
  • [sous droits d’auteur] 1910, Millardet, Georges. Recueil de textes des anciens dialectes landais avec une introduction grammaticale des traductions en dialectes modernes, un glossaire et une table des noms de lieux et de personne (Strasbourg ; Suède ; Uppsala)
  • 1912, D’Uxellodunum à Martel Discours et allocutions à la cérémonie commémorative du Puy d’Ussolu, à la réception des Félibres à Martel et à la « Taulada » de la XVIIe fête de l’Eglantine
  • [sous droits d’auteur] 1913, Långfors, Arthur 1881-1959. Ozil de Cadars. Le troubadour Ozil de Cadars (Strasbourg ; Kungliga en Suède)
  • 1925, Poésies françaises et provençales de Jean-Henri Fabre avec musique de l’auteur (Strasbourg ; Salzburg)

 

Réseau des Bibliothèques des Universités de Toulouse et Midi-Pyrénées – Numérisation en cours par le SICD

  • 1612, Recueil de toutes les pièces gasconnes et françaises, récitées à l’Académie des Jeux Floraux de Toulouse par Dominique Dugay, de Lavardens. 
  • 1735, Receüil de prières instructions et cantiques pour les missions.
  • 1793, Les aventures de messire Anselme, chevalier des loix. Seconde édition. Tome premier [quatrième]. par Hourcastremé, Pierre, 1742-1815
  • 1793, Couplets dédiés a la propagande revolutionnaire. (Toulouse ; Strasbourg)
  • 1821, Catéchisme pour le diocèse d’Auch. Nouvelle édition, revue, corrigée et imprimée par l’ordre de Mgr. l’illustrissime et révérentissime Jean-François de Montillet, archevêq…
  • 1826, Grammaire française expliquée au moyen de la langue provençale ou Nouvelle méthode par Duclos, Gabriel-Victor.
  • 1829, Lou trioumphé de la Maniclo ; suivido de la cérémounié de la réceptien d’un cordounié par Blanc, François.
  • 1832, Ensaj en formo de dialogo sul las Lengos en general e lours prencipalos attribucius par Barbe, Paul,
    • Une autre publication en 1873
  • 1833, Noubelle pastourale bearneze.
  • 1835, Le Passe-temps par Benazet, Olympe (également à la B.U. de Strasbourg)
  • 1835, Fables, contes et historiettes en vers provençaux Par Reymonenq, Eusèbe
  • 1838, Odo sur l’Inouguration dé la statuo dé Riquet dé Bounrépaous, créatou dal Canal dé laś dos Mars, présentado al Concours oubèrt pèr la Souciétat archéologiquo dé Béziès, qu’-agert loc in octobré 1838, pèr un Habitant dé Carcassouno.
  • 1838, Dialogue entré Moussu Matheü, l’électou, y Jean de Mingeguannas, lou bouhémi par Navarrot, Xavier, 1799-1862
  • 1839, Oeuvres de Pierre Rousset par Rousset, Pierre (également à la B.U. de Strasbourg)
  • 1840, Julito et Pierrou par Fromen, Jean, 1809-1880
  • 1840, Galtier, A. Noémi : pouèmo tirat dé la Biblo , pér A. Galtier. Éditeur : Castannaoudarry : impr. de L. Groc , 1840. Description : In-8° , 43 p.
  • 1841, [Recueil de Noels occitans] par Goudelin, Pierre, 1580-1649.
  • 1842, Recueil de Noëls patois et français.
  • 1844, Le Ritou Cambo-Fi : pouemo en sieis cants par Daguillon
  • 1844, Épitré à Jousep ou L’espital par Bincéns, Jean Jounel
  • 1846, La balotcho del barri de Sent-Subra par Vestrepain, Louis, 1809-1865
  • 1848, Las pasquos d’uno Bierjo martyro par Daveau, Dominique, 1804-1870
  • 1848, Jean qué plouro et Jean qué ris : dialogue de circonstance en vers provençaux par le Citoyen Aug. Deidier, de Vaucluse Marseille : Typ. Barlatier-Feissat et Demonchy
  • 1851, Libertés et coutumes de la ville de Limoux
  • 1853, La Carretto di chin, ou la Plainto de Milord en favou de sis camarados et lis regrets de sis mestressos.
  • 1853, Miettos doou bouan pan de la paraoulo de Diou, Pierre Bellot
  • 1853, Noulet, Jean-Baptiste. De la prétendue pléiade toulousaine, ou réfutation de ce qui a été récemment imaginé dans le but d’établir l’existence d’une société littéraire de dames, à Toulouse
  • 1854, Satiro sul Crédi founcié, a l’oucasiou d’uno passéjado al Poun-Rougé lou premiè jour dé Carémo : per Junior Sans, emprimur. par Sans, Junior, 1820-1905
  • 1855, L’Athénée de Provence, recueil de morceaux poétiques et littéraires en français et en provençal
  • 1857, Bouedo-pochos e Tracassié : ou Et usurié deouant era justiço de pax de Mourrejaou par Cazaux, Jacques, 1816-1894?
  • 1860, Estréos d’et Permé d’et an par Pecondom, coiffeur à Bagnères.
  • 1862, Les Macarienes par Girardeau, abbé, 1700-1771. (également à la B.U. de Strasbourg)
  • 1862, E tourna mai… las fennos ! : satiro III par Sans, Junior, 1820-1905.
  • 1863, Marcel lou coumpagnou : scèno dé l’Aigat dé 1861 par Alibert, J.-L.
  • 1863, Poésies gasconnes par l’abbé Champmas. prêtre du diocèse d’Agen. par Champmas, Xavier-Laurent, 1764-1832.
  • 1864, Lons tuquiés d’eripio par Sans, Junior, 1820-1905
  • 1866, Les balivernes de Maître Jean par Roudier, Jean, 1953
    • Autre publication en 1867
  • 1866, Les Fastes de Toulouse : trilogie nationale par Marcel-Briol, ….-1866
  • 1868, Pouésios patouesos par Vissiéro, Jean
  • 1869, Gygès ou L’enfant du désert par Cocural, François-Joseph, 1808-1878
  • 1869, Li nouvè par Peyrol, Antoine, 1709-1779
  • 1869, Poèzios patouèzos par Prache, Honoré
  • 1869, Las farços de Bidal, le musicién d’Issel
  • 1870, Betelen pouèmo en nouvè prouvençau de l’abat Lambert. Obro poustumo avec une introduction par G. Bouffier par Lambert, Louis Siméon (également à la B.U. de Strasbourg et Upssala University)
  • 1870, Li nouvè de Micoulau Saboly e di felibre par Saboly, Nicolas, 1614-1675
  • 1871, Las haunous de Gastou-Phébus, poème béarnais… précédé d’une notice historique sur Gaston-Phébus, comte de Foix, seigneur souverain de Béarn par Bataille, Guillaume de,
  • 1872, La comtesse de Montignac : poème humouristique en patois périgourdin par Clédat, Jules.
  • 1872, Montel, Achille. Archives de Montpellier (également à la bibliothèque universitaire de Regensburg)
  • 1872, Cansous d’éd campanè d’Aspet
  • 1873, Barbe, Paul. Ensaj en formo de dialogo sul las lengos en general et lours prencipalos attribucius
  • 1873, Lavergne, Bernard. Lou 24 maï racountat as paysans
  • 1873, Mous farinals par Castela, Jean, 1828-1907
    • L’édition de 1850 est à la bibliothèque universitaire de Salzburg
  • 1874, Te Igitur
  • 1875, Revel, M. Un passo-tens.
  • 1875, Lavergne, Bernard. As paysans : lou récensomén dés tsabals lous homès dé la réserbo cal un goubernomén
  • 1876, Guérin, Pierre (Dom). Poésies de Dom Guérin (de Nant). (également à la B.U. de Strasbourg)
  • 1877, Poésies patoises par Vernhet, Pierre, 1806-1878
  • 1877, Cazes, Jacques. Respounsos del Jaquou a Moussu Mountagné sur las dos escarmouchos mésos al Messatgé
  • 1878, Douladoure. Prosodia latina
  • 1878, La font putanelle ; ou Jacques Coeur à Montpellier ; [suivi de] Que i’a de nòu ? par Guiraud, Auguste, 1778-1849.
  • 1879, Lous jardignès d’én Pradariè. par Félix, Paul.
  • 1879, Recueil de poésies patoises par Cazaux, Jacques
  • 1879, Mistral a Toulouso : felibrejado del dimentje 4 de mai 1879. par Mistral, Frédéric, 1830-1914.
  • 1880, La camisardo : dramo en 4 ato et en vers par Gaussen, Pau
  • 1880, Lous Cantéts dé Patrachot éscloupé è fabrican dé coumpléntos
  • 1880, De la Rénovation littéraire en Provence par Dorieux, Gustave
  • 1881, Fantesios et loisirs d’un médecin de la Lomagne par Cassaignau, B. 1881 (également à la B.U. de Strasbourg)
  • 1881, Festo de Calderon. Espagno e Franço remembranço histourico : per un felibre toulousenc. par Deloncle, 18..-18.
  • 1882, Li risènt de l’alzoun par Goirand, Léontine, 1853-1933.
  • 1882, Un amour par Lieutaud, Victor, 1844-1926
  • 1882, Ma garbeto de Nouvè e mi pastrihouno par Xavier de Fourvières, 1853-1912
  • 1882, Delille, François. Le mariage d’un félibre
  • 1882, Savignan. Grammaire provençale (sous-dialecte Rhodanien) : précis historique de la langue d’Oc ; parties du discours pour les sous-dialectes marseillais, cévenol et montpelliérain ; nouvelle… (également à la BU de Strasbourg, Uppsala, Humboldt (Berlin) et Berne)
  • 1883, Gras, Félix. La roumanço de Madaleno
  • 1883, Clairac e si vesprado par Xavier de Fourvières, 1853-1912
  • 1883, Cassaignau, poète gascon par Cazaubon, Léonce, 18.
  • La Limousina : Deuzieme libre de chansou en potouei limousi nimai en francei par Mazabraud, Joseph, Simon, 1816-1898.
  • 1883, Narcisso. par Peyrusse, Adam, 1823-1901
  • 1884, Astruc, Louis. Li cacìo. (également à Masaryk University, Faculty of Arts)
  • 1884, Aubanel, Théodore. Lou castelas
  • 1884, Lo pousco d’or, Courchinoux, Francis
  • 1884, Pagès, Adrien. Cot’ de floïtos é cot’ d’estuflols
  • 1884, Brunet, Jean. Etude de moeurs provençales par les proverbes et les dictons
  • 1885, Marquez, Léopold. Histouèro de Franço en bèrs gascous
  • 1885, Lou premier cant de l’Illiado
  • 1885, Souvenirs de Chantilly
  • 1886, Paraphrase des litanies en vers provençaux (également à Strasbourg)
  • 1886, Malignon, Célestin. Nosto-Damo de Lourdo
  • 1886, Caussou, Arthur. Moussu lé duc dé Roquelauro del Quérigut : 1615-1683 (également à l’université de Salzburg)
  • 1887, Peyrol, antoine. Li Nouvè
  • 1672, 1888, Coutumes de la ville d’Ax-sur-Ariège 1241-1391-1672 (également à Strasbourg et à la Bib. Nat. de Rép. Tchèque)
  • 1888, Flous del mietjoun amassados dins naou departomens
  • 1888, Jantil è Tountounéto par Rouquet, J.-B.
  • 1888, Boui-abaisso, par Thumin, Auguste (et Bib. Roy. Danemark)
  • 1888, Bougerel, Joseph. Le Parnasse provençal
  • 1888, Poètes provençaux contemporains Roumanille, Aubanel, Mistral, etc. (également à Strasbourg et à la Bib. Nat. Suisse)
  • 1888, Istòri causido dóu Gulistan de Sadi par Saʿdī Šīrāzī
  • 1889, Bourdette, Jean. Reprouès, dizes, coumparezous, subernoums det Labeda
  • 1889, Roux, Joseph. La chansou lemouzina / l’épopée limousine (également Bib. Nat. du Danemark et de Rép. Tchèque)
  • 1889, Aubanel, Théodore. Théodore Aubanel.
  • 1890, Altprovenzalische Marienklage des XIII. Jahrhunderts (également dans de nombreuses autres bibliothèques)
  • 1890, Stichel, Karl. Beiträge zur Lexikographie des altprovenzalischen Verbums (également dans de nombreuses autres bibliothèques)
  • 1893, 1890, Li pèiro bavardo par Gaussen, Pau, 1845-1893
  • 1890, Duboul, Axel. Las plantos as camps,
  • 1890, Rituel provençal : Manuscrit 36 de la Bibliothèque municipale du Palais Saint-Pierre à Lyon
  • 1890, Caussou, Arthur. Montségur
  • 1890, Oeuvres choisies par Fabre Jean-Baptiste
  • 1890, Lou Testament d’un sarra-piastras, par Roux, Antoine
  • 1890, Choix de poésies françaises et gasconnes par Du Bartas, Guillaume de Saluste
  • 1891, Brémond, Alexandrine. Brut de canèu
  • 1891, Gras, Félix. Li papalino : nouvello prouvençalo = Les papalines : nouvelles provençales (également Bib. Royale du Danemark)
  • 1891, Les troubadours dé l’Escolo Toulousèno par Court, Jean-Félicien. Journal Lé Gril.
  • 1891, Fables caùsides de La Fontaine en bérs gascouns. par La Fontaine, Jean de
  • 1891, Lou femelan, par Bouvet, Henri (également Bib. Royale du Danemark)
  • 1891, Gascouneries, : couronnées aux jeux félibréens de Montpellier et à l’Académie de Bordeaux par Poydenot, Arthur. (également Bib. U. de Salzburg)
  • 1892, Roque-Ferrier, Alphonse. Mélanges de critique littéraire et de philologie Le Midi de la France, ses poètes et ses lettrés de
  • 1892, Sextius, Michel. Long dóu Rose e de la mar (également à Berlin (Humboldt))
  • 1892, Philadelphe de Gerde. Posos perdudos : soubenirs, impressious
  • 1892, Lé ramel païsan del parla moundi, par Visner, Gabriel
  • 1892, Lou curat de Minèrbo. par Sol, Marguerite
  • 1892, Lis idèio de Banastoun, par Boy, Charles
  • 1892, Le voyage des Félibres et des Cigaliers sur le Rhône et le Littoral : 7-16 août 1891 : Récit complet des fêtes avec tous les documents
  • 1892, Peyrot, Claude. Le Chevalier de La Gragnotte, de Cl. Peyrot, avec une étude sur Peyrot et sur les débuts de la Révolution dans la Rouergue (également Bib. interU de Santé à Paris)
  • 1892, Les livres de comptes des frères Boysset, marchands de Saint-Antonin de Rouergue au XVIe siècle
  • 1892, Lis idèo des Banastoun nouvelle provençale = Les idées de Banaston
  • 1893, Piat, Louis. Dictionnaire français-occitanien donnant l’équivalent des mots français dans tous les dialectes de la langue d’oc moderne (et nombreuses autres bibliothèques)
  • 1893, Agueto, par Raimbault, Maurice, 1865-1942.
  • 1893, Ouros d’amour = Heures d’amour : poésies gasconnes (…) par Sourreil, André.
  • 1893, Brumos d’autouno : pouésios bigourdanos : plagns, sounyes, regrets par Philadelphe de Gerde,
  • 1893, Goudelivo : legendo par Péricaud, Élisabeth (et bib roy Danemark)
  • 1893, Dires limousins : La Noël (Etude, chants et contes) : La cité des Coujous (Légende) par Nussac, Louis de, 1869-1951.
  • 1894, Livre des privilèges de Manosque cartulaire municipal latin-provençal (1169-1315) (et nombreuses autres bibliothèques)
  • 1894, J.-B. Noulet è soun obro dé bulgarisaciou patouèso J.-B. Noulet et son oeuvre de vulgarisation patoise : estudi pensat é dé primo escriout en moundi, birat apèi en francés par Visner, Gabriel 1846-19.. (également à Strasbourg)
  • 1894, Lou rigo-rago agenés, par Ratier, Charles, 1853-1924.
  • 1894, Lian de pensadas par Castelnau, Joseph Henri, 1848-1902 (et B.Nat. Suède)
  • 1894, Livre des privilèges de Manosque (et autres bibliothèques)
  • 1894, Lou pan dóu pecat par Aubanel, Théodore, 1829-1886. (autres bib. autres éditions)
  • 1895, Li darbouso par Raimbault, Maurice
  • 1895, La man senèstro par Astruc, Louis, 1857-1904. (et B.R. Danemark)
  • 1895, Uno garbeto par Artozoul, Alphonse.
  • 1895, l’ascension
  • 1895, Lou moulin de la Lubiano par Giraud, Henri, 1869-1941. (également B.R. Danemark et BU Salzburg)
  • 1895, Counteis de la queirio par Lalet, Jean.
  • 1895, Lé mescladis moundi par Visner, Gabriel
  • 1895, Froment, Paul. A trabès régos
  • 1896, La cansoun dau Dardalhoun par Roux, Antoine, 1842-1915.
  • 1896, Li patriarcho : Caremo de 1892 par Xavier de Fourvières, 1853-1912.
  • 1896, Dins las carrièiras dau Clapàs par Marsal, Édouard, 1845-1929
  • 1896, Li varai de l’amour par Cassini, Jules
  • 1896, Chauvier, Philippe. Lei fiho dóu souléu : bouquet de flour, pessègue d’autoun
  • 1896, La creacioun : Caremo de 1891 par Xavier de Fourvières, 1853-1912.
  • 1896, Noces de village en Béarn : recueil de couplets patois. Orthez.
  • 1897, Li cant dóu terraire ; = Les chants du terroir par Riéu, Charles, 1846-1924. (et autres bib.)
  • 1897, La messo pagano par Astruc, Louis (et bib. Danemark)
  • 1897, Répapiatsès d’un biel d’al païs dé léngo d’oc par Cumenge, Édouard, 1828-1902.
  • 1898, Jasmin, Jacques. Poèmes rustiques tirés des « Papillotos » de J. Jasmin et librement interprétés en vers français
  • 1898, Chansons d’azur par Philadelphe de Gerde
  • 1898, Ryp. Sadoul de berses mal raboutats
  • 1898, Lou vi dau mistèri par Chassary, Paul, 1859-1930.
  • 1898, Les Cadets de Gascogne ; Œuvres inédites des principaux écrivains et artistes originaires des deux provinces…
  • 1898, Almanach Jasmin : A l’occasion des fêtes de son centenaire, 6 mars 1898.
  • 1899, Li mousaïc par Astruc, Louis
  • 1899, Bordons pagans par Estieu, Prosper, 1860-1939. (et Danemark)
  • 1899, Caoucos fablos par La Fontaine
  • 1899, Coutumes d’Escoussens
  • 1900, Vido vidanto par Tavan, Alphonse, 1833-1905. (et Danemark)
  • 1900, Coundes par Palay, Yan, 1848-1902.
  • 1900,  Poésies patoises par Marty, Paulin (et Danemark)
  • 1900, Un Tésor à l’Inquet toulousèn par Visner, Gabriel, 1846-1909.
  • 1900, Grammaire et guide de la conversation provençales (et Strasbourg ; Salzburg ; Suède)
  • 1901, Lo romans de San Trofeme par Trophime, saint.
  • 1901, Hot, Laurent. Rirès è plours
  • 1901, Fables et autres poèsies en patois de Cahors. par Hérétié, Antonin.
  • 1901, Lei testo-rousso par Chauvier, Philippe
  • 1901, Lo conte de Jan de Calais par Laurés, Jan, 1822-1902.
  • 1901, Lou libre nouvial
  • 1901, Daugé, Césaire. Ue camade en Italie
  • 1901, Sounets troubats dins la parladura de Francesa de Cezelis per lou jour dau maridage de Maria de Laforga e de Peire, Baroun de Rivieiras
  • 1902, L’encensié par Astruc, Louis, 1857-1904.
  • 1902, Les roses qui saignent par Loubet, Joseph, 1874-1951.
  • 1903, Era garlando par Sarrieu, Bernard, 1875-1935.
  • 1903, Lous bigoudis par Benoit, Robert, 1862-1942. (Toulouse ; Salzburg)
  • 1903, Goudouli è Mary-Lafoun : notos en ortografo simplificado = = Pierre Goudelin et Mary-Lafon : notes an ortografe simplifiée par Visner, Gabriel, 1846-1909.
  • 1904, Quand l’amour vol. par Sourreil, André.
  • 1904, Funel, Louis. La muso vencenco : recuei de sounet en prouvençau
  • 1904, D’autreis bigoudis ; Lous einousilhaireis par Benoit, Robert (Toulouse ; Salzburg)
  • 1904, Ninarèls par Rey, Paul
  • 1904, Laclos, François. La mariounil, : ou la pèço la may roundo : monologue comique patois-français /
  • 1905, Sounets Campanhols = Sonnets Campagnols par Delriu, J. Miquel.
  • 1905,  Margarideto par Albarel, Paul
  • 1905, Laclau, F. Cementeri de Jan Bourmèlo
  • 1905, Las closcos de Labastido-de-Serou par Escaich, François.
  • 1906 Récits carladéziens par La Salle de Rochemaure, Félix de
  • 1906 Obras par Chastanet, Auguste, 1823-1902. (et Humboldt à Berlin)
  • 1906, Flors d’Occitania par Estieu, Prosper, 1860-1939.
  • 1906, Langlade, Alexandre. Poésies languedociennes avec notation musicale des airs composés ou receuillis par Langlade.
  • 1906, Gaubié, Miquel. Ramelet de flous gascounos
  • 1899?, Grammaire et guide de conversation provençales par Xavier de Fourvières (div. éditions ; Strasbourg ; Salzburg ; Suède)
  • La tenson de Taurel et de Falconet
  • Mariage de Jean et Tuainon en patuai de San -Chamoue, par Saval, J.-A., 18..?-18.
  • Houmatgé à Jasmin, coiffur, pouèto d’Agen, en li enbouyan en mêmo tens moun appel en bersés francésés, qué bénio d’adressa as mouscaillous dé tout païs par Andrieu, Hippolyte
  • Serre, Rodolphe. Leis cassaires et l’ooumeletto : dedica eis Sant-Martinens
  • 1917, Meyer, Paul. Phonétique provençale
  • [Sous droits d’auteur] 1914, Glòri óublidado par Boudon-Lashermes, Albert, 1882-1967.
  • Lecler, André. Notre-Dame du Puy et la roue de Limoges
  • Las bacanços de Jean de Nibèlo qué ba bézé sa bèlo (Extrait du journal Lé Goudouli).
  • Vestrepain, Louis. Cansou burlesquo et fantastiquo
  • Recueil de chansons patriotiques. par Plancher de Valcour, Philippe-Aristide-Louis-Pierre
  • Le faoure de Ferrals : famuso anecdoto coumiquo
  • Chants et chansons du Béarn par Gaston III, 1331-1391, comte de Foix.
  • Lou revelh a Ventadourn par Muzac, Amédée, 1878-1943.

 

 

 


Bibliographie occitane d’ouvrages disponibles en ligne

 

 

 

 

 

 


Bibliographies de linguistes
2 téléchargement(s)


1956 De Storyville à Carnegie Hall
1 téléchargement(s)

Article de Jacques Aboucaya. Dessins de J.-C. Dinguirard

Journal La Dépêche du Midi


Extrait des annales de Couledoux et de Ger de Boutx, du XVe siècle à nos jours

« Origine du mot Couledoux et de la paroisse »

 

« Couledoux est entouré de 9 montagnes. Il a une altitude moyenne de 900 mètres, possède des maisons par-ci par-là groupées autour de la montagne de Bazet. Le village reçut son nom, dit une légende, d’une dame épouse d’un intendant de Colbert envoyé ici pour exploiter les forêts de sapins devant servir à la construction des navires. Le délégué royal alla s’installer au quartier du Palan du Rey et donna son nom au hameau qui fait partie de la commune de Melles. Le lacus, un de nos hameaux les plus considérables, reçut son nom des travaux de l’intendant de Colbert, comme il n’y avait pas de route pour transporter les bois et que le Ger n’était pas flottable, on arrêta les eaux au moyen d’un barrage dont les montants en maçonnerie existent encore et qu’on appelle « La Récluse ». Un lac était ainsi formé. On ouvrait les écluses et les sapins se précipitaient dans le lit du ruisseau et la première expédition qui se fit dans ces futurs mats de navires, la dame de l’intendant de Colbert s’écria en voyant les bois descendre le torrent : « Oh ! Que ça coule doux ». Origine dit-on du nom de Couledoux.

Couledoux fut donc habité pendant le siècle de Louis XIV, mais les chemins qui y conduisent sont de création récente. Le premier partant du Pont de l’Oule ne date que de 1868 et il n’y a que trois ans qu’on a établi les routes permettant de circuler dans les divers quartiers. En 1929 il a été procédé à un élargissement de la route d’arrivée, depuis le pont de l’Oule jusqu’au Lacus. Le nouveau tracé en face du quartier de Labe(…)e est d’accès plus facile mais il est regrettable que cette construction aie fait disparaitre le puits du Ger ou lac bleu, qui faisait l’admiration des touristes. Au point de vue religieux, la paroisse est restée très longtemps une paroisse annexe de Portet-d’Aspet et faisait partie du Diocèse de Couserans, dont les évêques avaient leur siège à St Lizier (sic !) près de St Girons. Couledoux était desservi par le vicaire de Portet. Nous ne possédons leur registre décrivant les actes de baptême, mariage, décès, que depuis 1700. 24 vicaires de Portet ont exercé le saint-mystère à Couledoux de 1700 à 1790. C’est Jean-Baptiste Marquié de Cussol, Seigneur de Roquefort, qui en sa qualité de lieutenant de Pamiers fournit les papiers marqués à Couledoux. Le dernier vicaire de Portet chargé du service de Couledoux, le sieur Caubet, ne signe aux registres que jusqu’au 25 décembre 1793 en qualité d’officier public. Les actes sont alors purement civils. Pas de mention d’état religieux. M. Caubet est devenu membre du conseil général de Couledoux, canton d’Aspet ; auparavant il avait signé ses actes comme vicaire du 15 août 1791 au 16 décembre 1792 en qualité d’officier public. En 1794, an III de la République, et en l’an VI de la même République, ce sont les citoyens de Couledoux qui signent les actes d’état civil, ce qui laisse croire que le service religieux y fut longtemps suspendu. On ne retrouve les actes religieux qu’en 1807, époque où Couledoux est érigé en succursale. Le premier curé de la succursale est l’abbé Gouarré, né à Ger de Boutx. Il reste 9 ans à Coulédoux et alla mourir à Milhas dont il était devenu le passeur. A l’abbé Gouarré succéda un prêtre d’origine espagnole, l’abbé Encointre, qui fut précisément curé de Razecueillé et resta 46 ans à Couledoux. Les traditions religieuses y furent implantées fortement. Ainsi, il n’y a jamais de vêpres dans cette paroisse. Tous les curés qui ont succédé à l’abbé Encointre, ont vraiment tenté d’y