Accueil / Tout

Cette page reprend l'intégralité du contenu du site.


Cette page contient 7 articles pour le filtre faune-populaire

1975 – Ethnolinguistique de la haute vallée du Ger, Thèse d’Etat
45 téléchargement(s)

Village Ger-de-Boutx. Crédit photo : Marie-Thérèse VERGARA

Ethnolinguistique de la haute vallée du Ger, Thèse d’Etat soutenue par Jean-Claude Dinguirard, sous la direction du professeur Jacques Allières, à l’université de Toulouse le Mirail.

Les questions liées à l’enseignement du gascon comme langue maternelle y sont abordées, qui font l’objet de travaux d’approfondissement ultérieurs.

La thèse est disponible ci-après en téléchargement : un pdf simple, 52 Mo, et l’autre OCRisé « cherchable » 336 Mo.

 

 

Compte-rendu par Yidian SHE, étudiant de Master 2 à Sorbonne Université (inscription en thèse prochainement , à l’Université de Montpellier 3, pour la période 2021-23, sur un sujet d’ethnolinguistique kartvélienne).

« Ce travail est consacré à l’ethnolinguistique de la haute vallée du Ger. Avant d’entrer dans le vif du sujet, l’auteur essaie de mettre en lumière l’origine du terme ethnolinguistique ainsi que le sens de ce terme. Le terme ethno(-)linguistique est un emprunt à l’anglais américain.
L’auteur signale que l’ethnolinguistique n’est pas simplement l’intersection entre l’ethnographie et la linguistique et que sa définition varie en fonction des spécialistes. Afin d’expliciter l’acception du terme ethnolinguistique qu’il adopte, l’auteur fait distinction entre l’ethnographie linguistique et l’ethnologie linguistique. La première est centrée sur la récolte et la description des données du terrain, tandis que la seconde se passionne pour l’interprétation des données ainsi que la théorisation. L’auteur adhère notamment à l’approche de l’ethnographie linguistique : son travail est strictement consacré à la description et l’explication des faits linguistiques et extralinguistiques dans le territoire d’enquêtes et évite toute généralisation ou théorisation hardie.

Dans la première partie du travail, l’auteur présente la géographie et l’histoire du territoire d’enquêtes, à savoir la haute vallée du Ger et ses alentours. Le Ger est un affluent de la Garonne. La haute vallée du Ger a été colonisée par les immigrants originaires de Boutx et de Portet. Ger-de-Boutx et Coulédoux constituent les deux lieux d’enquêtes principaux de la haute vallée du Ger : Ger-de-Boutx est situé sur le versant commingeois et ses habitants sont originaires de Boutx ; Coulédoux est situé sur le versant couserannais et ses habitants sont historiquement issus de Portet. Au cours de l’histoire, les habitants de Ger-de-Boutx et de Coulédoux ont progressivement rompu les liens avec leurs origines et ont peu à peu formé une nouvelle communauté unique (ou bien une ethnie) dans la haute vallée du Ger, et ce malgré les démarcations ethnolinguistiques entre eux.

La deuxième partie du travail est consacrée aux divergences ethnolinguistiques. Les indigènes – Ego – sont conscients de leurs divergences avec les allogènes – Alter. De plus, ils « se trouve[nt] non-marqué[s] par rapport à Alter qui incarne un écart vis-à-vis de la norme » (pp.121). Cet écart consiste en nombre de marques d’altérités linguistiques aussi bien que non linguistiques.

Premièrement, dans le territoire d’enquêtes de ce travail, les divergences linguistiques et extralinguistiques s’expriment par le fait que les habitants de la haute vallée du Ger se démarquent de ceux des territoires voisins, i.e. une démarcation externe. Étant donné que la haute vallée du Ger forme une communauté unique, l’ensemble de ses habitants constituent Ego s’opposant à Alter. Dans ce cas, Alter consiste en les visiteurs, les implantés dans la haute vallée du Ger ou les gens des communautés qui « sont à l’origine du peuplement de la haute vallée du Ger », c’est-à-dire de Boutx, Portet-d’Aspet ou Melles (pp.135). L’auteur expose respectivement les marques d’altérité, linguistiques et non linguistiques, de ces groupes susmentionnés. Les marques d’altérité linguistiques consistent en des différences prosodiques, phonétiques, morphosyntaxiques et lexicales. Quant aux marques d’altérité non linguistiques, elles sont généralement d’ordre intellectuel, moral, culturel, religieux ou politique.
En second lieu, la démarcation existe également à l’intérieur de la haute vallée du Ger. L’auteur traite de la démarcation interne de la haute vallée du Ger, entre autres la démarcation entre Ger-de-Boutx et Coulédoux, sous trois angles : le lexique, les noms du baptême et les croyances. Dans un premier temps, l’auteur a récolté une liste de différences lexicales entre Ger-de-Boutx et Coulédoux. Selon Séguy1, le lexique assure à priori la communication, alors que la phonétique et la morphosyntaxique sont plus souvent employées pour des fins démarcatives. Cependant, l’auteur s’étonne que dans la haute vallée du Ger, c’est le lexique qui, à la place de la phonétique et de la morphosyntaxe, prend la fonction démarcative. Et ceci n’empêche pas la communication entre Ger-de-Boutx et Coulédoux, car leurs habitants exercent une bilinguisme « gascon-gascon » (ou couserano-commingeois). Dans la liste susmentionnée, le lexème utilisé à Ger-de-Boutx et le lexème correspondant utilisé à Coulédoux sont synonymes aux termes de la dénotation et sont tous les deux compréhensibles pour les locuteurs de la haute vallée du Ger, mais les locuteurs sont obligés de choisir l’un ou l’autre en fonction de leur résidence et des interlocuteurs auxquels ils s’adressent. D’où un « bilinguisme à interdits » (pp.205). Par ailleurs, malgré l’existence de cette liste de différences lexicales, l’auteur observe que c’est toujours Coulédoux qui adopte le lexique de Ger-de-Boutx au détriment de leur propre lexique et qu’il est rarissime que Ger-de-Boutx s’assimile à Coulédoux. Ensuite, l’auteur recense les noms du baptême de Ger-de-Boutx et de Coulédoux. Tout en formant un tronc commun, Ger-de-Boutx et Coulédoux se démarquent l’un de l’autre par leurs choix des noms du baptême. Il est à noter qu’à l’égard des noms du baptême, Coulédoux tend également à imiter les néonymes de Ger-de-Boutx. Enfin, Ger-de-Boutx se démarque de Coulédoux par les  croyances. D’abord, les habitants de Ger-de-Boutx sont considérés comme plus pieux que ceux de Coulédoux aux termes des comportements religieux et ne croient généralement pas à la sorcellerie, alors que les habitants de Coulédoux sont considérés comme superstitieux et la croyance à la sorcellerie y est encore active. Ces marques d’altérité d’ordre religieux et culturel se reflètent au niveau linguistique. Par rapport à Ger-de-Boutx, Coulédoux dispose d’un vocabulaire plus riche et plus minutieux de la sorcellerie.

L’auteur aborde les convergences dans la troisième partie. Comme l’indique Séguy2, le dialecte a deux fonctions, à savoir la communication et la démarcation. Les indigènes sont souvent conscients des divergences, qui servent à les démarquer des autres, mais négligent les convergences qui sont fondamentales pour la communication. En exposant les faits des convergences, l’auteur tente donc de mettre en lumière la tendance à l’unification de la haute vallée du Ger. À propos de l’unification ethnolinguistique (ou endémisation), l’auteur prend l’exemple de la croustade, « le gâteau qui apparaît au dessert le jour de la fête du village » (pp.305). La recette de la croustade qu’utilisent les habitants de Ger-de-Boutx diffère de celle de Boutx – la communauté d’origine des habitants de Ger-de-Boutx. Cependant, Ger-de-Boutx partage la même recette de la croustade avec Coulédoux, ce qui est une des preuves de l’unification de la haute vallée du Ger. De plus, le fait que les récits comme « le serpent téteur » et « le combat du taureau avec l’ours » ne circulent qu’à Ger-de-Boutx et à Coulédoux démontre également la tendance de l’unification.

En outre, l’unification est aussi d’ordre linguistique. L’auteur distingue l’unification positive de l’unification négative. Il existe des différences morphosyntaxiques entre les deux variétés du gascon parlées par les habitants de Ger-de-Boutx et ceux de Coulédoux. Mais les locuteurs de ces deux villages n’en sont pas conscients. Quant à la phonologie et certains traits phonétiques, Coulédoux manifeste toujours le désir de se rapproche de Ger-de-Boutx. Ceci relève donc de l’unification positive. Pourtant, comme l’auteur l’a indiqué plus haut, un nombre de lexèmes diffèrent de Ger-de-Boutx à Coulédoux. Il s’agit de l’unification négative. Mais l’auteur affirme que cette différence lexicale n’empêche pas la communication, car la communication est assurée par le bilinguisme couserano-commingeois.

Par ailleurs, à part le bilinguisme couserano-commingeois, il existe aussi le bilinguisme (ou diglossie) « gascon-français » dans la haute vallée du Ger. En examinant les chansons locales et les récits vécus, l’auteur démontre que dans les conceptions des indigènes, le français jouit d’un statut supérieur au gascon. Néanmoins, dans le territoire d’enquêtes, le français et le gascon sont considérés comme deux niveaux de la même langue plutôt que deux langues distinctes. L’auteur observe également que l’introduction du français est galopante dans la haute vallée du Ger et il explique ce phénomène par l’hypothèse que le français en tant que langue véhiculaire permet aux locuteurs de contourner le problème posé par le bilinguisme couserano-commingeois qui implique trop de connotations délicates. De plus, les habitants de la haute vallée du Ger exercent la même ethnopratique du langage. D’un côté, ils utilisent les textes enfantins pour enseigner la langue aux enfants.

D’un autre côté, ils partagent la même philosophie du langage. D’abord, la croyance du « pouvoir créateur du Verbe » est ancrée dans la culture de la haute vallée du Ger et cette croyance connaît des versions laïcisées telles que l’incantation à la brûlure. En second lieu, le langage est conçu par les indigènes comme « moyen de discrimination » qui permet de distinguer l’homme des êtres fantastiques tels que la fée, le revenant ou le diable. Enfin, l’auteur termine ce travail par une série de commentaires à la place d’une conclusion. Comme il l’a souligné à plusieurs reprises, il évite toute généralisation prématurée. Dans cette dernière partie, il revient sur le bilinguisme couserano-commingeois de la haute vallée du Ger. Les forces centripètes et les forces centrifuges y coexistent : les habitants de Ger-de-Boutx et de Coulédoux, qui parlent initialement deux variétés du gascon et ont des cultures différentes, ont tendance à former une nouvelle ethnie ; mais ils n’envisagent pas une unification totale et gardent des éléments démarcatifs (pp.494). Néanmoins, l’auteur affirme qu’il y a tout de même un tropisme linguistique en faveur de Ger-de-Boutx dans la haute vallée du Ger. Coulédoux tend à s’assimiler à Ger-de-Boutx en adoptant les traits dialectaux de ce dernier. Selon l’auteur, comme le changement linguistique est toujours déclenché par des facteurs sociaux et culturels, « le prestige économique » de Ger-de-Boutx est à l’origine de ce tropisme linguistique. »

1 J. Séguy, Relation entre distance spatiale et distance lexicale, p. 338.
2 J. Séguy, La Fonction minimale du dialecte, pp. 27-28.

Références secondaires


1983 – L’épopée perdue de l’occitan : Guillaume d’Orange
2 téléchargement(s)

Dessins de J.-C. Dinguirard
Dessins de J.-C. Dinguirard

Plusieurs linguistes ont démontré l’existence d’une littérature épique occitane : Claude Fauriel, Gaston Paris, Robert Lafont et notamment pour la Chanson de Roland, Rita Lejeune.

Les travaux de Jean-Claude Dinguirard relatifs à L’épopée perdue de l’Occitan agrègent en faisceaux de nombreux indices qui renforcent la thèse de l’existence d’un prototype occitan de l’épopée de Guillaume d’Orange, au moins pour le nucléus Aliscans-Larchant, antérieur à la seconde moitié du Xe siècle, rédigé en languedocien de l’Aude principalement, voire aussi en occitan du Roussillon.

Parmi ces indices qui empruntent à la linguistique, à la philologie, à l’histoire et à l’ethnographie, à la phonologie, sont abordés les faits démarcatifs du récit qui attestent de l’existence d’un prototype écrit en occitan : l’omniprésence de l’olivier, l’envergure des personnages féminins ou les systèmes successoraux, ainsi que plusieurs démonstrations linguistiques. Sept mots ou expressions y sont étudiés : alcorbitanas, Commarchis, jovens, descunorted, mecresdi, nape, et comebut.

Ce texte alimente l’enquête onomastique sur le toponyme « Commarchis » que Jean-Claude Dinguirard attribue à la lecture, par un poète d’oïl, de la forme écrite languedocienne du toponyme gascon « Comminges ». Il aborde à nouveau cette enquête quelques mois avant son décès, lors du colloque de la société française d’onomastique qui s’est tenu à Montpellier du 26 au 28 mai 1983.

Ce texte propose de nouvelles pistes d’investigations dans la quête des littératures d’Oc et plus particulièrement, de Gascogne. Il invite à rouvrir le chantier de la quête des méridionalismes, et ouvre la perspective d’une mentalité pré-indo-européenne réminiscente au sein des peuples des Pyrénées, un thème cher à J.-C. D. que l’on retrouve par exemple, au sujet du serpent galactophage dans son émission radiophonique sur le folklore du serpent.

Initialement publié dans Via Domitia n°30, cet article de plus de 100 pages est à paraître aux éditions Lambert Lucas.

Avec cette réédition, nous partageons les espoirs exprimés par Pierre Berges dans son compte-rendu publié à la fois dans folklore (lien ci-après) et, en 1985, dans le n° 105 de la Revue des études cathares, page 91) « La route était longue, la mort est arrivée avant. L’originalité de Dinguirard était grande certes. Mais il m’apparaît qu’elle relevait aussi de quelque chose de collectif, forgé à Toulouse autour de Jean Séguy, de sorte qu’il n’est peut-être pas improbable d’espérer qu’un jour la quête soit reprise… »

Nota : l’ouvrage de J.H. GRISWARD cité à la bibliographie de l’article, fait l’objet d’un compte rendu par Jean-Claude Dinguirard disponible ici (voir page 8).

Nota : le manuscrit proposé sur Gallica, titre encore « Guillaume au court nez » au lieu de Guillaume au nez busqué.

Nota : avec l’autorisation de la Société de Mythologie Française, que nous remercions, ci-après un article de 1967 par A. Simula, nous rappelle qu’il faut lire Guillaume au nez busqué et non pas au court-nez !

Références secondaires


1976-1983 – Faune populaire de Gascogne, index essentiellement parémiologique
0 téléchargement(s)

Du 15 septembre 1976 à – probablement – mi-1983, Jean-Claude Dinguirard alimentait un index de la faune populaire de Gascogne. Ce sont environ 1 755 traces et pas moins de 137 animaux qui sont ainsi suivies, à travers une vingtaine d’ouvrages, principalement parémiologiques, de quinze auteurs. Cet index a été ressaisi et une première analyse quantitative en est proposée ci-après.

20% (27) des animaux les plus représentés, totalisent 80% des occurrences soit 1 414 apparitions. Félix Arnaudin est l’auteur chez qui l’on trouve le plus d’occurrences (37%). Cinq auteurs totalisent 80% des occurrences de l’index.

S’agissant non plus du nombre d’animaux, mais du nombre d’entrées c’est-à-dire du nombre d’animaux distincts par auteur, le classement est sensiblement inchangé notamment avec Arnaudin et Dardy en tête toutefois l’écart entre eux est très réduit : si Arnaudin a sans doute réalisé une compilation bien plus volumineuse, la biodiversité est sensiblement la même entre Arnaudin et Dardy. De plus, quand 5 des auteurs du panel totalisent 80% du nombre de mentions à un animal, il en faut 7 pour totaliser 80% de la biodiversité du panel et Lespy passe devant Dambielle et Bernat.

Enfin, sur les 137 animaux du panel, 38 – dont la sirène et le « Trote-camin », chez Arnaudin – ne sont cités que par un et un seul auteur. Le classement des auteurs uniques pour chacun de ces 38 animaux est sensiblement comparable au classement des auteurs par la biodiversité inventoriée dans le panel.

Lo Trote-camin (Pipit farlouze)
Lo Trote-camin

Ces éléments mériteraient peut-être une analyse en diachronie, car parmi les animaux les plus cités, le chat arrive en troisième position après le chien et l’âne. Or, d’après Henri POLGE (Le franchissement des fleuves, Via Domitia n° XIX, 1976, p. 83), le chat ne se manifeste en Gaule que vers le début de l’ère chrétienne où il « capte la place et peut-être même le nom de la Genette », totalement absente de ce lexique. Les proverbes, comme les thèmes légendaires, se survivent à eux-mêmes en s’adaptant.

 

 

Constitution du panel :

Auteur Ouvrages
Abbé CASTET (a) Prov. Biros (1889) : page et n° du proverbe
(b) Prov. Couserans (1971) : n° du prov. Souligné
Vastin LESPY Prov. Pays de Béarn (1876) : p. et n° du proverbe
Léopold DARDY Anthologie Albret, vol.I : p. et n° du prov. Vol II : souligné
Abbé Eugène BERNAT (a) Prov. Lang. Montagnard
(b) Prov. Pyr. Centr.
N° du prov. Seul, cas nom. Continue : (a) = 1-309 ; (b) = 310.588
Jean SEGUY Articles de J. Séguy, références diverses
Henri POLGE Articles de H. Polge, références diverses
Pierre BEC Informations secondaires et motivations dans quelques noms d’animaux en gascon, RLiR 95-96 (1960) pp. 296-352
Charles JOISTEN Le folklore des êtres fantastiques en Ariège, Via Domitia 9 (1962)
Jean BOURDETTE Reproues det Labeda (1893) = n° du proverbe dans la copie de J.-C. Dinguirard
Jean-Auguste HATOULET

et Emile PICOT

Proverbes Béarnais (1862), n° de proverbe dans la copie de J.-C. Dinguirard
Félix ARNAUDIN Recueil de proverbes de la Grande-Lande : n° du proverbe
Honoré DAMBIELLE Nos proverbes gascons (1914 – 1927, 7 séries) : n° de la série, n° du thème, n° du proverbe

Série 1 : les 12 mois de l’année ; Série 2 : météorologie ; Série 3 : l’homme et la femme ; Série 4  : le mariage ; Série 5 : l’homme et son travail Série 6 : l’homme et les animaux domestiques ; Série 7 : l’homme social et religieux

Gerhard ROHLFS Divers
Hans Dieter BORK Neu Beiträge zur romanischen Etymologie (1975)
Félix LECOY Romania 1976-1

Avril 2020 – F. Dinguirard


1978 – Folklore gascon du serpent
8 téléchargement(s)

Le folklore du serpent relève d’un bestiaire populaire non-validé par la science, fascinant à découvrir.

La femme aux serpents, muse des Augustins, Toulouse
La femme aux serpents, musée des Augustins, Toulouse

Le mythe du serpent galactophage en particulier, très présent en Gascogne, puise t’il ses origines à la préhistoire ? Un indice de plus, relatif aux origines pré-indo-européennes de la culture gasconne.

  • Folklore gascon du serpent. Revue de Comminges, 1978, XCI, pp. 277-283
  • Emission radiophonique « Panorama méridional », avec nos remerciements à France Culture (nous sommes preneurs des autres épisodes de la série)

A noter qu’en note 81,16 p. 112, dans « Les vers de M. de Pérez« , poète commingeois, J.-C. Dinguirard rappelle que dans la zoologie pré-scientifique, les petits de la vipère passent pour tuer leur mère à la naissance, condamnés qu’ils sont à lui dévorer le ventre pour parvenir au jour ; et de citer un autre poète gascon, Du Bartas : « L’ingrate Vipère | Naissant, rompt les flancs de sa mourante mère (DU BARTAS, sepmaine VI, 224 s.).

Parmi les traces de serpent dans le folklore gascon, Henri Polge (Le franchissement des fleuves, Via Domitia XIX, 1978, p. 87 note 52) signale un basilic habitant le puits sous la sacristie de la paroissiale de Castelnau-Barbarens jusqu’au XVIIe siècle, d’après Chroniques ecclesiastiques du diocèse d’Auch, 1746, p. 391.

Avec l’autorisation de la Société de Mythologie Française, ci-après en téléchargement un article du professeur Henri FROMAGE contenant un paragraphe dédié au folklore du serpent.

 

J.C. Dinguirard, émission radiophonique dédiée au folklore gascon du serpent

Références secondaires


1975 – Bernât d’Esclopetas
7 téléchargement(s)

Conte populaire de Ger de Boutx. Enregistrement diffusé avec l’aimable autorisation de la famille Mothe que nous remercions ici vivement : Madame Josiane Mothe, Monsieur Henri Mothe, Madame Valérie Mothe Iéni, Madame Céline Mothe, Mademoiselle Salomé Iéni.

Bernat d’Esclopetas est l’hybride de deux contes populaires :
– Le Charbonnier , à qui il emprunte son début jusqu’au moment où tout le monde s’endort dans la cabane (le nom du héros apparaît, sous la forme Bernach Ascloupé, dans une version de ce conte publiée par l’Almanac Patouès de l’Arièjo, 1901, p. 31) ; et
– Le Renard Parrain, à qui il emprunte le vol alimentaire, la ruse du renard et l’enquête policière avec sa conclusion.

Ce conte fait également partie de l’article suivant : 1972 – Contribution Ethnolinguistique à l’enseignement du Gascon langue maternelle« .

 

 

1975. Juliette Mothe, interview par Jean-Claude Dinguirard, réalisée entre 1970 et 1975, à Ger de Boutx.

Références secondaires



1970-1975 – Récit audiophonique d’une vie d’un berger, en gascon de Ger de Boutx

Hortus sanitatis

Le locuteur, Théophile Noguès, s’exprime tantôt en français, francitan et gascon.

Enregistrements de Jean-Claude Dinguirard, dans les années 1970 à Ger-de-Boutx : un berger gascon, en 6 épisodes.