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09 juillet 2020 : En vue de la publication gratuite et accessible à tous sur Tolosana et sur le réseau de bibliothèques partenaires d’EOD nous lançons un projet de numérisation des ouvrages relatifs aux langues et cultures d’Oc. A ce stade, 51 ouvrages sont identifiés et nous attendons devis et propositions de cadrage du projet. Voici en amuse-œil, nos premières mises en ligne :

 

  • 26 juin 2020 : Le dernier numéro du « Publicateur » du Collège de ‘Pataphysique nous livre des notes inédites de Jean-Claude Dinguirard sur Onésime et Ubu (Cocu, sur la butte). Toute notre gratitude à M. le Provéditeur Rogateur Général Paul GAYOT ! Un petit regret toutefois : une coquille de l’imprimeur attribue, au sommaire, les notes de Jean-Claude Dinguirard à son successeur, l’actuel Régent de Thermosophie Jacques Derouard.

 

 

Il n’y aura pas de nom de domaine en .oc – les extensions à deux lettres sont réservées aux états.

Quelle extension d’au moins trois lettres pourrait rassembler l’Occitanie ? Y a t’il un public pour suffixer son site  .occ ou .occitania/e ? Rien de bien motivant en fait, un probable flop.

 


A propos...

Ce site a pour ambition de remettre au jour en vue de leur réutilisation, de nombreux travaux ethnolinguistiques méconnus voués aux terres d’Oc. Notamment, ceux issus de l’école de dialectologie toulousaine fondée par Jean Séguy (linguiste) : l’abbé Théobald Lalanne, Jean Séguy, Jacques Allières, Jean-Claude Dinguirard, Jean-Louis Fossat, Pierre Bec, André Soutou, Christian Anatole, Jacques Boisgontier, Xavier Ravier, Pierre Brossolette, Jeanine Fribourg, Philippe Cahuzac, François Baby…

Sur cette page, nous publions quelques bibliographies, les tables de l’ensemble des textes parus dans la confidentielle Via Domitia, et à terme quelques centaines de liens vers des ressources disponibles en ligne.

Mais ce site propose un contenu introuvable ailleurs et pour cela, priorité est donnée aux Pyrénées commingeoises : plus de 100 articles ou ouvrages, des dizaines d’enregistrements sonores tous repris à l’onglet « Biblio » afin de faciliter les recherches, sont ventilés comme suit dans les autres rubriques de ce site :

  • Épopée d’Oc : travaux liés à l’épopée de Guillaume d’Orange (article phare à paraître chez Lambert-Lucas)
  • Troubadours et poètes (gascons) : comme son nom l’indique avec notamment un gros travail sur Marcabru
  • Haute-Vallée du Ger : textes relatifs à cette zone particulière, objet des attentions de Pierre Bec et de Jean-Claude Dinguirard, où gascon commingeois et couserannais interfèrent joyeusement
  • Folklore : quequereque et autres formulettes, contes, etc.
  • Gascon : apports de l’école de dialectologie toulousaine à la connaissance du gascon et de son évolution dans le temps
  • Recensions : comptes-rendus de lectures d’ouvrages, souvent enthousiastes et de nature à donner envie de lire et d’apprendre
  • Ressources : diverses choses utiles, ouvrages complets, cours d’ancien français…

 

Ars difficillima nesciendi : ADN de l'école de dialectologie toulousaine fondée par Jean Séguy

Ars difficillima nesciendi ou savoir dire qu’on ne sait pas, l’exigence de réalité, le primat des faits sur la spéculation. L’Ars difficillima nesciendi constitue le clinamen de l’école de dialectologie de Toulouse tient en ces trois mots, qui en disent très long.

Jean Séguy (Via Domitia 3, 1956, p. 27) donne le cap : « Il y a deux méthodes pour s’expliquer les faits linguistiques ou autres. L’une consiste à s’enfoncer dans un grand fauteuil, à joindre les bouts des doigts, à clore les yeux, à s’abstraire du monde mineur des objets et à chercher dans le monde majeur et intérieur de l’esprit, par définition dépositaire de l’état inné de la connaissance universelle, la solution, la théorie (…). L’autre méthode est tout bonnement celle du maître sous la garantie de qui nous avons voulu placer cette étude [NDLR : il s’agit probablement d’Adolphe TERRACHER]. Elle s’incline, s’humilie même devant l’objet (…) elle tâche de déceler des rapports de causes à effet. Quand les tables refusent de répondre au consultant, celui-ci se tait lui-même sans chercher à produire de son propre cru ce que les faits n’ont pas voulu leur livrer (…) ars difficillima nesciendi » et de qualifier de sublime la conclusion de la thèse de W.D. Elcock, que nous reproduisons ici : « En ce qui concerne la question du substrat, nous devrions nous excuser de n’aboutir qu’à une conclusion « négative », par rapport aux récents travaux de nos devanciers. Cependant, peut-être sert-on mieux la science en exposant une erreur qu’en échafaudant une hypothèse séduisante, mais fragile. Il est parfois salutaire de pratiquer l’ars difficillima nesciendi. »

Clinamen, leitmotiv, ce signe de ralliement qui caractérise remarquablement le travail humble, rigoureux et patient de l’abbé Théobald Lalanne, fonde l’école Séguy de dialectologie toulousaine, repris par tous ses disciples parmi lesquels Jean-Louis Fossat (1, 2, 3) et Jean-Claude Dinguirard (4).

Loin du refus de se poser quelque question que ce soit, l’ars difficillima nesciendi exige de combler le vide de l’ignorance par la connaissance et non par la croyance.

 


Bibliographies

Crédit photo : Pierre Escudé (c) – 2020.


Via Domitia, revue de linguistique des pays situés entre Ebre et Garonne

Revue de linguistique de l’université de Toulouse le Mirail, tout Via Domitia en trois tables des travaux publiés :

Via Domitia « a bien failli ne pas survivre à la brutale disparition de Jean Séguy qui l’avait fondée », en 1950. Le numéro 18 parait en 1974 suivi d’un long silence.

Jean-Claude Dinguirard relance la revue en 1976, avec le n° 19. Sa couverture est blanche, le tirage en offset cède la place à une impression normalisée toutefois soumise aux servitudes linguistiques de l’Atlas Linguistique de la France, contrainte technique qui induit quelques retard dans la publication de ses numéros 19 en 1976 et 20-21 en 1978. Le choix est fait en 1978, d’utiliser pour la revue le système de transcription phonétique mis au point par Pierre BEC dans son Manuel pratique de philologie romane (I, pp. 7-10),  à ceci près que les fricatives correspondant aux occlusives [b, d, g] ne peuvent être notées par des caractères barrés et « si l’on tient à la précision, on pourra noter ces spirantes par les caractères grecs correspondant ».

VD-28-Annales-du-MidiEn 1978 donc, la revue est remise sur ses rails et publie outre les numéros 19 et « 20-21 », deux forts volumes spéciaux en hommage à son fondateur, Jean Séguy. Les années qui suivront

Via Domitia accepte tous les textes qui lui sont proposés : elle se veut un recueil d’essais sur la linguistique, la dialectologie, l’onomastique, l’ethnographie des langues du nord de l’Espagne et du sud de la France ; plus précisément, « des pays situés entre Ebre et Garonne ».

Nota : cette ouverture place la revue Via Domitia a l’abri des excès, notamment en matière de recherche en parenté Basque (ancienne, Cf. G. Rohlfs, ou moderne, cf. J. Corominas) voire héllénique (A. Durrieux ou plus scientifiquement W. v. Wartburg), comme en velléités identitaires voire politiques.

Illustration : VD-28-Annales-du-Midi


Sites remarquables

Trouver ou faire numériser un texte ancien

Comminges et Couserans, Gascogne, Occitanie

Ethnolinguistique, linguistique

 


Bibliothèque de liens vers des ouvrages numérisés relatifs à l'Occitanie, dont la Gascogne

 

 

 

 

 

Remerciements

Ce site n’aurait jamais vu le jour sans de nombreux concours amicaux, qu’ils en soient ici vivement remerciés – puissent ceux qui ne seraient pas listés ici me pardonner (ou m’écrire afin que je corrige) :

  • Pierre Escudé, linguiste, Professeur des Universités à l’Université de Bordeaux / Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education (ESPE) d’Aquitaine en Didactique des langues (bilinguisme, plurilinguisme, intercompréhension, traduction),
    • Pierre vint tout droit où il fallait ! Avec doigté, respect, patience pour mon ignorance et mes impatiences, vous avez su me faire ouvrir les malles scellées au ciment de la poussière et du temps : merci, il fallait que tout ceci soit remis dans un courant de vie !
  • Jean-Léo Léonard, dialectologue, Université de Montpellier 3 (Dipralang, EA 739) et admirateur de l’Ecole de linguistique et de dialectologie de Toulouse,
    • Jean-Léo, qui ne mesure pas son génial talent et dont j’ai forcément déçu les attentes – pardon – vous m’avez permis de comprendre et transmettre ce qu’est la recherche en ethnolinguistique dans son contexte : merci !
  • Bernat Arrous, Abel Escudé, voués aux langues d’Oc ! Vous avez commencé une oeuvre de pérennisation d’un patrimoine immatériel : merci !
  • Françoise, qui a soigneusement conservé les ressources publiées sur ce site, avec l’accord de Nathalie,
  • Jacques Aboucaya, auteur, journaliste, ami,
  • Paul Gayot, Sérénissime Provéditeur Rogateur Général du Collège de ‘Pataphysique, compagnon de mes premiers pas qui tournent en rond ou tout du moins autour du même centre, et de mon impatience à vouloir tout comprendre,
  • Madame Josiane Mothe, Monsieur Henri Mothe, Madame Valérie Mothe Iéni, Madame Céline Mothe, Mademoiselle Salomé Iéni, qui ont autorisé la mise en ligne des enregistrements sonores de notre regrettée Juliette Mothe et de son époux : Théo,
  • Madame Marie-Thérèse Vergara, qui a autorisé la mise en ligne des enregistrements sonores de ses grands-parents Adèle et Théophile Noguès,
  • Schüp, régent de dialectique des sciences inutiles au Collège de ‘Pataphysique, Oleyres,
  • Nathalie Dinguirard, pour l’autorisation de publication des textes et notamment, de la thèse de J.-C. Dinguirard,
  • Sophie Periard, Directrice de l’Appui à la Recherche, Université Toulouse Jean Jaurès,
  • Philippe Gardy, Directeur de la revue Lengas de l’Université de Montpellier,
  • Michel Tamine, Président de la Société française d’onomastique,
  • Nicolas Adell, Directeur, Ethnologie française,
  • Vladimir Randa, représentant des éditions Peeters en France,
  • Clotilde Simon et le redoutablement efficace service de prêt inter-bibliothèques de la Ville d’Issy les Moulineaux,
  • Yoan Rumeau, président de la Société des études du Comminges, Robert Pujol, Vice-Président de la Société des études de Comminges, Germain Monfort, membre de la société des études de Comminges,
  • Geneviève Brunel-Lobrichon et Claudie Amado, pour l’écho donné en 2004 aux travaux de J.-C. Dinguirard relatifs à l’épopée perdue de l’Occitan,
  • Franck Alvarez-Pereyre, pour le colloque international d’ethnolinguistique d’Ivry en 1979, dont les actes malheureusement sont devenus presque introuvables (voir C.R. par G. Calame-Griaule),
  • Alain Assezat, et ses recherches sur l’histoire de Boutx et de la haute vallée du Ger,
  • Guillaume Rondelet, naturaliste Occitan à l’origine de l’intérêt scientifique et littéraire pour l’évêque marin,
  • Alfred Jarry,
  • Arsène Lupin, Gentleman Cambrioleur, ainsi que l’Association de ses amis,

Je remercie enfin M. Christophe Verdot, qui a réalisé ce site internet – entre autres – et que je recommande vivement.

 

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