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Gascon


Au sommaire de cette page dédiée à la langue Gasconne :

  • Ethnolinguistique de la haute vallée du Ger : monographie totale sur un quasi-bilinguisme entre gascon du Couserans et gascon de Comminges
  • Restitution au gascon du premier sirventes de Marcoat
  • Contribution ethnolinguistique à l’enseignement du gascon langue maternelle
  • Français et gascon dans les Pyrénées centrales : article et enregistrements sonores à la frontière entre Couserans et Comminges
  • Index parémiologique de la faune populaire de Gascogne : les animaux dans les proverbes de Lespy, Arnaudin, Castet, Bernat, Bourdette, Polge, etc. avec analyse statistique
  • Folklore Gascon du serpent : article et enregistrement sonore
  • Être ethnolinguiste en Gascogne aujourd’hui : intervention de Jean-Claude Dinguirard lors du congrès international d’Ivry en 1979 (LACITO)
  • Vocabulaire gynécologique gascon
  • Observations sur le gascon des plus anciennes chartes
  • Les noms gascons de l’araignée
  • Notes aquitaines, étymologie de Convènes. Avec un compte-rendu de Patrick Sauzet en Fr. et en Gasc.
  • Bibliographie critique des proverbes des Pyrénées gasconnes
  • Aux origines du gascon : Virgile de Toulouse, VI° siècle
  • L’article eth / era du gascon pyrénéen : une innovation du XVII° siècle
  • Ethnophonologie du H gascon
  • La désinence -w de la 5° personne du gascon
  • Note sur le -ts gascon
  • Ubu roi en gascon (acte 3 scène 2)
  • Étymologie gasconne du mot « gadget »
  • Gascon et argot français : deux notules

 

Cette page contient 32 articles

1975 – Ethnolinguistique de la haute vallée du Ger, Thèse d’Etat
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Village Ger-de-Boutx. Crédit photo : Marie-Thérèse VERGARA

Ethnolinguistique de la haute vallée du Ger, Thèse d’Etat soutenue par Jean-Claude Dinguirard, sous la direction du professeur Jacques Allières, à l’université de Toulouse le Mirail.

Thèse ethnolinguistique centrée sur les villages de Ger de Boutx et et ses interactions avec Coulédoux et Boutx.

Le terme « ethnolinguistique » au sens retenu pour cette thèse y est définie comme une science des faits particuliers, et non pas des théories ou des généralités.

Un matériau extra-linguistique très vaste y est étudié pour expliquer des faits de langue très particuliers, unificatifs et démarcatifs, entre le gascon du Comminges parlé au Ger et le gascon du Couserans que l’on parle à Coulédoux et qui est plus proche de celui parlé à Aspet.

Des questions liées à l’enseignement du gascon comme langue maternelle y sont abordées, qui font l’objet de travaux ultérieurs.

Deux fichiers sont proposés en téléchargement : l’un en pdf simple, 52 Mo, et l’autre en pdf « cherchable » (OCRisé) 336 Mo.

Références secondaires


1982 – So ditz la gens anciana, proverbes et troubadours
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Les proverbes dans les textes des troubadours.

Voltoire
Le marchand Voltoire

p. 13 : Lous areproues gascous, de Bertrand Larade, ici remis au jour, avec notes comparatives avec les mimes de Baïf,
p. 53 : Les proverbes de Voltoire,
p. 58 : Lous moutets guascous deou marchan De Voltoire,
p. 109 : La culture parémiologique d’un troubadour : Marcabru,
p. 123-125 : Parémiologie de Gascogne, reclasse et met à jour Van Gennep, Manuel 4. Pour une approche plus complète, voir 1979-1980 – Bibliographie critique des proverbes des Pyrénées gasconnes.

So ditz la gens anciana. Via Domitia n° 28, pp. 1-126

Voir aussi sur Gallica et sur le site de Tolosana, la bibliothèque numérique patrimoniale des universités toulousaines :

Références secondaires


1981 – Des rimes gasconnes ?
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Une lecture du premier sirventes de Marcoat où l’auteur décèle des rimes gasconnes.

Via Domitia n° 26, pp ; 47-48. Article signé Marin Levesque

 

 

 

 


1980 – Enfin Larade !
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Margalide Gascoue de Bertran Larade
Margalide Gascoue de Bertran Larade

La Margalide Gascoue, les Meslanges de diberses poesies, Bertran LARADE, poète gascon, édition en fac-similé.

Enfin Larade ! La Revue de Comminges n° 1980-1, pp. 149-150.

Avec l’aimable autorisation de la Société des Etudes de Comminges, et de la BnF pour Gallica.

Voir aussi le texte en ligne sur Mille ans de littérature d’Oc.

 

 

 

 

 

 

 



1963 – 1965 Les noms de maisons dans la haute vallée du Ger
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En Haute-Gascogne, les gens ont un double état-civil : prénom et nom patronymique constituent celui des événements officiels, tandis que le prénom ou surnom, auquel on adjoint « De » puis le nom de maison, réalise un état civil de proximité, d’usage quotidien.
Dans ce mémoire – ethnolinguistique – pour le D.E.S. de 223 pages, le terrain étudié est celui de la haute vallée du Ger.

Un article d’une trentaine de pages, paru dans Via Domitia en 1965, est tiré de ce mémoire, également disponible ci-après.

6 enregistrements audio datés de 1970-1975, qui ont servi à l’élaboration de ces articles.

 

 

 

Références secondaires


1962 – 1970 Processus de folklorisation de l’abbé Paul Mothe, poète commingeois (de Ger-de-Boutx)
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L’abbé Paul Mothe a choisi de vivre à Ger-de-Boutx, alors que le Cardinal de Clermont-Tonnerre lui proposait un autre avenir. Il y a prospéré, suscitant bien des jalousies et il a notamment fondé la maison De Camarade.

Jean-Claude Dinguirard met en évidence un processus de folklorisation dans la revue Arts et Traditions populaires.
– Notes sur une Folklorisation, Arts et traditions populaires, 18e Année, No. 1/3 (Janvier-Septembre 1970), pp. 159-181. Possible influence Quenienne, cf. Subsidia Pataphysica 12-13, p 24.
– Voir aussi : quelques éléments bibliographique de l’abbé Paul Mothe parus dans la presse (ci-après) ainsi que les œuvres de l’abbé Paul Mothe 

 

 

Références secondaires


1972 – Contribution Ethnolinguistique à l’enseignement du Gascon langue maternelle
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Cette contribution rend compte d’une enquête menée dans la haute vallée du Ger entre 1968 et 1971, pour comprendre comment un jeune Pyrénéen apprend le gascon. Plusieurs comptines et textes ou chansons utilisé dans l’enseignement du gascon comme langue maternelle y sont présentés. Les enregistrements audio correspondant, sont réalisés à Ger de Boutx par Jean-Claude Dinguirard dans le cadre d’interviews de sa tante paternelle Madame Juliette MOTHE, et publiés avec l’autorisation de tous les membres de sa famille sur 3 générations :

  • Sarra bagueta, p. 47,
  • Motin, motin, montaina, p. 49,
  • Per aquera carreretta, p. 51,
  • Tin-tan, p. 52,
  • Quéquéréqué, p. 54, voir aussi les articles proposés sur ce site relatifs aux formulettes et autres « quéquéréqué »,
  • Saba-saba, p. 56,
  • Eth drolle dera codina, p. 58,
  • Harri harri, p. 59,
  • Bernat d’Esclopetas, p. 60, voir l’article et l’audio dédiés, sur ce site,
  • Cinq légendes topographiques : Coulédoux, le Couéou, Plan du Rey, Lacus, Aspet, pp. 64-65,
  • Histoire de Niais, p. 66,
  • La Fée au tison, p. 67,
  • La Fée capturée, p. 68,
  • La Fée brûlée, p. 70,
  • Santot Merdot, p. 76.

1972, J.-C. Dinguirard, Contribution Ethnolinguistique à l’enseignement du Gascon langue maternelle. Via Domitia n° XVI, pp. 43-90

1973, Mothe, Juliette. Sarra bagueta

1973, Mothe, Juliette. Motin, motin, motaina

1973, Mothe, Juliette. Motin, motin, motaina 2 : en situation

1973, Mothe, Juliette. Per aquera Carreretta

1973, Mothe Juliette. Tin-tan, Campana de Solan

1973, Mothe, Juliette. Quéquéréqué

1973, artiste inconnu, Saba-saba

1973, Mothe Juliette. Saba-saba

1973, Mothe, Théo - Saba saba

1973, Mothe Juliette. Légende onomastique - Étymologie du toponyme d'Aspet

1973, Mothe Théo. Légende onomastique - toponyme Coulédoux

1973, Mothe, Théo. Légende onomastique - Toponyme Lacus Lac d'Us

1973, Mothe, Juliette. Histoires de fées

1973, Mothe, Juliette. Nosta Dama de Pomèr : Santot Merdot

Références secondaires


1973 – 1975 : Ethnographie des formulettes « Quéquéréqué » en Comminges
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Une série d’articles ethnographiques sur les textes enfantins et formulettes du folklore commingeois, ou « Quéquéréqué ».

– Le Comminges : un affreux désert [folklorique] ? Revue de Comminges, 1973, LXXXVI, pp. 199-201
– Un texte surréaliste. Revue de Comminges, 1973, LXXXVI, pp. 405-406
– Quéquéréqué ! (suite). Revue de Comminges, 1975, n° LXXXVIII-3, pp. 327-330

Articles mis en ligne extraits de Gallica, avec l’aimable autorisation de la BnF et de la Société des Etudes de Comminges.

Voir aussi Quéquéréqué dans l’article : 1972 – Contribution Ethnolinguistique à l’enseignement du Gascon langue maternelle

Références secondaires


1977 – Français et gascon dans les Pyrénées centrales
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A propos du bilinguisme gascon-gascon entre Coulédoux (Couserans) et Ger-de-Boutx (Comminges) et de l’influence de l’arrivée du français sur cette situation linguistique particulière.

Les enregistrements effectués par Jean-Claude Dinguirard dans les années 1970 de la plupart des chansons transcrites dans cet article, ont pu être retrouvés, numérisés depuis bandes magnétiques et sont mis en ligne ci-après.

De plus, un enregistrement de locuteur natif de Ger-de-Boutx indique que prières et berceuses étaient, dans sa jeunesse, déjà dites en français.

 

 

Références secondaires


1971 – La « Montagne » dans les contes de Bladé
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La montagne : un monde à l’envers pour les peuples des plaines. Ici dans les Pyrénées gasconnes.

Bladé - Contes populaires de Gascogne
Bladé – Contes populaires de Gascogne

La « Montagne » dans les contes de Bladé, revue de Comminges, 1971, LXXXIV, pp. 141-147.

Articles publiés avec l’aimable autorisation de la Société des Etudes de Comminges et de la BnF pour Gallica.

 

 

 

 

 

 

 

 


1976-1983 – Faune populaire de Gascogne, index essentiellement parémiologique
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Du 15 septembre 1976 à – probablement – mi-1983, Jean-Claude Dinguirard alimentait un index de la faune populaire de Gascogne. Ce sont environ 1 755 traces et pas moins de 137 animaux qui sont ainsi suivies, à travers une vingtaine d’ouvrages, principalement parémiologiques, de quinze auteurs. Cet index a été ressaisi et une première analyse quantitative en est proposée ci-après.

20% (27) des animaux les plus représentés, totalisent 80% des occurrences soit 1 414 apparitions. Félix Arnaudin est l’auteur chez qui l’on trouve le plus d’occurrences (37%). Cinq auteurs totalisent 80% des occurrences de l’index.

S’agissant non plus du nombre d’animaux, mais du nombre d’entrées c’est-à-dire du nombre d’animaux distincts par auteur, le classement est sensiblement inchangé notamment avec Arnaudin et Dardy en tête toutefois l’écart entre eux est très réduit : si Arnaudin a sans doute réalisé une compilation bien plus volumineuse, la biodiversité est sensiblement la même entre Arnaudin et Dardy. De plus, quand 5 des auteurs du panel totalisent 80% du nombre de mentions à un animal, il en faut 7 pour totaliser 80% de la biodiversité du panel et Lespy passe devant Dambielle et Bernat.

Enfin, sur les 137 animaux du panel, 38 – dont la sirène et le « Trote-camin », chez Arnaudin – ne sont cités que par un et un seul auteur. Le classement des auteurs uniques pour chacun de ces 38 animaux est sensiblement comparable au classement des auteurs par la biodiversité inventoriée dans le panel.

Lo Trote-camin (Pipit farlouze)
Lo Trote-camin

Ces éléments mériteraient peut-être une analyse en diachronie, car parmi les animaux les plus cités, le chat arrive en troisième position après le chien et l’âne. Or, d’après Henri POLGE (Le franchissement des fleuves, Via Domitia n° XIX, 1976, p. 83), le chat ne se manifeste en Gaule que vers le début de l’ère chrétienne où il « capte la place et peut-être même le nom de la Genette », totalement absente de ce lexique. Les proverbes, comme les thèmes légendaires, se survivent à eux-mêmes en s’adaptant.

 

 

Constitution du panel :

Auteur Ouvrages
Abbé CASTET (a) Prov. Biros (1889) : page et n° du proverbe
(b) Prov. Couserans (1971) : n° du prov. Souligné
Vastin LESPY Prov. Pays de Béarn (1876) : p. et n° du proverbe
Léopold DARDY Anthologie Albret, vol.I : p. et n° du prov. Vol II : souligné
Abbé Eugène BERNAT (a) Prov. Lang. Montagnard
(b) Prov. Pyr. Centr.
N° du prov. Seul, cas nom. Continue : (a) = 1-309 ; (b) = 310.588
Jean SEGUY Articles de J. Séguy, références diverses
Henri POLGE Articles de H. Polge, références diverses
Pierre BEC Informations secondaires et motivations dans quelques noms d’animaux en gascon, RLiR 95-96 (1960) pp. 296-352
Charles JOISTEN Le folklore des êtres fantastiques en Ariège, Via Domitia 9 (1962)
Jean BOURDETTE Reproues det Labeda (1893) = n° du proverbe dans la copie de J.-C. Dinguirard
Jean-Auguste HATOULET

et Emile PICOT

Proverbes Béarnais (1862), n° de proverbe dans la copie de J.-C. Dinguirard
Félix ARNAUDIN Recueil de proverbes de la Grande-Lande : n° du proverbe
Honoré DAMBIELLE Nos proverbes gascons (1914 – 1927, 7 séries) : n° de la série, n° du thème, n° du proverbe

Série 1 : les 12 mois de l’année ; Série 2 : météorologie ; Série 3 : l’homme et la femme ; Série 4  : le mariage ; Série 5 : l’homme et son travail Série 6 : l’homme et les animaux domestiques ; Série 7 : l’homme social et religieux

Gerhard ROHLFS Divers
Hans Dieter BORK Neu Beiträge zur romanischen Etymologie (1975)
Félix LECOY Romania 1976-1

Avril 2020 – F. Dinguirard


1978 – Folklore gascon du serpent
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Le folklore du serpent relève d’un bestiaire populaire non-validé par la science, fascinant à découvrir.

La femme aux serpents, muse des Augustins, Toulouse
La femme aux serpents, musée des Augustins, Toulouse

Le mythe du serpent galactophage en particulier, très présent en Gascogne, puise t’il ses origines à la préhistoire ? Un indice de plus, relatif aux origines pré-indo-européennes de la culture gasconne.

  • Folklore gascon du serpent. Revue de Comminges, 1978, XCI, pp. 277-283
  • Emission radiophonique « Panorama méridional », avec nos remerciements à France Culture (nous sommes preneurs des autres épisodes de la série)

A noter qu’en note 81,16 p. 112, dans « Les vers de M. de Pérez« , poète commingeois, J.-C. Dinguirard rappelle que dans la zoologie pré-scientifique, les petits de la vipère passent pour tuer leur mère à la naissance, condamnés qu’ils sont à lui dévorer le ventre pour parvenir au jour ; et de citer un autre poète gascon, Du Bartas : « L’ingrate Vipère | Naissant, rompt les flancs de sa mourante mère (DU BARTAS, sepmaine VI, 224 s.).

Parmi les traces de serpent dans le folklore gascon, Henri Polge (Le franchissement des fleuves, Via Domitia XIX, 1978, p. 87 note 52) signale un basilic habitant le puits sous la sacristie de la paroissiale de Castelnau-Barbarens jusqu’au XVIIe siècle, d’après Chroniques ecclesiastiques du diocèse d’Auch, 1746, p. 391.

Avec l’autorisation de la Société de Mythologie Française, ci-après en téléchargement un article du professeur Henri FROMAGE contenant un paragraphe dédié au folklore du serpent.

 

J.C. Dinguirard, émission radiophonique dédiée au folklore gascon du serpent

Références secondaires


1979 – Être ethnolinguiste, en Gascogne, aujourd’hui
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Intervention de J.-C. Dinguirard au colloque international d’Ivry de 1979.
Ethnolinguistique : contributions théoriques et méthodologiques : actes de la Réunion internationale Théorie en ethnolinguistique, Ivry, 29 mai-1er juin 1979, SELAF, 1981, pp. 69-79.
Voir aussi les interventions de J.-C. Dinguirard dans les débats, retranscrits aux pages : pp. 80-82 ; pp. 124-125 ; p. 142 ; pp. 172-173 ; p. 175 ; p. 187 ; p. 208 ; p. 210 ; p. 257-258 ; p. 273-274.

L’ensemble de ce colloque et de son compte rendu est le fruit du travail de Franck Alvarez-Pereyre.

Les actes complets peuvent être obtenus par prêt inter-bibliothèques, ils méritent définitivement d’être lus et partagés. Parmi les interventions, celles de G. Calame-Griaule, J. Fribourg, F. Alvarez-Pereyre, M.P. Ferry, S. Aroutiounov et tant d’autres. On lira aussi les débats retranscrits.

Cet article évoque les spécificités de l’ethnolinguiste, notamment son ouverture démarcative de fait, aux disciplines non-exclusivement linguistiques (sémantique, histoire, etc.). Parce-qu’il multiplie les terrains d’investigations, il ne relève d’aucune exclusivité de chaire et peine à s’intégrer à quelque groupe savant que ce soit faute d’exclusive. Tous rejettent l’ethnolinguiste ? Non ! Il existe un « village » ami, celui des dialectologues, et certaines revues telles que la revue des linguistique romane. Linguistique, dialectologie, sémantique, histoire ont tout à gagner à tisser entre elles des liens de collaboration étroits. Cela reste difficile comme le montre le livre hommage à Claudie Amado qui compile des articles d’historiens et de linguiste qui convergent dans leurs conclusions sur l’origine occitane de l’épopée de Guillaume d’Orange, mais s’ignorent les uns l’autre (Laurent Macé, éd., Entre histoire et épopée : Les Guillaume d’Orange, IXe-XIIIe siècles – Hommage à Claudie Amado, Toulouse, CNRS / Université de Toulouse-Le Mirail, 

Nota : Au lecteur qui s’étonnerait de la réaction aux propos de J.-C. Dinguirard autour du terme de « terrorisme » dans le débat entre théorie et pratique ethnolinguistique, nous renvoyons à la lecture en pages 6 et 7 de l’introduction de Charles Camproux à l’ouvrage « Les noms de lieux et de personnes » par Christian Baylon et Paul Fabre, lien Gallica ci-après.

Article publié avec l’autorisation du Lacito que nous remercions vivement.

Bibliographie citée, outre les atlas Linguistiques (en cours de rédaction) : 

  • 1891, Maxime Lanusse. De l’influence du dialecte gascon sur la langue française, de la fin du quinzième siècle à la seconde moitié du dix-septième. Thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris. Grenoble, imprimerie Allier, 1891
  • 1932-1936, Palay, Simin. Dictionnaire du béarnais et du gascon modernes (bassin de l’Adour) embrassant les dialectes du Béarn, de la Bigorre, du Gers, des Landes et de la Gascogne maritimeA-E & F-Z
  • 1934, La Terminologie pastorale dans les Pyrénées centrales, thèse de doctorat présentée à la Faculté des lettres de l’Université de Tübingen, par Alfons Th. Schmitt.
  • 1937, V.-D. Elcock, De quelques affinités phonétiques entre l’Aragonais et le Béarnais.
  • 1943, Dauzat, Albert. Essais de géographie linguistique: Deuxième série. Problèmes phonétiques
  • 1947, Febvre, Lucien. Le problème de l’incroyance au XVIe siècle
  • 1952, Revue Orbis, langue des hommes – langue des femmes
  • 1953, Seguy, Jean : Les noms populaires des plantes dans les Pyrénées centrales. Barcelona, 1953.
  • 1954, Séguy, Jean. Accommodements avec une loi d’accommodation. Via Domitia n°1.
  • 1958, Kelkel, Lothar. Monde et langage: Réflexions sur la philosophie du langage de Wilhelm Von humboldt. Etudes Philosophiques, 1958.
  • 1959-1960, Chants folkloriques gascons, de X. Ravier et J. Seguy. Via Domitia 6 et 7, 1959 et 1960, réédités en 1978 sous le titre de Poèmes chantés des Pyrénées gasconnes
  • 1962, Carrascal Sanchez, J. ; La penetracion de la lengua catalana en el dominio gascon. Barcelona, 1962.
  • 1962, Joisten, Charles. Les êtres fantastiques dans le folklore de l’Ariège. Via Domimtia n° 9, pp. 16-78
  • 1964, Straka, Georges. Théorie des famines. Revue des travaux de linguistique littérature n° 2, 1964
  • 1965, Ravier, X. : Le traitement des données négatives dans l’ALG. RLiR 115-116 (1965), pp. 262-274.
  • 1965, Geneviève CalameGriaule. — Ethnologie et langage : La parole : chez les Dogon, [Paris], Gallimard [1965], 589 p.
  • 1965, Hubschmid, Johannes. Thesaurus praeromanicus.
  • 1965, Heger, Klaus. Travaux de Linguistique et de Littérature
  • 1967, Contes populaires de la Grande Lande. Arnaudin, Félix, Boisgontier, Jacques, Latry, Guy
  • 1968, BEC, P. : Les interférences linguistiques entre gascon et languedocien dans les parlers du Comminges et du Couserans. P., 1968.
  • 1969, Guiter, Henri. Concordances linguistiques et anthropologiques. Revue de Linguistique Romane, n° 33.
  • 1970, Rohlfs, Gerhard. Le gascon. Étude de philologie pyrénéenne. 2e éd., entièrement refondue. Tubingen, Max Niemeyer, et Pau, Marrimpouey jeune, 1970.
  • 1971, Fossat, J.-L. : La formation du vocabulaire gascon de la boucherie et de la charcuterie. Toulouse, 1971.
  • 1972, Séguy Jean. Fossat (J. L.), La formation du vocabulaire gascon de la boucherie et de la charcuterie. Etude de lexicologie historique et descriptive, Toulouse ; 1971. In: Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 84, N°106, 1972. pp. 95-97.
  • 1973, Ravier, X. : L’incidence maximale du fait dialectal. Les dialectes romans de France à la lumière des Atlas régionaux, P., 1973, pp. 43-59.
  • 1973, Pottier Bernard. Le domaine de l’ethnolinguistique. In: Langages, 5ᵉ année, n°18, 1970. L’ethnolinguistique, sous la direction de Bernard Pottier. pp. 3-11.
  • 1973, « Pluralité des parlers en France », Ethnologie française, n° 3, Paris, 1973
  • 1974, Freche Georges. — Toulouse et la région Midi-Pyrénées au siècle des lumières (vers 1670-1789). — [Paris], Cujas
  • 1979, Ravier, Xavier. Le récit mythologique dans les Pyrénées bigourdanes, essai d’ethnolinguistique
  • 1983, André Leroi-Gourhan. — Les religions de la Préhistoire (Paléolithique), Paris, Presses Universitaires de France

Références secondaires


1978 – Vocabulaire gynécologique gascon
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Note sur le vocabulaire gynécologique du texte gascon, article paru dans « Statut du texte occitan dans un traité de médecine du XVIe siècle », Via Domitia n° 20-21, pp. 11-12.

 

 

 

 

 


1979 – Observations sur le gascon des plus anciennes chartes
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Cet article traite du gascon médiéval, écrit entre 1160 et 1200 dans l’arrondissement de Saint-Gaudens concernant la Maison du Temple de Montsaunes. Il est ici beaucoup question de morphologie, mais aussi de lexique, d’onomastique, de sémantique (avec une référence, page 10, à 1980 ; Pour une sémantique du silence), d’ethnolinguistique.

Observations sur le gascon des plus anciennes chartes, Via Domitia 22, T 15, pp. 9-46

 

Références secondaires



1982 – Notes aquitaines
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Convenae et Couserans, Raymond LIZOP
Convenae et Couserans, Raymond LIZOP

Notes aquitaines. Via Domitia n° 27, pp. 55-70

Au sommaire de cet article :

1- Virgile de Toulouse et l’état linguistique de l’Aquitaine au VI° siècle
2- Le nom Comminges < Convenae et la phonologie de la langue des aquitains
3- Des basques au Val d’Aran ?

Résumé en version française plus bas, ici en occitan.

Convenae

Per jutjar de l’autenticitat de la forma latina CONVENAE, lo punt decisiu es dins los grops –nv- vs –mb-, saber se son tractats identicament o pas. Jean-Pierre Chambon e Yan Greub considèran que la confusion de –v- e de –b- (lo “betacisme” gascon) es precòça (Chambon & Greub 2002 p. 480) en s’apiejant justament sus las formas CONBENAS / COMBENAS portadas per de monedas merovingianas, qu’atestarián d’un passatge de v a b al sègle 6. E la forma CUMMONIGO d’una moneda del sègle 7 mostrariá que –mb- segondari (çò es eissit de –nv-) es tractat coma –mb- primari.

Lo lexic general del gascon suggerís lo contrari, çò es a saber que lo grop –nv- latin es tractat diferentament del grop –mb- ancian. Aital COMBA dona ben “coma”, e CAMBA dona “cama”, mas “invidia” dona “enveja” [embˈejo] (present tanben en toponimia) …Coneissi pas de formas gasconas del tipe *[emˈejo] ni “*comidar” per “convidar” o « *emèrs » per « envèrs »etc.

Lo lexic general del gascon suggerís doncas puslèu que lo betacisme es posterior a la reduccion de « mb » a « m » … e doncas relativement recent. Carolingian benlèu. Almens dins l’èst gascon (ont es pas generalizat : s’aplica pas entre vocalas « lavar » [lawˈa] e pas [labˈa] coma en Bearn, e mai qualque còp s’aplica pas après consonanta « mauva » < MALVA se pronóncia [mawwo] dins de punts ALF de Gerç, Òut e Garona e Tarn e Garona) .

Invèrsament, l’idèa d’un betacisme (relativament) recent plaideja per considerar que CONVENAE es una aproximacion/interpretacion latina coma o pausava Jean-Claude Dinguirard e que la forma reala èra COMBENAE. Explica dirèctament las notacions merovingianas ancianas qu’an –b-, e explica mai lo tractament per simplificacion –mb > -m- coma dins CUMBA > “comba”… e non pas la conservacion coma dins INVIDIA > “enveja”. E explica doncas perqué avèm “Comenge” e non pas “*Convenge”).

CHAMBON Jean-Pierre et Yan GREUB 2002 Note sur l’Age du (proto)gascon. Revue de lingüistique romane 263-64, 473-49

ALF = Jules Gilliéron et Edmond Edmont 1902-1920 Atlas Linguistique de la France, Macon: Protat.

Pour accepter ou non l’authenticité de la forma latine CONVENAE,  le point décisif se trouve dans le traitement des groupes –nv- vs –mb-. Il s’agit de savoir s’ils sont traités identiquement ou pas. Jean-Pierre Chambon et Yan Greub considèrent que la confusion de –v- e de –b- (le fameux “bétacisme” gascon) est précoce (Chambon & Greub 2002 p. 480). Il s’appuient pour cela justement sur les formes CONBENAS / COMBENAS que portent des monnaies mérovingiennes, et qui attesteraient d’un passage de v à b au 6e siècle. Ils s’appuient aussi sur la forme CUMMONIGO qu’on lit sur une monnaie du 7e et qui montrerait elle que –mb- secondaire (c’est-à-dire issu de –nv-) est traité comme –mb- primari.

Le lexique général du gascon suggère le contraire, à savoir que lo grop –nv- latin es traité différemment du groupe –mb- ancien. Ainsi CUMBA donne bien “coma” ‘vallon’, et CAMBA “cama” ‘jambe, mais INVIDIA donne “enveja” [embˈejo] ‘envie’ (présent aussi en toponymie) … Je ne connais pas de formes gasconnes du type *[emˈejo] ni “*comidar” pour “convidar” ‘inviter’ ou « *emèrs » pour « envèrs » ‘inverse, contraire’ etc.

Le lexique général du gascon suggère donc plutôt que le bétacisme est posterieur à la réduction de « mb » a « m » … et de ce fait relativement récent. Carolingien peutèêtre. Du moins dans l’est gascon (où il n’est pas généralisé : il ne s’applique pas entre voyelles « lavar » ‘laver’ est [lawˈa] et non [laβˈa] coma en Bearn, et même parfois non plus après consonne : « mauva » ‘mauve’ < MALVA se prononce [mˈawwo] dans quelques points ALF du Gers, du Lot-et-Garonne et du Tarn-et-Garonne.

Inversement, l’idée d’un bétacisme (relativement) récent plaide pour considérer que CONVENAE est bien une approximation/interprétation latine pour COMBENAE comme le posait Jean-Claude Dinguirard et que la forme réelle était COMBENAE. Cette hypothèse explique directement les notations merovingiennes anciennes qui ont –b-, ainsi que le traitement par simplification –mb > -m- coma dins CUMBA > “comba”… au lieu de la conservation suivie de bétacisme comme dins INVIDIA > “enveja”. Cela explique donc que jous avons une forme  “Comenge” ‘Comminges’ et non pas “*Convenge”).

Références

CHAMBON Jean-Pierre et Yan GREUB 2002 Note sur l’Age du (proto)gascon. Revue de lingüistique romane 263-64, 473-495.

Patrick SAUZET, linguiste Occitan

 

Note de l’éditeur : L’auteur nous révèle en marge de cet article de fond, quelques éléments fondateurs de sa manière de travailler :  « Une fois de plus, il convient sans doute d’humilier la linguistique aux faits » (p. 62) qui nous renvoie à l’ars difficilima nesciendi cher aux disciples de Jean Séguy et « (…) par le langage, on se fait déjà une idée de l’homme. On ne sort jamais de l’ethnolinguistique… ».

Références secondaires


1979-1980 – Bibliographie critique des proverbes des Pyrénées gasconnes
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Une trentaine d’ouvrages consacrés à la parémiologie gasconne, pour moitié d’entre eux : la Gascogne pyrénéenne.
Paru en 1980 dans Recherches Pyrénéennes n° 0, pp. 103-108

 

 



1981 – L’article et, era du gascon pyrénéen : archaïsme ou innovation ?
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L’article et, era du gascon pyrénéen : archaïsme ou innovation ? Lengas n° 12, pp. 37-61, 1981.

Carte linguistique des articles Eth Era Lo la le ALG
Carte linguistique des articles Eth Era Lo la le ALG

Jean Séguy (Les cartes auxiliaires de l’ALG – essai d’aréologie méthodique, Via Domitia n°3, p. 50, 1956), précisant que « L’article eth, era s’accroche s’accroche aux relief pyrénéens et sub-pyrénéens, au plateau de Lannemezan, tout le long de la cordillère gasconne », nous renvoie pour comprendre cette mystérieuse enclave ossaloise, à L’origine des ossalois, Passy, Jean, pp. 37 ; 122-127, etc. On se fera une idée des enseignements de cet ouvrage grâce au C.R. de Antoine Thomas publié en 1905 par La Romania pp. 474 sqq. : pour Jean Passy, la forme et, era caractérise la patois de la montagne quand le/lo, la celui de la plaine et il affirme que la population de la vallée d’Ossau sauf 3 villages, a été remplacée par une population venue de la plaine.

Jean-Claude Dinguirard, qui signale une erreur de source chez Jean Passy puisque Luchaire n’a trouvé l’article et, era que dans le cartulaire de Bigorre et non dans celui de Lézat, relance l’enquête et développe ici l’amorce de rupture avec la pensée communément admise – Luchaire, Rohlfs, Bec – qu’il évoquait déjà en note infrapaginale dans Via Domitia n° 28 (note n° 20, page 12, article So ditz la gens anciana) : l’attestation la plus ancienne de l’article montagnard, ne remonte pas avant le XVIIe siècle : une innovation, donc et non un archaïsme. Jusqu’à preuve du contraire…

 

Références secondaires


1981 – Ethnophonologie du h gascon
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Pour l’auteur, le h gascon, « Rastignac phonologique », présente tous les syndromes du phonème non-intégré, occupe tous les espaces laissés vacants, se substitue à n’importe quelle consonne. En Gascon, le h joue le rôle de degré zéro de la Consonne, et ce de manière persistante voire démarcative du dialecte.

  • « Lo no es bon Guasconet
  • se no sabe dezi
  • Higue, hogue, hagasset »

Proverbe cité par Leroux de Lincy, I, p. 349

Pour une ethno-phonologie : le cas du h gascon. Via Domitia n° 23, pp. 41-54

Lire aussi  1976 ; Note sur le [Ɛ-] / ts gascon et 1978 : La désinence [-w] de la 5° personne en gascon.

Références secondaires



1976 – Note sur le [Ɛ-] / ts gascon
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Cet article procède à une analyse phonologique comparative des lexiques Allibert (Dictionnaire occitan-français. Toulouse, 1966) et Palay (Dictionnaire du béarnais et du gascon modernes. Paris, 1961.) pour ce qui concerne les mots commençant par [Ɛ-] et dont la réalisation dans le dia-système gascon, peut être en [Ɛ], [éƐ] ou [iƐ], voire [aƐ].

Ce trait démarcatif du gascon par rapport à l’occitan, qui offre au [Ɛ-] de s’épauler d’une prothèse vocalique, éclaire peut-être la forme canonique de la syllabe initiale en aquitain pré-roman.

Lire aussi 1978 : La désinence [-w] de la 5° personne en gascon  et 1981 : Ethnophonologie du h gascon

 

 

 

 


1969 – NUbú Rei, virada gascona
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Virada gascona de J.-C. D., Audidor Enfiteoticari, Comandator Causit deth Orde dera Gran Caracòla.

Véritable portrait de Monsieuye Ubu
Véritable portrait de Monsieuye Ubu

Documents à télécharger ci-après :

Bonus audio en français, artistes non-identifiés.

(Traduction en gascon par Jean-Claude Dinguirard, auditeur emphytéotique, Commandeur de l’ordre de la Grande Gidouille.)

 

 

 

 


1983 – Étymologie du mot « Gadget », un emprunt de la langue britannique au gascon de Haute-Bigorre
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Simin Palay
Simin Palay

« Un gasconisme méconnu. Le dernier volume du Trésor de la Langue Française aura considérablement déçu le patriotisme local, dans nos régions, en méconnaissant les lointaines, mais pourtant évidentes origines gasconnes de l’anglicisme gadget : sur la foi du Petit Robert peut-être, mais en tout cas sans l’ombre d’une vraisemblance, on l’y ramène au français gâchette ! »

Extrait du Trésor de la Langue Française :

GADGET, subst. masc.
A.  Petit objet qui plaît plus par sa nouveauté et son originalité que par son utilité. Le gadget c’est le truc, le machin, le bidule : un objet qui ne vise à aucune recherche esthétique, qui ne prétend à nul service, qui ne sert à rien ou dont la fonction est si futile qu’on devine bien que sa création n’a pas été dictée par un besoin (Le Monde, 10 avr. 1966 ds GILB. 1971).
B.  P. ext. Solution miracle. Aucun gadget ne sera suffisant pour freiner le développement du chômage si nous ne soignons pas en même temps les conséquences apparentes et la cause du mal (L’Express, 24 avr. 1967 ds GILB. 1971).
Rem. Gadget peut servir de deuxième élément de subst. composé. Avion-gadget, robe-gadget (cf. GILB. 1971).
Prononc. : []. Étymol. et Hist. 1955 (Ch. Bruneau in Le Figaro litt., in Chroniques lang., I, 130 ds QUEM. DDL t. 4); 1962 des gadgets de luxe (L’Express, no 598, 44, ibid.). Angl. gadget « id. » attesté dep. 1886 (ds NED Suppl.) en usage dep. prob. 1870; d’orig. incertaine, peut-être à rapprocher du fr. gâchette*. Bbg. Gadgétomanie (La). Actual. terminol. 1975, t. 8, no 3, pp. 1-2. – GIRAUD (J.), PAMART (P.), RIVERAIN (J.) Mots ds le vent. Vie Lang. 1970, pp. 50-51.

« Je rappelle que les terres gasconnes, longtemps restées britanniques, ont enrichi l’anglais d’un petit contingent de mots. Pour celui qui nous occupe, il suffisait de consulter le dictionnaire de Simin Palay pour y trouver « gàdje (…) outil, ustensile, en Hts-Big. » (…) personne sans grande valeur. »

Gàdje-Simin-Palay
Gàdje-Simin-Palay p. 40 / 677

Jean-Claude Dinguirard. Via Domitia n° 30, 1983.

 


1976 – Les décrets de Pluviôse, an II
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Et si l’appât du gain avait accéléré la défaveur de certaines classes sociales envers le  » Patois  » ?

Les décrets de Pluviôse an II. Revue de Comminges, 1976, n°89-3, pp. 353-5.

Article mis en ligne avec l’aimable autorisation de la Société des Etudes de Comminges et de la BnF pour Gallica.

 

 

 

 




1977 – Un linguiste maudit : Alcée Durrieux
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Alcée Durrieux est un linguiste gascon méconnu de la fin du XIX°. Il est ici question de son « Dictionnaire étymologique de la langue gasconne avec la racine celte ou grecque de chaque mot gascon suivi du mot latin et français, Auch, G. Foix, 1899-1901, 371 p.« , à contre-courant des idées linguistiques communément admises.

Si en première lecture, Alcée Durrieux présente les stigmates du crank selon Martin Gardner ou du fou littéraire selon Queneau, l’auteur (Jean-Claude Dinguirard) lui découvre aussi des intuitions, séduisantes, parfois troublantes voire en avance sur leur temps. Citons :

  • une poétique théorie des strats (I, pp. 20s), comme la claire conscience de l’écologie du langage (I, p. 14) ;
  • l’idée qu’une langue se caractérise mieux par la grammaire que par le lexique (I, pp. 64 et 152);
  • l’enrichissement de ses analyses linguistiques par l’étude ethnographique (I, p. 72 s.);
  • les prémisses de la glottochronologie (I, pp. 164, 171).

Si l’auteur qualifie de trompeur le titre de l’ouvrage d’Alcée Durrieux, c’est peut-être du fait que l’intérêt et les apports du livre résident davantage dans cette richesse, ce foisonnement prometteur, bien loin du périmètre d’étude limité que l’on peut s’attendre à trouver en tournant les pages d’un « dictionnaire étymologique », ici qui plus est pour une étymologie non-validée.

L’auteur de conclure par une réflexion dialectologique, en droite ligne de l’école de dialectologie toulousaine et de l’héritage intellectuel de Jean Séguy.

Références secondaires


Daugé, Césaire – Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons et autres articles
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Le fichier de 300 pages proposé dans cet article-ressource compile « Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons ». Le tableau ci-après inventorie et pointe vers les bulletins de la société de Borda qui publient l’abbé Césaire Daugé et qui sont disponibles sur Gallica.

TITRE ANNÉE
Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons. (50 pages) 1913
Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons (suite). pp. 35-68 ; pp. 141-167 ; pp.221-296 1914
Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons (suite). pp. 375-438 ; pp. 509-548 ; pp. 375-390 ; pp. 391-438 ; pp. 509-548 1915
Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons (suite). pp. 145-160

Félix Arnaudin. pp. 1-5

1922
Le mariage et la famille en Gascogne d’après les proverbes et les chansons (suite). pp. 1-18 ; pp.45-61 ; pp.93-110 ; pp. 159-174 ; 1923
Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp. 1-16 ; pp. 85-101 ; pp. 121-137 ; pp. 189-205 ; 1924
Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp.1-17 ; pp.53-69 ; pp. 105-109 ; pp. 113-115pp. 117-133 ; pp. 223-239 1925
Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp. 1-17 ; pp. 53-69 1926
Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp. 12-28 ; pp. 88-104 ; pp. 12-88 ; pp. 25-sqq ; pp. 245-261 

Une villa gallo-romaine à Masseube, Gers.

1927
Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp. 27-42 ; pp. 103-120 ; pp. 197-212 ; pp.27 103 94 245 ; pp. 246-261

La crouts d’AVNOV

1928
La reconnaissance à Bégaar au XVIIIe siècle

Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp. 25-40 ; pp. 98-113 ; pp. 174-190 ; pp.230-245

1929
Le mariage et la famille en Gascogne, d’après les proverbes et les chansons (suite et fin). pp. 33-48 ; pp. 80-96 

Clocher de Brocas

1930
Le trésor de Sames (Basses Pyrénées). 1923
Les Lahire Vignoles sont de Préchacq-les bains

La Dot de Marguerite Duboscq, première novice de Ste Claire à Tartas, 1638. P. 1925.

1925
Procès verbal de la convocation des Trois Etats de la Sénéchaussée des Lannes à Dax (1649). 1913