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  • 26 juin 2020 : Le dernier numéro du « Publicateur » du Collège de ‘Pataphysique nous livre des notes inédites de Jean-Claude Dinguirard sur Onésime et Ubu (Cocu, sur la butte). Toute notre gratitude à M. le Provéditeur Rogateur Général Paul GAYOT ! Un petit regret toutefois : une coquille de l’imprimeur attribue, au sommaire, les notes de Jean-Claude Dinguirard à son successeur, l’actuel Régent de Thermosophie Jacques Derouard.

 

 

Il n’y aura pas de nom de domaine en .oc – les extensions à deux lettres sont réservées aux états.

Quelle extension d’au moins trois lettres pourrait rassembler l’Occitanie ? Y a t’il un public pour suffixer son site  .occ ou .occitania/e ? Rien de bien motivant en fait, un probable flop.

 


Ars difficillima nesciendi

Ars difficillima nesciendi ou savoir dire qu’on ne sait pas, l’exigence de réalité, le primat des faits sur la spéculation. L’Ars difficillima nesciendi constitue le clinamen de l’école de dialectologie de Toulouse tient en ces trois mots, qui en disent très long.

Jean Séguy (Via Domitia 3, 1956, p. 27) donne le cap : « Il y a deux méthodes pour s’expliquer les faits linguistiques ou autres. L’une consiste à s’enfoncer dans un grand fauteuil, à joindre les bouts des doigts, à clore les yeux, à s’abstraire du monde mineur des objets et à chercher dans le monde majeur et intérieur de l’esprit, par définition dépositaire de l’état inné de la connaissance universelle, la solution, la théorie (…). L’autre méthode est tout bonnement celle du maître sous la garantie de qui nous avons voulu placer cette étude [NDLR : il s’agit probablement d’Adolphe TERRACHER]. Elle s’incline, s’humilie même devant l’objet (…) elle tâche de déceler des rapports de causes à effet. Quand les tables refusent de répondre au consultant, celui-ci se tait lui-même sans chercher à produire de son propre cru ce que les faits n’ont pas voulu leur livrer (…) ars difficillima nesciendi » et de qualifier de sublime la conclusion de la thèse de W.D. Elcock, que nous reproduisons ici : « En ce qui concerne la question du substrat, nous devrions nous excuser de n’aboutir qu’à une conclusion « négative », par rapport aux récents travaux de nos devanciers. Cependant, peut-être sert-on mieux la science en exposant une erreur qu’en échafaudant une hypothèse séduisante, mais fragile. Il est parfois salutaire de pratiquer l’ars difficillima nesciendi. »

Clinamen, leitmotiv, ce signe de ralliement qui caractérise remarquablement le travail humble, rigoureux et patient de l’abbé Théobald Lalanne, fonde l’école Séguy de dialectologie toulousaine, repris par tous ses disciples parmi lesquels Jean-Louis Fossat (1, 2) et Jean-Claude Dinguirard (3).

Loin du refus de se poser quelque question que ce soit, l’ars difficillima nesciendi exige de combler le vide de l’ignorance par la connaissance et non par la croyance.

 


Bibliographies


Via Domitia, revue de linguistique des pays situés entre Ebre et Garonne

Revue de linguistique de l’université de Toulouse le Mirail, tout Via Domitia en trois tables des travaux publiés :

Via Domitia « a bien failli ne pas survivre à la brutale disparition de Jean Séguy qui l’avait fondée », en 1950. Le numéro 18 parait en 1974 suivi d’un long silence.

Jean-Claude Dinguirard relance la revue en 1976, avec le n° 19. Sa couverture est blanche, le tirage en offset cède la place à une impression normalisée toutefois soumise aux servitudes linguistiques de l’Atlas Linguistique de la France, contrainte technique qui induit quelques retard dans la publication de ses numéros 19 en 1976 et 20-21 en 1978. Le choix est fait en 1978, d’utiliser pour la revue le système de transcription phonétique mis au point par Pierre BEC dans son Manuel pratique de philologie romane (I, pp. 7-10),  à ceci près que les fricatives correspondant aux occlusives [b, d, g] ne peuvent être notées par des caractères barrés et « si l’on tient à la précision, on pourra noter ces spirantes par les caractères grecs correspondant ».

VD-28-Annales-du-MidiEn 1978 donc, la revue est remise sur ses rails et publie outre les numéros 19 et « 20-21 », deux forts volumes spéciaux en hommage à son fondateur, Jean Séguy. Les années qui suivront

Via Domitia accepte tous les textes qui lui sont proposés : elle se veut un recueil d’essais sur la linguistique, la dialectologie, l’onomastique, l’ethnographie des langues du nord de l’Espagne et du sud de la France ; plus précisément, « des pays situés entre Ebre et Garonne ».

Nota : cette ouverture place la revue Via Domitia a l’abri des excès, notamment en matière de recherche en parenté Basque (ancienne, Cf. G. Rohlfs, ou moderne, cf. J. Corominas) voire héllénique (A. Durrieux ou plus scientifiquement W. v. Wartburg), comme en velléités identitaires voire politiques.

VD-28-Annales-du-Midi


Collège de 'Pataphysique et Ou. li. po. po.

La 'Pataphysique est la science par Gil
La ‘Pataphysique est la science par Gil

L’ensemble des articles de Jean-Claude Dinguirard, Régent de Thermosophie, publiés et parfois réédités par le collège de ‘Pataphysique de 1966 à 1987 (voire au-delà) peuvent être achetés en ligne sur le site du Dr Faustroll, qui propose bien d’autres remèdes à la platitude et aux généralités. L’Organographe n° 27 en particulier, est dédié au Régent à titre posthume. Quelques articles seulement sont proposés sur ce site, identifiables par le tag « Pataphysique ».

 

 

 

 

Ubu résiste au cubisme

Ubu résistant au cubisme.      Source : Ubu ibère, L’Ymagier du Père Ubu, p. 22.

Ex libris Dinguirard

Ex libris Dinguirard : une gravure d’évêque marin – voir notre article publié sur Wikipédia. Ce choix ne doit rien au hasard. L’évêque marin est mentionné pour la première fois en 1517 dans les Dieviesekroniek ou Chroniques des Pays-Bas, par Cornelius Aurelius, puis importé en France en 1554 par Guillaume Rondelet, naturaliste occitan de renom. C’est à lui que cette créature légendaire doit d’avoir inspiré de nombreux scientifiques parmi lesquels Belon, Gesner, Aldrovandi et Ambroise Paré ; les géographes d’un monde méconnu ; des cléricaux, parmi lesquels figurent Henri de Sponde, Georges Fournier ou encore les pères de Trévoux ; des auteurs littéraires enfin tels que du Bartas, Heyns, Nerval, Alfred Jarry bien sûr mais aussi après lui, Anatole France et Marguerite Yourcenar.

Jean-Claude Dinguirard signe ainsi plusieurs articles sous le pseudonyme Marin Levesque (ou M.L.), dans les revues Via Domitia et Europe.

Nota : le poisson-moine est un lui aussi un de ces êtres marins dont l’apparence a été comparée aux moines terrestres. Les lecteurs de Via Domitia en ont vu une gravure dans le 2ème numéro de 1982, page 48.

 


Sites remarquables

Trouver ou créer une version numérique d’un texte ancien

  • EOD – Ebooks On Demand – Livres d’Europe publiés entre 1500 et 1900 : https://search.books2ebooks.eu/
    • A noter : le PDF fourni comprend quelques pages d’en-tête au nom d’EOD
  • Gyan books : https://www.gyanbooks.com/
    • A noter : le PDF fourni correspond strictement à l’ouvrage, sans publicité ni ajout.

Comminges et Couserans, Gascogne, Occitanie

Ethnolinguistique, linguistique

 


Remerciements

Ce site n’aurait jamais vu le jour sans de nombreux concours amicaux, qu’ils en soient ici vivement remerciés – puissent ceux qui ne seraient pas listés ici me pardonner (ou m’écrire afin que je corrige) :

  • Pierre Escudé, linguiste, Professeur des Universités à l’Université de Bordeaux / Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education (ESPE) d’Aquitaine en Didactique des langues (bilinguisme, plurilinguisme, intercompréhension, traduction),
  • Françoise, qui a soigneusement conservé les ressources publiées sur ce site,
  • Jean-Léo Léonard, dialectologue, Université de Montpellier 3 (Dipralang, EA 739) et admirateur de l’Ecole de linguistique et de dialectologie de Toulouse, pour son soutien amical pour ne pas dire sa guidance tout au long de ce travail,
  • Jacques Aboucaya, auteur, journaliste, ami,
  • Paul Gayot, Sérénissime Provéditeur Rogateur Général du Collège de ‘Pataphysique, compagnon de mes premiers pas qui tournent en rond ou tout du moins autour du même centre, et de mon impatience à vouloir tout comprendre,
  • Madame Josiane Mothe, Monsieur Henri Mothe, Madame Valérie Mothe Iéni, Madame Céline Mothe, Mademoiselle Salomé Iéni, qui ont autorisé la mise en ligne des enregistrements sonores de notre regrettée Juliette Mothe et de son époux : Théo,
  • Madame Marie-Thérèse Vergara, qui a autorisé la mise en ligne des enregistrements sonores de ses grands-parents Adèle et Théophile Noguès,
  • Schüp, régent de dialectique des sciences inutiles au Collège de ‘Pataphysique, Oleyres,
  • Nathalie Dinguirard, pour l’autorisation de publication des textes et notamment, de la thèse de J.-C. Dinguirard,
  • Sophie Periard, Directrice de l’Appui à la Recherche, Université Toulouse Jean Jaurès,
  • Philippe Gardy, Directeur de la revue Lengas de l’Université de Montpellier,
  • Michel Tamine, Président de la Société française d’onomastique,
  • Nicolas Adell, Directeur, Ethnologie française,
  • Vladimir Randa, représentant des éditions Peeters en France,
  • Clotilde Simon et le redoutablement efficace service de prêt inter-bibliothèques de la Ville d’Issy les Moulineaux,
  • Yoan Rumeau, président de la Société des études du Comminges, Robert Pujol, Vice-Président de la Société des études de Comminges, Germain Monfort, membre de la société des études de Comminges,
  • Geneviève Brunel-Lobrichon et Claudie Amado, pour l’écho donné en 2004 aux travaux de J.-C. Dinguirard relatifs à l’épopée perdue de l’Occitan,
  • Franck Alvarez-Pereyre, pour le colloque international d’ethnolinguistique d’Ivry en 1979, dont les actes malheureusement sont devenus presque introuvables (voir C.R. par G. Calame-Griaule),
  • Alain Assezat, et ses recherches sur l’histoire de Boutx et de la haute vallée du Ger,
  • Guillaume Rondelet, naturaliste Occitan à l’origine de l’intérêt scientifique et littéraire pour l’évêque marin,
  • Alfred Jarry,
  • Arsène Lupin, Gentleman Cambrioleur, ainsi que l’Association de ses amis,

Je remercie enfin M. Christophe Verdot, qui a réalisé ce site internet – entre autres – et que je recommande vivement.

 


Le mot de l'éditeur

Puisse ce site contribuer à l’apport de sève qui suscitera quelques taillis linguistique. Puissent les langues d’Oc connaître une seconde vie, puissions nous voir se développer un taillis linguistique à l’instar de ces arbres issus de la reproduction végétative d’une souche où plusieurs bourgeons se développent.

A propos de ce site...

Ecole-de-dialectologie-de-Toulouse-1983
Clin d’œil à l’école de dialectologie de Toulouse, 1983.

« Être ethnolinguiste en Gascogne », en ligne depuis le 12 février 2020, vise à rendre disponibles des ressources ethnolinguistiques méconnues relatives à la Gascogne, surtout pyrénéenne, pour ne pas dire au Comminges. Le focus initial porte sur sur les travaux de Jean-Claude Dinguirard, ethnolinguiste du domaine pyrénéen gascon – lire Être ethnolinguiste, en Gascogne, aujourd’hui. Nous espérons être autorisés à publier d’autres auteurs, notamment ceux de l’école de dialectologie de Toulouse : l’abbé Théobald Lalanne, Jean Séguy, Jacques Allières, Pierre Bec, André Soutou, Christian Anatole, Jacques Boisgontier, J.-L. Fossat, Xavier Ravier, Pierre Brossolette, Jeanine Fribourg, Philippe Cahuzac, François Baby…

Uher 4000 Report-L
Uher 4000 Report-L
Avertissement aux professionnels contemporains de la linguistique et de l’ethnolinguistique, de l’ethnographie :

Les enregistrements sonores ont été collectés au moyen d’un Uher-4000 Report-L aux seules fins d’exploitation dans le cadre d’écrits, bien avant l’ère internet. L’ensemble de ce site est le fait d’un profane.

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