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1975 – Ethnolinguistique de la haute vallée du Ger, Thèse d’Etat
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Village Ger-de-Boutx. Crédit photo : Marie-Thérèse VERGARA

Ethnolinguistique de la haute vallée du Ger, Thèse d’Etat soutenue par Jean-Claude Dinguirard, sous la direction du professeur Jacques Allières, à l’université de Toulouse le Mirail.

Thèse ethnolinguistique centrée sur les villages de Ger de Boutx et et ses interactions avec Coulédoux et Boutx.

Le terme « ethnolinguistique » au sens retenu pour cette thèse y est définie comme une science des faits particuliers, et non pas des théories ou des généralités.

Un matériau extra-linguistique très vaste y est étudié pour expliquer des faits de langue très particuliers, unificatifs et démarcatifs, entre le gascon du Comminges parlé au Ger et le gascon du Couserans que l’on parle à Coulédoux et qui est plus proche de celui parlé à Aspet.

Des questions liées à l’enseignement du gascon comme langue maternelle y sont abordées, qui font l’objet de travaux ultérieurs.

Deux fichiers sont proposés en téléchargement : l’un en pdf simple, 52 Mo, et l’autre en pdf « cherchable » (OCRisé) 336 Mo.

Références secondaires


Textes en ancien Occitan
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Ce document contient plusieurs extraits de textes en ancien occitan :

  1.  « Conau lomendix pudolentz (…) « 
  2.  « Zo diz David que li mal ome son atrestal con es aspis (…) »
  3. Boeci – Onze versets d’une adaptation très libre du De consolatione Philosophiae de Boèce en occitan
  4.  Prière à la Vierge en patois du Limousin, XIe siècle, voir texte complet sur Gallica
  5. et 6. : deux versions distinctes (possiblement celles des ms P et O) de la chanson de Girart de Roussillon, 1884 versets 1 à 18
    • 7. traduction française, en regard.

8. Extrait d’une ancienne charte, voir plus d’info ici : MS. Paris, B.N., Collection de Languedoc (Bénédictins), ms. 195, pc. 1, 1180-1200

9. Chanson de Guillaume IX de Poitiers, vv. 1-39. Version complète sur Wikisource.

10. Marcabru, A la fontaine du verger vv. 1-86… Voir traduction ici

 


1982 – So ditz la gens anciana, proverbes et troubadours
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Les proverbes dans les textes des troubadours.

Voltoire
Le marchand Voltoire

p. 13 : Lous areproues gascous, de Bertrand Larade, ici remis au jour, avec notes comparatives avec les mimes de Baïf,
p. 53 : Les proverbes de Voltoire,
p. 58 : Lous moutets guascous deou marchan De Voltoire,
p. 109 : La culture parémiologique d’un troubadour : Marcabru,
p. 123-125 : Parémiologie de Gascogne, reclasse et met à jour Van Gennep, Manuel 4. Pour une approche plus complète, voir 1979-1980 – Bibliographie critique des proverbes des Pyrénées gasconnes.

So ditz la gens anciana. Via Domitia n° 28, pp. 1-126

Voir aussi sur Gallica et sur le site de Tolosana, la bibliothèque numérique patrimoniale des universités toulousaines :

Références secondaires


1981 – Une lecture de Marcabru – au ras des mots
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1981, J.-C. Dinguirard, Une lecture de Marcabru, Via Domitia 26

1. Du bon usage du contre-sens (avec une référence à Pour une sémantique du silence, 1980)

La traduction de Marcabru par le Docteur Dejeanne est ici corrigée et son auteur vertement repris, pour sa « courte vue linguistique » et son « manque d’intérêt (…) pour la culture médiévale et occitane » tout en lui reconnaissant le mérite d’avoir publié Marcabru intact.

2. Marcabru, y-es-tu ?

L’auteur enquête sur les indices permettant d’identifier Marcabru ou son entourage. Il propose l’identification d’Audric d’Auvillar, et fait naître Marcabru à l’occident de l’actuel département du Gers.

3. Perpaus deu Gascon

L’enquête se poursuit sur le plan linguistique, et circonscrit plus précisément le lieu de naissance de Marcabru : entre Pagus Aturensis et Pagus Armaniacus.

4. Vers del Lavador, VI

Où l’auteur traduit Crup-en-cami par matous au coin du feu, ce que validera ailleurs André SOUTOU. Il interroge aussi le mot folpidor.

5. En lisant la pastourelle

L’auteur nous distille ici un de ses décryptages de certains vers de la pastourelle, riche de sa culture gasconne propre et de son érudition parémiologique.

6. La structure des rimes dans la pièce II

L’auteur fait crédit à Marcabru, d’être un versificateur rigoureux. En rétablissant la structure des rimes, il identifie et corrige des erreurs de transcription et de traduction. Exercice rousselien qu’il affectionne, cet article est rédigé conformément à sa dédicace.

 

 

 

 

Références secondaires


1981 – Pour le texte d’Aujatz de Chan
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Pour le texte d’Aujatz de Chan (Marcabru IX). Annales du Midi, n° 154 (1981), pp ; 439-442

Mme Linda PATERSON indique en 1981 « J.-C. Dinguirard, ‘Pour le texte d’Aujatz de Chan (Marcabru. IX)’, AdM, 93:439-42, seems to have been working without a library. » (source : The Year’s Work in Modern Language Studies, Vol. 43 (1981), pp. 265-270.). Cette méprise prête à sourire pour qui a lu l’article en question. A la décharge de Mme PATERSON, les références bibliographiques ne sont pas reprises à la fin de l’article mais citées au fil des pages, ce qui ne facilite pas la tâche du bibliographe.

Nous reprenons donc ici les références bibliographiques citées dans cet article de 5 pages :

BIBLIOGRAPHIE

DE RIQUER, Martin. Los trovadores: Historia literaria y textos (Espagnol) Broché – 4 octobre 2012. 1760 pages.

DEJEANNE, J.-M.-L. Poésies complètes du troubadour Marcabru ([Reprod. en fac-sim.]) / publ. avec trad., notes et glossaire par le Dr J.-M.-L. Dejeanne.

LEVY, Emil. Provenzalisches Supplementwörterbuch. Berichtigungen und Ergänzungen zu M. François Raynouards Lexique roman, Leipzig, 1892-1924 : A-C – D-Engr – Engr-F – G-L – M-O – P-Q – R-S

MISTRAL, Frédéric. Lou Tresor dóu Felibrige ou Dictionnaire provençal-français embrassant les divers dialectes de la langue d’oc moderne (1878)

SEGUY, J. et al. Atlas Linguistique et Ethnographique de la Gascogne.

WARTBURG, W. V. : Franzosisches etymologisches Worterbuch. Leipzig puis Basel, 1922 ssq.

 

 

 

 

 

 

Références secondaires


1981 – Des rimes gasconnes ?
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Une lecture du premier sirventes de Marcoat où l’auteur décèle des rimes gasconnes.

Via Domitia n° 26, pp ; 47-48. Article signé Marin Levesque

 

 

 

 


1981 – Pour le commentaire de Marcoat
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Une proposition de traduction librement adaptée du second sirventes de Marcoat, lu comme un texte grivois.

1981, J.-C. Dinguirard (signé Marin Levesque), Pour le commentaire de Marcoat, Via Domitia n° 26, pp. 52-61.

 

 

 

 

 


1981 – Marrababelio Riben
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Marrababelio Riben
Marrababelio Riben

Une proposition iconoclaste pour expliquer le mystérieux couplet de Guillaume IX d’Aquitaine :

Tarrababart
Marrababelio riben
Saramahart.

 

 

 

 

 

 

 


1980 – Enfin Larade !
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Margalide Gascoue de Bertran Larade
Margalide Gascoue de Bertran Larade

La Margalide Gascoue, les Meslanges de diberses poesies, Bertran LARADE, poète gascon, édition en fac-similé.

Enfin Larade ! La Revue de Comminges n° 1980-1, pp. 149-150.

Avec l’aimable autorisation de la Société des Etudes de Comminges, et de la BnF pour Gallica.

Voir aussi le texte en ligne sur Mille ans de littérature d’Oc.

 

 

 

 

 

 

 



1983 – Les vers de M. de Pérez, poète gascon
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Jean-Claude Dinguirard a mis au jour un corpus de près de 200 pages manuscrites d’un poète-musicien gascon du XVIe siècle jusqu’alors inconnu : M. de Pérez, précepteur de Monluc et dont le duc d’Épernon était le protecteur.

Il publie en 1983 les textes et les musiques de M. de Pérez, traduits, analysés et annotés. Ces textes mettent en évidence la circulation des langues, du gascon au français et inversement.

L’ouvrage intégral, épuisé, est disponible en téléchargement gratuit ci-après, ainsi que les articles y-relatifs :

  • 1983, J.-C. Dinguirard, Pérez poète gascon, l’inédit occitan aux XVI, XVII et XVIII siècle, Revue des Langues Romanes 87
  • à venir : Pérez, poète gascon, à propos d’une chanson de Rimbaud d’Orange, revue des langues romanes – 1983, t.LXXXVII, pp. 195-200

 

 

« Consequitur quodcumque petit » [Elle atteint tout ce qu’elle vise]

Armes du Duc d’Epernon, protecteur de Pérez – d’après un cliché de Patric Lasseube.

Références secondaires


1962 – 1970 Processus de folklorisation de l’abbé Paul Mothe, poète commingeois (de Ger-de-Boutx)
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L’abbé Paul Mothe a choisi de vivre à Ger-de-Boutx, alors que le Cardinal de Clermont-Tonnerre lui proposait un autre avenir. Il y a prospéré, suscitant bien des jalousies et il a notamment fondé la maison De Camarade.

Jean-Claude Dinguirard met en évidence un processus de folklorisation dans la revue Arts et Traditions populaires.
– Notes sur une Folklorisation, Arts et traditions populaires, 18e Année, No. 1/3 (Janvier-Septembre 1970), pp. 159-181. Possible influence Quenienne, cf. Subsidia Pataphysica 12-13, p 24.
– Voir aussi : quelques éléments bibliographique de l’abbé Paul Mothe parus dans la presse (ci-après) ainsi que les œuvres de l’abbé Paul Mothe 

 

 

Références secondaires


1965 – La vie et l’oeuvre de l’abbé Paul Mothe (1765-1855), poète Commingeois
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Cet ensemble de textes reconstitue la biographie et l’oeuvre poétique de l’abbé Paul Mothe (de Hilline), prêtre et poète Commingeois.

Il a préféré au doyenné proposé par le Cardinal de Clermont-Tonnerre, une retraite à Ger-de-Boutx où il embrasse un destin anthume et posthume extraordinaire.

Il fonde la maison Camarade en la donnant à son neveu – qu’il appelait « mon petit camarade » – Jean-Bernard Mothe (1816-1871), époux de Marie-Jeanne Nogues, de l’Espounille. Ils sont les parents de Célestin né en 1848 et Pierre-Lucien né en 1850. Peut-être ont ils eu d’autres enfants. Célestin Mothe épouse Sylvie Noguès et enfantent Célestin (décédé à la guerre de 14), Célestine (1873-1859), et Virginie (1878-1859). Célestine Mothe épouse Alexandre Dinguirard, ils enfantent Juliette et Henri. Juliette épouse Théodore Mothe, de Coulédoux le Couéou. De leur union naît Henri Mothe, actuel gardien & conservateur de la maison de Camarade, époux de Jo Zanusso, parents de Valérie et Céline. Valérie, comme Emmanuel et Frédéric, sont les aînés de la maison de camarade à qui la thèse de J.-C. Dinguirard est dédicacée. Les cadets sont Nathalie, Marie-Julie et Céline. La dernière génération en date de la maison de camarade, sont Salomé, Aaron, Noé, Eliott, Valentine et Charlotte.

Voir aussi Note sur une folklorisation.

 

 

 

 


1983 – Glanées, Via Domitia n° 30
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          • Vales Islonde (Chanson de Roland 2331) = Vales, Islonde (Galles, Irlande) ;
          • Manchac (biographie du troubadour Savaric de Malleo) = Magnoac ;
          • Un gasconisme méconnu : gadget < gàdje « outil, ustensile », en Haute-Bigorre », attesté par le dictionnaire de Simin Palay

Glanées, Via Domitia n° 30, pp. 149-150.

 

 

 


Georges OUSSET, libraire, La bible d’or 22 rue du Taur.
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J’ai poussé la porte de La bible d’or de l’age de 4 ans, derrière mon père, jusqu’à l’âge adulte y cherchant mon père. Georges accueillait chaque impétrant comme une Sybille reçoit le suppliant. Tout en douceur, il vous désarme, vous met à nu et vous oriente. Et comme face à un oracle, on est libre de refuser ou d’accepter, même si cela ne change rien. Il ne lisait pas Le Monde, qui sans rancune lui consacre un bel hommage.

Georges était un tempérament. Un sacré tempérament. Un tempérament de résistant, le courage de dire, le refus de fléchir et le tout, avec beaucoup de douceur. Une douceur qui désarme tandis que le verbe est parfois incisif.

Pour s’en convaincre, on se délectera de son interview – paradoxalement à la suite de celle de M. Bezagu, librairie Castella – parue au Magazine Littéraire n°76 de mai 1973, page 42, où il déclare au journaliste J.-J. Brochier « (…) il y a au moins dix ans que je n’ai pas ouvert un journal littéraire. Les plus gros impairs que j’ai commis de ma carrière, c’est lorsque je lisais des journaux littéraires (…) je répétais ce que disaient les critiques et je disais d’énormes bêtises. »

Christian Authier écrit à son sujet : « Certains lieux sont indissociables de la personne qui l’anime. Ce fut le cas avec La Bible d’Or, librairie sise au 22 de la rue du Taur à Toulouse, que Georges Ousset tint des années cinquante jusqu’au début des années 2000 avant sa disparition en 2003. Plusieurs générations de toulousains ont appris à lire grâce à lui et la mémoire de ce passeur est encore vivace. On croisait dans cette minuscule échoppe, où un geste distrait pouvait faire tomber une pile de livres en équilibre, des universitaires, des érudits locaux, des étudiants et surtout toute une faune d’originaux venant converser avec le maître des lieux.

Car La Bible d’Or tenait autant de la librairie que du salon littéraire et du cabinet de curiosités. La renommée de l’endroit et de son propriétaire dépassa rapidement les murs de la ville. Outre ses amis écrivains vivant à Toulouse (José Cabanis, Kléber Haedens, Bernard Maris), Georges Ousset recevait souvent la visite de ceux attirés par la réputation de ce libraire hors du commun. Quand il n’aimait pas leurs livres, il faisait semblant de ne pas les reconnaître… Nous ne citerons pas les noms. Ce n’était pas le cas lorsque Roger Nimier passait la porte.

Si « Monsieur Ousset » – comme on l’appelait souvent dans un mélange de respect et d’affection – aimait les Hussards, André Fraigneau, Aragon, Abellio, Jules Renard, Dumas, Balzac ou Bernanos, les maîtres de la Série Noire n’avaient pas de secrets pour lui et il restait attentif aux nouveaux talents. Impossible à propos de son Panthéon littéraire de ne pas évoquer Le Maître et Marguerite de Boulgakov dont il se fit l’inlassable passeur au point d’en écouler des milliers d’exemplaires au fil des ans.

Quand on entrait dans La Bible d’Or, il n’était pas rare d’en sortir avec un tout autre livre que celui que l’on était venu chercher. « Comment ? Vous n’avez pas lu cela ? », lançait en levant les yeux au ciel. D’autres fois, il vous glissait précautionneusement entre les mains un James Hadley Chase tel un talisman en chuchotant : « Vous le paierez si le livre vous plait… ». Il y avait de l’acteur chez cet homme qui prenait des mines faussement effarouchées pendant qu’il distillait quelques insolences. Monsieur Ousset ressemblait à un moine qui aurait été défroqué pour avoir trop fréquenté ce l’on appelait « l’enfer » des bibliothèques. Cependant, La Bible d’Or avait tout d’un petit paradis. C’était un lieu de mémoire et de partage, hors du temps et par là même assez éternel. »

Lire aussi l‘article de Christian Laborde.

Comme on pouvait s’y attendre, sa bibliothèque contenait des trésors : le livre d’heures de la Vierge à l’usage de Toulouse, préempté par la bibliothèque municipale de la ville et espérons-le, prochainement en ligne.

Références secondaires